sur_la_route Ca y est, ça commence à sentir le départ. Nous partons en repérage 5 jours en janvier. Objectifs :  visite de Bangalore, recherche d'une école pour Pupuce, d'une maison, premières réunions de travail pour Lui...

Dimanche, 3 heures du matin. Le taxi nous attend (c'est la première fois que je prends le taxi !). Mamie et Pupuce dorment du someil du juste, nous partons sur la pointe des pieds, un dernier bisou magique déposé furtivement à notre Belle au bois Dormant. Dans le taxi, ambiance feutrée, la nuit d'hiver est claire, les étoiles brillent. Nous n'en profitons pas très longtemps, et gâchons la magie du moment par nos ronflements.

Arrivés à l'aéroport, nous quittons cette magie pour la lumière blafarde, les grands espaces vides, les femmes de ménage taciturnes. J'aurais aimée être excitée, je suis seulement pâteuse et fatiguée. Enregistrement, attente, embarquement. Décollage (c'est la première fois que... non , quand même, j'ai déjà pris l'avion)  consignes de sécurité, et un petit tour dans les bras de Morphée. Nous aurons 10h de vol depuis Paris pour arriver vers minuit heure locale.

Ca y est, la descente s'amorce. Au bout de l'aile, j'aperçois une immense toile d'araignée lumineuse, étendue, mais lâche. Un réseau peu dense, mais de taille gigantesque, avec des zones éteintes, et d'autres saturées. Des tracteurs bordent la piste d'atterrissage. Nous nous posons sur l'Aéroport International de Bangalore. Comme c'est mon premier Aéroport International (en dehors de Roissy), je ne peux pas trop comparer, mais quelque part, je me dis que "International" est un grand mot, même pour la provinciale que je suis. Lui me confirme qu'effectivement, "International" ici ferait "local" dans d'autres pays.

L'air est chaud en ce mois de janvier, comparé aux 3° français. Les escaliers sont... j'ai le sentiment de me retrouver subitemment projetée dans des années 70 de cinéma. La saleté est assez présente. Nous récupérons les bagages et passons la douane assez rapidement. Des gens avec des pancartes attendent les voyageurs, nous trouvons le chauffeur qui nous accueille une corbeille de fleurs dans les mains. Le sourire chaleureux, belle allure dans un ensemble blanc, le chauffeur nous parle, mais je ne comprends rien à ce qu'il me dit !!! Lui répond dans son anglais à fort accent français, (là je comprends), et direction l'hôtel.

Il fait nuit (il est 1h30 du matin heure locale), les rues sont éclairées et j'aperçois des enseignes lumineuses, des cahutes le long de certaines rues. Pour accèder à l'hôtel, nous empruntons une ruelle au revêtement moins nickel, bordée de petites échopes basses d'aspect quelque peu décrépi. Mais bon, il fait nuit, aussi.

L'hôtel par contraste choque tant c'est luxueux. L'entreprise de Lui semble prendre à coeur de bien nous recevoir. Je ne comprends toujours pas ce qui se dit, c'est pourtant de l'anglais, Lui répond, je suis déconnectée... Il est convenu apparemment avec le chauffeur qu'il vient nous chercher vert 11h pour visiter la ville. A la réception, des documents nous attendent : plan de la ville annoté avec liste d'adresses pratiques (magasins de meubles, d'électro-ménagers, place des malls...), livre In & Out of Bangalore de l'Oversea Women's Club qui contient toutes les adresses nécessaires aux expat'. Il est un peu tard pour zyeuter tout cela, mais de savoir que nos démarches seront facilitées nous permet d'aller poser nos valises.