30 octobre 2008
Un an après, on recommence
L’an passé, on
avait eu un feuilleton MIBMPS (Men in Blue Même Pas Sexys = les agents du
service de Maintenance) sur le thème du mitigeur de douche qui ne mitigeait
plus, le tout en plein festival de Dusserah.
Le fameux
mitigeur recommence à mitiger moyennement. Mais ce coup-ci, Diwali oblige, j’ai
attendu avant de contacter un plombier.
En bonne habituée
de la Maintenance, j’ai envoyé mon chauffeur poser « complaint » hier
matin pour avoir un plombier aujourd’hui avant 18h. J’ai aussi relancé mon
chauffeur pour qu’il relance le plombier. Bref, j’ai assuré.
J’ai même pensé à
un moment que cette réparation allait se faire
« fingers-in-ze-nose ». Mince, je suis rôdée, maintenant, quand même.
J’ai juste oublié
une difficulté : celle de faire comprendre au plombier que le mitigeur qui
mitige à peu près sur 2 cm d’amplitude et qui passe au millième de mm de pas
tout-à-fait-chaud à brûlures-au-second-degré, ça me pose un souci.
La parade ?
Ben y’en a pas… faut insister, lui dire que le problème EST un problème pour ma
famille, que l’an passé, la cause était une pièce de céramique cassée, et qu’il
ne partira pas tant qu’il n’aura pas vérifié cette pièce. Et qu’il va lui
falloir activer le rythme, parce qu’il est 16h50 et que je pars à 17h05.
Ah, me répond le gars, ben « tomorrow, alors ».
Regarde-moi bien
: maintenant. Il reste 14 minutes, à ta place, je m’y mettrais.
Pour le côté
« fingers-in-ze-nose », c’est râpé.
Et le Rajasthan
dans tout ça ??? Ben tomorrow !
29 octobre 2008
Diwali, la guerre des pétards
Depuis une semaine, nous sommes rentrés dans le festival de Diwali (Deepahalli) qui célèbre la victoire de la lumière sur la nuit.
Ce qui se fête à grands renforts de feu d'artifice et de pétards mamouths XXL. Chez tout le monde. Il faut voir les engins, ils sont énormes, et les quantités sont démentielles : un seul particulier peut utiliser à lui seul l'equivalent du 14 juillet d'un petit village...
Chaque année, il y a des accidents (mains arrachées, oreilles explosées, yeux abîmés), dont des enfants (qui sont en autonomie avec des trucs qui feraient frémir n'importe quel amateur de 14 juillet perso).
Le festival dure une dizaine de jours (quand on aime, on ne compte pas). Le jour "fort" n'est pas fixé : pour certains, c'était lundi, pour d'autres mardi, pour d'autre aujourd'hui, pour d'autres, demain... Ce qui est sûr, c'est que de toute façon, si on garde le top des mamouths pour LE jour, les autres jours, on participe quand même.
Et donc, ça canarde, de 6h du soir à 6h du matin. Le plus gros se situe entre 20 et minuit, mais dans la nuit, il est fréquent de se réveiller en sursaut parce que les murs ont tremblé dans un tonnerre assourdissant. Une sorte de feu d'artifice, mais qui se passe dans un rayon de 100 m autour de la maison, qui durerait 10h, plusieurs jours d'affilé, sans le côté artistique de la coordination des fusées et fontaines d'étincelles.
Le chat est complètement surexcité, et bondit toute la soirée... Lui ne
dort pas (mais bosse quand même), Titpuce se réveille en pleurant,
encore fatiguée de sa nuit.
Sur conseils, l'an passé, nous avions migré en Malaisie en cette période. Ne sachant pas à quoi nous échappions, je trouve que nous n'en avons pas assez profité... Cette année, ayant organisé plus tôt un déplacement au nord, j'ai raté les bonnes dates, et nous sommes là...
C'est un festival très sympa, très joyeux, on s'offre des chocolats, des fruits secs, on se met sur son 31, les maisons sont illuminées de guirlandes, de bougies, vraiment, c'est l'équivalent de notre noel, en plus marquant encore. C'est le moment du 13ème mois, des primes, des augmentations. LE moment fort de l'année indienne.
Mais honnêtement, une durée de 10 jours, c'est... finalement assez fatiguant. Conclusion, priorité pour 2009 : trouver la date de diwali, et quitter le sol indien.
