expat' à Bangalore

notre expatriation en Inde, l'aventure au quotidien, des anecdotes, des photos, des voyages, des conseils pour préparer votre arrivée ici, à Bangalore.

31 janvier 2009

Pourquoi faut-il que tout...

... arrive au même moment ?

C'est incroyable, c'est quotidien, c'est... surprenant. Vraiment. Ça arrive souvent, et pas qu'à moi. Impressionnant, je vous assure.

Il ne se passe RIEN pendant des heures, parfois des jours, mais c'est précisément au moment où on sonne à la porte que le téléphone s'y met aussi, alors qu'en même temps, votre fille vous appelle depuis sa chambre parce qu'elle s'est fait très mal, et que le chat rentre en saignant.

Ou encore, c'est au moment où débarque le plombier tant attendu qu'arrive aussi le gars qui vient apporter des documents pour signature, suivi de peu par le chauffeur des voisins qui veut une échelle.
Le tout bien entendu, alors que votre téléphone sonne.

Là, ça ne sert à rien de signer les documents en demandant au plombier s'il a un stylo, ni d'envoyer le coursier porter l'échelle pendant que le chauffeur s'occupe du robinet qui fuit.

Quand vraiment je n'ai pas de bol, tout ça arrive alors que j'ai un élève, genre, j'ai dit à tout le monde "n'importe quand, tel jour, SAUF de 17 à 18h". Oui, parce que je ne fixe plus de RDv, ce n'est pas la peine, personne n'est jamais à l'heure. Je précise juste l'heure à laquelle je ne serai pas là.

Allez savoir pourquoi, sans doute cette fameuse LEM (Loi de l'Emmerdement Maximum), ils sont tous à l'heure, à l'heure où justement, fallait PAS.

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30 janvier 2009

Les Sim's version utile !!!,

Un truc formidable : ici, il y a un service qui vous loue des cartes sim du monde entier (ou presque). Ainsi, nous avons commandé deux cartes sim de Nouvelle-Zélande pour nos téléphones portables, afin de ne pas avoir la surprise, comme au Japon, de constater que nos téléphones ne marchent pas.
Un mois complet sans téléphone, c'est faisable, mais bon, ça peut être pratique de pouvoir se joindre et joindre les autres, et être joints en cas de souci.

Ben voilà, pour 25 rs (40 cts d'euros) par jour, on a une carte sim, avec un numéro de téléphone. au retour, on règle aussi nos communications (genre 50 cts d'euros la minute pour un appel local NZ/NZ, et 2 euros la minute pour un apel vers l'Inde). Ça permet au moins d'être serein, de pouvoir joindre l'hôtel si on le trouve pas.

Bon, sur les deux cartes commandées, une seule est arrivée. On est en Inde, faut pas pousser. C'est déjà bien qu'on en ait eu une !

Le site de ce service : www.matrix.in

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29 janvier 2009

Vous savez quoi ?

Dans 8 jours, on s'envole pour les plaines du Rohan, les montagnes du Mordor, et les jolis dauphins.

(on en ferait presque pipi dans la culotte d'impatience)

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28 janvier 2009

Chat déprime

Quelques nouvelles de Deep Sea : ce couillon s'est bien blessé il y a 10 jours. Coupure au coussinet et belle inflammation de la patte entière à la suite. Nous sommes allés chez le véto (de l'après-midi).
3 jours d'antibios et de nettoyage de plaie.

Puis, au 7ème jour, toujours boiteux, retour chez le véto (le collègue du matin, plus..., moins... bref, j'accroche mieux - il connait trois mots de français, et du coup, il dit "non", "calme", en français quand il parle au chat - ça ne change pas grand chose, à mon avis, la langue qu'on lui parle, au chat, mais je trouve cette attention prévenante)
Une radio pour vérifier les os, des antibios oraux pour une grosse semaine, un pansement (qui a tenu 24h, je trouve cela pas mal !!! - quand j'ai voulu remettre le pansement, le mien a tenu... 3 secondes montre en main).

Et évidemment, interdit de sortie.

Eh bien ça, c'est vachement dur.

L'animal tourne en rond, miaule... mange et dort, puis retourne en rond, miaule. Côté jeux (faut bien l'occuper), c'est limite s'il s'y intéresse. Mais peu à peu, il fait moins le forcing pour sortir (mais miaule toujours autant), et joue un peu plus (genre 30 secondes au lieu de 15) de temps en temps.

C'est tout triste, un chat qui déprime !

