les_gens_4Lever 5h, depart 6h, John, le chauffeur du grand patron, nous attend au garde à vous. Nous allons chercher Vanita, qui habite quelque part dans Bangalore.

3h après (véridique), nous arrivons chez Vanita. John a pourtant assuré comme un dieu, en demandant son chemin tous les 50 mètres. Malgré cette prise d'informations, on a quand même tourné un temps certain. On a eu le temps à la fois de dormir (attendez de lire la suite pour comprendre combien cette possibilité est très dépendante non pas de notre besoin de sommeil, mais de la conduite du chauffeur), et de discuter avec John. Issu de famille militaire, au service des occidentaux depuis de longues années, il a intégré deux choses essentielles, de notre point de vue : admettre qu'il ne connaît pas le chemin (et demander, et vérifier régulièrement), et conduire au clignotant, et non pas au klaxon. Eh oui, l'immense majorité des gens motorisés conduit sans clignotants, à l'oreille, d'où l'importance de se signaler de façon très sonore... D'ailleurs, à l'arrière des camions, on peut lire "please horn". On apprécie le silence de la conduite de John.

En attendant Vanita dans sa ruelle, nous sortons écouter ces oiseaux noirs qui chantent de façon très mélodieuse. Devant le pas de quelques portes, des dessins à la poudre accueille les visiteurs. Chaque matin, certaines femmes le dessine. Il s'efface au fil des foulées qui franchissent le seuil, porte-bonheur partagé. Vanita arrive, accompagnée de sa soeur jumelle, Anita. Vanita est habillée comme chaque jour depuis cette semaine, du costume 3 pièces des femmes (tunique/pantalon fluide et longue écharpe), alors que Anita apparaît en jean et veste en jean. Après les présentations, nous nous remettons en route et repartons, direction Mysore, ses temples et son palais, puis plus loin, une chute d'eau au fond d'une vallée encaissée. Sur l'autoroute, nous nous arrêtons à un point de rendez-vous où nous rejoignons notre compatriote et ses joyeux compagnons. Pause pipi café (qu'a fait pipi, ... pardon) à un coffee-shop. Les occidentaux que nous sommes prenons une boisson audit coffee-shop (15 rs l'eau chaude et le sachet de thé), pendant que les Indiens passent à l'arrière, et paient à mon avis bien moins que ce que nous avons aligné.

En soi, ce n'est pas le prix "pour occidentaux" qui me choque, mais plutôt que ce prix de 15 rs (0,25 € si mes neurones réservés aux maths ne sont pas en grève) correspond à ce que dépenserait un Indien pour un repas complet.

Quelques photos du périple :

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On commence par visiter des temples. L'accès est longé d'étales vendant des offrandes (fleurs, noix de coco), ou d'objets pour touristes (jouets en plastique made in ..., petit artisanat en bois). On entre pieds nus dans le temple. Photos interdites à l'intérieur. Je ne me sens pas à ma place, en athée que je suis.

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On se rend un peu plus loin. Sur la route, on franchit un péage. Deux hommes en civil tendent un coupon au chauffeur en échange d'une somme, et on peut alors passer. On se rend à une plage, au bord d'un fleuve. Des gens jouent dans l'eau, complètement habillé, enfin, surtout les femmes, et des embarcations en feuilles de bananier recouvertes d'une bache (plus ou moins étanche) sous le dessous permettent d'aller faire un tour sur le fleuve. Un homme manoeuvre la barcasse à l'aide d'une grande perche, et nous fait tourner comme au manège. Des chevaux promènent des Indiens, l'entourage rie beaucoup. Vanita, Anita et moi-même faisons un tour. Les deux filles sont ravies et s'amusent beaucoup, c'est un plaisir.

oiseau_fr_quent Un de ces oiseaux qu'on voit en grand nombre. Je crois que ce sont ces oiseaux que nous avions entendu chanter si joliment le matin. Ils peuvent être familiers : celui de la photo se laisse prendre par le vendeur de coco.