27 octobre 2008
photos du Rajasthan
3 albums photos vous attendent dans la colonne de droite, correspondant aux trois principales destinations où nous nous sommes arrêtées.
Globalement, on a préféré Jaisalmer : nous logions dans l'enceinte de la forteresse, très touristico-commerciale, MAIS propre et calme (voitures et rickshaws non autorisés), avec de quoi manger sans s'arracher la bouche (je reste très sensible au piment). On y a rencontré des gens très sympas, dont le bien connu (des français) Gapu.
Côté visite, c'est le fort de Meherengahr qui nous aura le plus marqué (Jodhpur), suivi du City Palace et de l'Amber Fort (Jaipur).
26 octobre 2008
Rajasthan, nous voilou !
Cette année la visite de ma soeur nous a conduites toutes les deux sur la route des chameaux et des éléphants du Rajasthan.
Armées du Lonely Planet et du Guide du Routard, nous avons atterri à Jaipur, avons transité ensuite en train jusqu'à Jodhpur la bleue (où nous avons fait une incursion dans le désert du côté d'Osiyan), pris le bus ensuite pour Jaisalmer, et remonté plus au nord en train pour Corbett National Park (Ramnagar) avec un stop "chatonesque" sur Delhi au passage. Retour sur Delhi, et pénates.
12 jours sur la route, ce fut bref mais intense. Les photos et les anecdotes arrivent...
10 octobre 2008
Dassara : Durga Pooja
Nous venons de passer la période de Dassara (Dussera, avec ou sans h). Ce festival semble durer une dizaine de jours, et semble bien suivi surtout au sud du pays.
Via l'école de Titpuce, j'ai appris qu'il y est question de danses traditionnelles de marionnettes et de baguettes, mais j'avoue que je n'ai pas cherché plus loin (pas le temps). Je vous invite à faire un tour sur le blog de Laetitia (expataucurryindien), elle en parle certainement quelque part...
En tout cas, j'ai retenu que ce festival est particulièrement important à Mysore, car Durga, le dieu qui est célébré, aurait son fief dans les parages (ou le Maharadja local s'est réclamé de Durga, là encore, mon chauffeur n'a pas été très explicite). Dassara est donc l'occasion d'un méga-giga défilé d'éléphants, qui malheureusement semble se réduire d'année en année. Cela étant, cette parade reste très courue, et Mysore croule sous les décorations, les festivités, et le monde.
Ici, à Bangalore, ces mercredi et jeudi ont été l'occasion de poojater les outils de travail : du vélo à l'ordinateur, en passant bien entendu par les bus, les tournevis, les barres d'acier pour le béton armé, tout s'est retrouvé aspergé de lait de coco, enfumé d'encens et couvert de fleurs.
Voici comment cela s'est passé pour notre voiture : d'abord, on a fait les courses au marché de HAL (Hindustan Aeronautics Limited, une compagnie privée d'hélicos et avions, tellement imposante qu'elle occupe tout un quartier de B'Lore, et a un marché) :
- des guirlandes fleurs, un mala (un collier qui se finit avec un pendant)
- des batonnêts d'encens par dizaine
- une noix de coco
- des citrons
- des bananes
- des allumes-barbecue
- une sorte de grosse pastèque
- de la poudre rouge, de la poudre jaune
- des feuilles de bananier et de laurier
- des trucs à manger qui piquent, dont du riz soufflé pour un régiment
Ensuite, le chauffeur a lavé la voiture, sa moto et le vélo de Titpuce. Il a incisé une sorte de trappe dans la pastèque, y a glissé de la poudre rouge et quelques roupies sonnantes et trébuchantes, et a refermé le tout.
Il a fixé les fleurs et les feuilles de bananier et de laurier sur le capot avant de la voiture, de sa moto, et du vélo, puis en mélangeant les poudres avec un peu d'eau, il a obtenu deux pâtes dont il s'est servi pour marquer les outils : des points, des lignes, et le signe de Shiva. La porte d'entrée de la maison y est aussi passée.
Il a placé alors un citron sous chaque roue.
Sur un plateau, devant la voiture, il organisé les offrandes. Il a planté deux jeux de batons d'encens de chaque coté, et a enfumé la noix de coco dans les volutes, des deux cotés. Il l'a ensuite ouverte, a aspergé la voiture, la moto, le vélo (et la porte) avec le lait, avant de placer un allume-feu dans une des moitiés de coco.