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27 janvier 2009

Le chant des accents

Difficile de rendre par écrit combien l'Anglais ici est différent de ce qu'on apprend. Que vous ayez eu un bon ou un mauvais prof, un bon prof avec un mauvais accent, un mauvais prof avec un bon accent, ou le contraire, cela ne vous prépare absolument pas à cet anglais local, et je ne parle même pas de l'aménagement de la grammaire ou des variantes de vocabulaire (eh oui, rubber peut signifier bien des choses... enfin, surtout aux US (= une gomme, un préservatif), mais y'a sûrement des indianitudes aussi). Non, je parle juste de la prononciation et de l'accent.

20 mois plus tard, si j'ai moins de mal qu'au démarrage (moi qui ai, par ma formation prépa Lettres, un "DEUG" d'anglais en plus du reste), j'en suis toujours à ramer comme une dingue au téléphone. Au point qu'en règle général, soit je raccroche, soit, si c'est "pour de vrai", je demande un contact par email ou de visu, avec une préférence pour l'email, par souci d'efficacité. Au moins, par écrit, y'a déjà un problème de moins.

Il reste les classiques problèmes de la communication (entre ce que tu as voulu dire, ce que tu as dit finalement, ce que je voulais entendre, ce que j'ai entendu, ce que tu as sous-entendu, ce que j'interprète, ...) et de culture (alors, "je ne suis pas certain d'avoir cette commande dans les temps", ça veut dire que le gars n'est pas certain d'avoir... ou est certain de ne pas avoir, mais n'ose pas le dire ?). Mais par mail au moins, on a le temps de réfléchir, de comprendre et de répondre sans parler petit nègre.

Sauf qu'on perd ce chant des accents, qui fait claquer les t, pétarader les d, et qui traine sur les a quand les i sont presque mangés, dans une déglutition experte.

C'est intraduisible, c'est difficile à reproduire, mais je crois que c'est une mélodie qui me manquera un jour.

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25 janvier 2009

réflexions, à batons rompus

Discussion hier soir avec un couple d'Indiens modernes. Ils ont vécu en Suède, en Suisse, à Chypre, à Dubai, à Singapore, avant de revenir au pays.
Dans la conversation, débutée sur un (magnifique) album de photos prises par un expat, on abordait le regard des étrangers. Ce qui va marquer un "pas d'ici" n'est en général pas ce que vous, vous auriez mis en exergue.
De fil en aiguille, la conversation dévie sur le développement de l'Inde. Il y avait de la fierté, à voir ce pays sortir du lot, attirer les multi-nationales pas seulement pour la main d'œuvre mais aussi pour la matière grise.
Mais il y avait aussi de la tristesse à voir Bangalore devenue "poubelle".

Cette tristesse n'était pas pessimiste : l'état de la ville va s'arranger quand cela deviendra une réelle préoccupation des gens (quand ils seront éduqués et auront atteint un certain niveau de vie).
Et dans les campagnes indiennes, c'est relativement propre : tout est réutilisé. Le sac plastique n'est apparu que récemment, il y a encore 8 ans, les emballages se faisaient avec du papier journal.
D'ailleurs l'empreinte "carbone" des USA et de l'Europe est bien plus forte (plus lourde pour l'environnement) que celle de la Chine et de l'Inde, et on ne peut pas demander à ces pays en train de se développer de freiner leur économie pour satisfaire les inquiétudes des Occidentaux.

Comme souvent, la discussion dérive encore, et se focalise sur ce formidable atout qu'est la tolérance propre à l'hindouisme : c'est clair que c'est une religion, disons plutôt une façon de voir le monde, qui tolère les autres religions, et qui a assez peu d'épisodes violents dans sa longue, très longue histoire.

Oui, sans aucun doute.

Mais. De la tolérance à l'indifférence, il n'y a qu'un pas. Indifférence sur la route, indifférence dans la rue. La famille (MA famille) est tout. Le reste... n'est rien.
Je ne parlerai pas de la tolérance des homos, qui évolue (et qui n'est pas plus avancée, ou à peine en France), ni de la place des femmes, ni du système de castes, ni du mépris constant du riche pour le pauvre, parce que finalement, en tant que Française, vu ce qui se passe depuis plusieurs années dans mon propre pays, j'ai comme l'impression que mon clapet fait mieux de rester fermé en société.
Ici, sur mon blog, c'est chez moi. Personne ne vous impose ma présence ni mes idées, je peux en tout  conscience démuseler mon clapet.
Revenons à cette Inde.
Qui se soucie d'éduquer les masses rurales, ou ces gens attirés par l'Eldorado qui viennent grossir les rangs des survivants de rien ? Si ta famille a les moyens, tu feras des études, que tu sois doué ou pas. Que tu sois doué ou pas, si ta famille n'a pas l'argent, tu ne feras pas d'études. Les cas de gens qui s'en sont sortis par les études sont, pour ce que j'en ai entendus, des jeunes qui ont été repérés par des assos caritatives, par des "sisters" chrétiennes. Ils ne sont pas devenus ingénieurs ni docteurs, faut pas pousser non plus...

