maison Le mardi, c'est raviolis recherche d'école. TISB (The International School of Bangalore) et Indus sont prévues : ce sont, tout le monde s'accorde à le dire, les meilleures. Suite à la discussion la veille au soir (nous avons aussi parlé scolarité), nous souhaitons ajouter au programme des visites une troisième école, récente puisqu'ouverte en juin 2006. Le chauffeur nous conduit dès le matin à l'entreprise de Lui, et après 1h30 d'embouteillage (autant s'y habituer de suite car à part entre 11 et 16h, le reste du temps, c'est margot l'escargot), nous rencontrons l'adminsitrative manager de l'entreprise. Celui-ci nous présente Vanita, qui va nous accompagner dans nos démarches. Après discussion (punaise, qu'il parle vite, passé "did you have a good journey ?", j'ai renoncé... Heureusement que je comprends les réponses de Lui, ça m'aide à piger de quoi il retourne), et coup de téléphone, nous prenons RDV avec la nouvelle école en plus des autres.

Bizarrement, alors que c'était prévu pour le lendemain, nous partons non pas visiter les écoles, mais visiter les maisons. Ma foi, pourquoi pas. (mais quid du RDV, hein, me direz-vous ? Oui, quid donc ?)

Donc en route pour les visites. Il a été décidé, à un moment, de limiter les visites aux maisons et appartements situés à proximité du lieu de travail de Lui, histoire de ne pas ajouter 2h d'embouteillage 2 fois par jour aux heures de travail. Ce choix donc nous oriente vers Palm Meadows, dont nous avons eu un aperçu la veille, et Ozone, un nouveau complexe en cours de construction. Nous commençons par Palm Meadows, avec l'administrative manager, Vanita qui ouvre de grands yeux et un agent immobilier.

La cuisine des gens chez qui nous étions hier les faisait se vanter d'avoir la cuisine la plus pourrie de Palm Meadows, mais celle de la première maison que nous visitons leur vole le titre, et de loin. Bon, une cuisine, ça se change au besoin. Les portes de placard nous restent un peu dans les mains, mais il ne faut pas en tenir compte : avant notre arrivée, tout sera réparé nickel, nous assurent l'agent ET l'administrative manager. Je surprends un sourire en coin de Lui, qui me signifie clairement qu'il ne faut pas compter là-dessus. Enfin, pas sérieusement en tout cas. Concrètement, la maison est vivable, la surface convient pour 3 personnes, il y a des escaliers (c'est un critère pour Pupuce : une maison A des escaliers, sinon, c'est pas une maison), et si ce n'est pas le cadre auquel on s'attendait en voyant le quartier, c'est vivable, il ne faut pas pousser.

Seconde maison, on passe au standing supérieur. Le loyer coûte le double (et ramené au salaire d'un chauffeur pour expat, qui gagne bien ça vie, c'est vraiment indécent), mais la maison est meublée, avec un goût auquel nous pourrions nous faire. Le coup du meublé, ça aide quand même : ça nous évite l'hôtel trop longtemps, ça nous évite (enfin, surtout à moi, parce que Lui bossera) la course aux meubles - réussir à se faire livrer dans les délais un lit correct et correspondant à ce qui a été demandé relève apparemment du défi si on compte vraiement dormir rapidement dedans. Il y a 3 chambres, une salle de lecture (enfin, une petite pièce que 3/4 m²). La terrasse achève de nous bluffer : elle est à moitié couverte de tuile, avec un salon de jardin en tek. Bingo ! L'agent immobilier a atteint son but : la première maison ne fait pas le poids, et a servi de faire valoir à la seconde. Nous jouons les dupes in english, ma foi, apparemment, c'est le rôle qu'on nous a dévolu, mais nous comparons en français nos impressions qui suffisamment proches pour penser au choix :

a - que nous sommes paranoïaques

b- que nos impressions sont justifiées

Nous ne partions surtout pas avec l'idée de vivre en nabab occidentaux vautrés dans la facilité, mais quand même, ça fait réfléchir de s'entendre dire qu'on peut vivre dans cette maison-ci...

Nous allons ensuite visiter deux autres maisons à Ozone : les espaces verts sont en préparation, les maisons ont leur extérieur à peine terminé, l'intérieur est encore en chantier, mais on devine la qualité finale. Le club house est lui aussi en construction. Tout devrait être OK pour avril (date de notre arrivée, quel heureux hasard - au début, on croit aux coïncidences, mais... enfin, vous verrez). Mouais... Pas très tentés à l'idée d'essuyer les plâtres, les dysfonctionnements inévitables des constructions neuves, déjà ch... à gérer en france, mais alors en Inde, avec leur fonctionnement (c'est de la débrouille, il faut avoir un temps certain à y passer, etc... en soi, pas de souci quand cela reste occasionnel. J'ai pourtant la crainte que loger ici rendrait ces situations plus régulières qu'occasionnelles). On visite le club house d'Ozone, tout est fermé. L'envie nous prend de visiter le club house de Palm meadows, ce n'est pas loin, et on pourra y manger.

Retour donc à Palm. Quand même, ça a du cachet... L'agent immobilier nous guide ensuite dans le club house : luxe, calme, et volupté... 3 piscines, dont une ludique avec toboggan (alors, là, la Pupuce, elle va être scotchée !), un salon de beauté (bof, ça ne me passionne pas, mais Vanita insiste pour me faire visiter - les hommes sont partis voir les salles de squash ou je ne sais plus... des trucs d'hommmes, quoi...) avec massages (ah, ça par contre, peut-être un jour...), salles de sports (voui, ça aussi, faudrait, un jour), squash et Badmington, salle de jeux pour enfants, salle de projection ciné, salle de bridge, de billard, bibliothèque feutrée, le grand jeu. On a beau dire fontaine... quand on arrive devant ladite fontaine, c'est dur de ne pas boire. Je repense d'un coup, allez savoir pourquoi, au film l'Associé du Diable, avec Keanu Reeves, il me semble...

Le repas est pris assez rapidement, au buffet du club house. Nous avons un peu de mal à trouver des plats "low spicy" (nous comprendrons plus tard qu'il vaut mieux demander du "no-spicy", mais là, nous sommes encore en apprentissage).

C'est décidé, nous listons nos préférences domicilaires, la big one de Palm Meadows en tête. Il est tout juste temps de passer à la fameuse troisième école (on a fini par rejoindre un bout du programme).