Ah, les cocos. Il faut que je vous raconte. En gros, ce vendredi-la, Vanita a insisté toute la journée pour me faire manger des... trucs. Des fruits la plupart du temps, fraîchement coupés et manipulé à la main. Et quelles mains... . J'ai eu beau expliqué, refusé, ça a vraiment été dur. Au final, j'ai cédé, en jetant discrètement ses offrandes (quel gâchis !). Là où je me suis fait avoir, ça a été la coco. Parce que la coco, le gars vous la décapite en haut à la machette, plante avec ses doigts (forcément) une paille dans la coco. Et vous buvez le lait (fameux) DEVANT le stand (pas moyen de verser discrètement quoi que ce soit nulle part). Donc, j'ai bu. Gloups. Puis une fois vide (attention, pas de triche !), il vous la découpe en deux promptement, et de 3 coups de machette, décolle la chair, et hop, on se régale avec les doigts. Coucou mon amie la tourista.

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Après la playa, Mysore. Le palais est superbe, dedans comme dehors. Je vous passe la description des trônes en cristal, dess palanquins en argent massif et des portes plaquées argent et ivoire véritables, les colonades aux couleurs vives reflétées par une multitude de miroirs qui donnent une impression d'immensité infinie. Il y a sans doute des livres qui en parlent mieux, avec des photos (elles sont interdites à l'intérieur, - et vendues à l'extérieur)

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Les paysages sur la route pour aller aux chutes d'eau. On dirait un pont que le roi Louis aurait pu utiliser pour danser le boogie boogie

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La chute d'eau. Et son copain le singe.

On arrive sur un grand plateau, et tout au fond, une vallée très encaissée voir tomber une superbe cascade. On l'atteint par de grands escaliers, placés-là par un dieu (ma foi..., on n'est pas à ça près, c'est quand même pratique, ces escaliers). Si on oublie le côté dépotoir du site, il est superbe. Faut juste réussir à oublier, ne pas regarder le sol, et photographier "au-dessus". On s'amuse beaucoup avec l'équipe de la française et de ses gars qu'on a retrouvé en route.

On rentre, il est pas loin de 18h, on aura passé 10 h dans la voiture avec les déplacements entre les diffrénets sites. C'est ce jour-là que nous comprenons l'importance d'avoir une voiture vraiment confortable. Adieu la ford Fiesta, bonjour l'Innova ! A l'aller comme au retour, nous empruntons l'autoroute. C'est une 2 fois deux voies, même s'il y a 3 ou 4 files apparemment, et des chicanes à cause des barrières protégeant des trous sans doute. John atteint les 100 km/h par courts moments, la plupart du temps, nous plafonnons à 60. Sur autoroute, hein, parce que sinon, c'est plutôt 30, sur les routes.

On mange avec le grand patron au Leela Palace, et on prend notre avion vers 3 h du matin. John dépose Vanita et Anita, puis nous dépose d'abord à l'hôtel pour une courte douche, et c'est reparti pour le Leela.

Le repas est excellent, le cadre splendide, et nous en profitons pour discuter cuisine, notamment fournitures alimentaires. C'est un grand désespoir pour le Big boss : pas moyen de réussir un gâteau : le beurre est salé, la farine pas comme en France, bref, tant que c'est chaud, ça se mange, mais une fois refroidi, c'est un désastre. Il nous apprend que les chefs des grands hôtels font tout venir de Singapour, pour pouvoir sortir quelque chose de correct. et qu'il ne désepère pas de peut-être un jour réussir à se faire céder de quoi cuisiner avec sérieux.

M... Euh, ça va être plus dur qu'on ne croyait...

Minuit. Pour digérer la nouvelle, nous décidons de rentrer à pied à l'hôtel. C'est un exploit de 1,5 km qui nous attend, dans une rue bien éclairée, par une température douce et inimaginable en plein mois de janvier.

Pas peu fiers de rentrer à pied, on s'endort comme des sacs. Pas longtemps, puisque notre avion de retour est à 3h...