Cette coco a ensuite été présentée à la voiture (et à la moto etc) dans un grand mouvement circulaire des bras.
Enfin, le chauffeur a mis des allume-feu sur la pasteque, a recommencé les mêmes gestes avant de projeter la pastèque au sol (il avait retiré les allume-feu) : elle a explosé, libérant une chair rougie, et des pièces de monnaie qu'on s'est empressé de ramasser : celui qui en a récupéré le plus est touché par la chance pour l'année à venir. Cette partie du rituel plait beaucoup aux enfants. Les deux fragments de pastèque ont été placés de chauqe côté de la voiture.
Ensuite, nous avons reçu notre "troisième oeil" sur le front et partagé les offrandes alimentaires : les bananes, le riz soufflé.
Enfin, titpuce a pris son vélo pour faire un tour, le chauffeur a fait de même avec sa moto, puis avec la voiture.
On a aussi assisté à l'auto-pooja de Deep Sea : 
09 octobre 2008
un peu de tourisme : Shiva Temple, Bull Temple et Lal Bagh
Voici une semaine que ma soeur est arrivée. Je prends enfin le temps de vous emmener faire un tour dans Bangalore.
Vous connaissez déjà Russel Market, son exotisme, sa crasse, et sa vitalité, tout en échappant aux embouteillages pour y aller, et une une fois sur place, aux odeurs et aux mouches (veinards que vous êtes). L'avantage de Russel Market, c'est que ce n'est pas loin de Commercial Street, ce qui fait une bonne balade shopping local (et pas shopping de luxe, ce qui est une autre variante dispo à Bangalore). L'autre avantage, c'est de commencer par Russel Market vers 10-11h : coupe-faim garanti, on est tranquille jusqu'à 15h.
Russel Market côté pile
et côté face
En arrivant sur Bangalore depuis chez moi, on entre par Airport Road. Un peu avant Manipal Hospital et le Leela Palace, coincé entre un building sans âme et l'ancien grand magasin "Kids Kempfort", sorte de chateau de conte de fée en ruines en travaux, se trouve l'entrée du Shiva Temple. On s'engage dans un passage qui imite l'entrée d'une caverne, et au bout d'un couloir plus ou moins angoissant, on paie quelques roupies pour laisser en garde ses chaussures. On pénètre ensuite pieds nus dans une large et grande cour, dont le mur du fond est constitué de la reproduction d'une chaîne montagneuse. Devant, siège une statue monumentale de Shiva.
Un petit chemin bordé de 108 pots permet de méditer les 108 noms de Shiva en jetant dans chacun des pots une piècette (dispo contre 20 RS au début du chemin). Activité fort appréciée des enfants.
Une hutte en dur permet aussi de chanter et de jouer en harmonie avec les prêtres.
Plusieurs points recueillent vos dons pour l'association caritative soutenue par le temple envers les déficients physiques et mentaux (soins de santé, aide financière et sociale, formation)
Autre coin, autres genres : Le Bull Temple et Lal Bagh (jardins botaniques).
Honnêtement, je voyais le Bull Temple en plein air. Ce n'est pas le cas. La statue reste impressionnante : taillée d'un seul bloc il y a plus de 500 ans (selon le prêtre), on le vénère en lui offrant des fleurs, de l'encens, de l'argent, et de l'huile dont on l'oint au point que le granit en est noir.Un passage autour de la statue permet d'en faire le tour (traditionnellement, 7 fois, je crois, mais offre peu de recul pour admirer la sculpture :
Lal Bagh signifie "jardin rouge". C'est le Jardin des Plantes de Bangalore. Plus propre que Cubbon Park, plus entretenu, Lal Bagh est composée de plusieurs parties assez variées : la colline nue de la Watching Tower, tour de garde, le jardin sculpté au pied du grand Banian, et la promenade autour du lac. C'est assez ombragé, ce qui est fort plaisant en ce second été ensoleillé. Les singes (des macaques) font pression sur les passants pour récupérer les cacahouètes. Nous leur avons donné des restes de biscuits, et avons été surprises de voir que ces singes chippeurs et bagarreurs, craints pour leur agressivité, se sont montrés finalement assez civilisés avec nous.
Le banian :
Les singes et les oiseaux du lac :



