On a parlé du système français d'éducation, hier soir. On aurait pu parler du système de santé, en passant.
La vision de ce couple c'est que les familles françaises paient de toute façon l'école de leurs enfants, via les taxes, les impôts. Et c'est vrai. Mais, et c'est une différence de taille, elles paient à la hauteur de leurs moyens. Et la qualité du service proposé n'est pas (enfin, pas encore) dépendant de combien les familles ont payé en vrai.

Pour un même service, les riches paient plus cher que les pauvres, les pauvres ont une chance de pouvoir faire des études et faire avancer leur pays.

Et là, c'est un message qui ne m'a pas semblé pouvoir passer hoer soir : payer pour d'autres. Partager les chances. Vivre ensemble, SANS indifférence.

Remarquez, je ne leur en veux aucunement, je constate, je réfléchis à voix haute. Et puis, ce message ne passe plus non plus en France, alors...

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24 janvier 2009

Contrastes

C'est l'histoire d'une expat qui va à Spar dans l'espoir de trouver du canard. Oui, des fois, il paraît qu'il y a du canard à Spar, et mine de rien, ça changerait du rythme poulet - boeuf - mouton.

Donc notre expat monte dans sa grosse voiture, et se rend "loin". En chemin, elle regarde par la fenêtre ouverte les routes de terre, les gens assis par terre à attendre la clientèle, les gamins culs-nus, les vieux qui tendent la main dans l'indifférence général.
Elle n'écoute même plus les klaxons, toute à son espoir de canard.

Pis quand même, elle finit par mettre les neurones en route. Comment les "autres gens" font-ils pour trouver Bangalore super ? Y'a des sourires dans la rue, des gens heureux, des jolies couleurs.

Mais y'a pas que ça... déjà, y'a la poussière et les ordures, les gravats un peu partout. Y'a les lacs qui se comblent et se remplissent de barres d'immeubles. Y'a toutes ces gens qui survivent en vendant des cocos, des plantes, des tapis en bord de route, qui ne savent pas écrire leur prénom, et dont l'univers se résume à une tente en bâche plastique bleue et 10 m de trottoir terreux.

C'est vrai qu'il y a aussi les brunch des grands hôtels le dimanche, les grands centres commerciaux hyper tendance, super modernes. Bon, faut pas faire comme notre expat, s'assoir et regarder les cafards qui passent, ni les plafonds dont l'éclairage menace de se casser la margoulette (mais non Madam', ça tient, regarde, on a mis du scotch).

Y'avait pas de canard à Spar. Mais y'avait du cafard.

C'est vrai, ça changerait aussi, du cafard au menu.

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23 janvier 2009

bannière pour Lui

Bon, c'est pas grand chose, mais je suis toute contente de ce que j'ai fait pour le blog de Lui :

banniere_1_blog_olivier

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22 janvier 2009

Un décalage culturel, c'est...

Quand on parle de décalages culturels, je ne sais pas vous, mais moi, avant, j'imaginais... je ne sais pas trop, des trucs du genre ce qui porte bonheur / malheur, des gestes à faire / à ne pas faire, ôter ses chaussures, ne pas manger avec la main gauche. Des trucs comme ça.

Bon, depuis, j'ai appris. Enfin, je crois.

Un décalage culturel, c'est ne pas lever les yeux aux ciel quand, pour résoudre le "problème" de sa petite de 3 ans (qui ne veut rien manger sauf des glaces) toujours mise de travers (à 3 ans, qaund arrive la froide saison, un p'tit boutchou qui ne bouffe que du lait et du sucre, c'est bizarre qu'elle soit souvent malade, hein ?), votre chauffeur et sa famille lui cherche, à grands renforts de dons aux astrologues, un nouveau prénom.

C'est "savoir" que "dans 10 jours" n'est qu'une variante du fameux "tomorrow" et signifie : "repasse à l'occasion voir si par hasard je n'ai pas un truc qui t'arrange au prochain arrivage"

C'est ne plus demander dans les magasins : "vous n'en auriez pas un autre en stock, par hasard ?", ni "savez-vous si vous allez recevoir ceci bientôt ?"

C'est ne pas attendre le plombier / l'électricien / etc qui doivent passer vers 10h, et ne pas s'étonner de ce qu'ils arrivent la veille, le lendemain.

C'est ne plus argumenter avec le boucher à propos de la viande congelée / décongelée, recongelé, mais toujours "fresh".

C'est ne pas chercher à discuter avec un homme de plus de 40 ans quand vous êtes une femme, SAUF si vous êtes la patronne, à la rigueur la femme du patron - et dans ce cas, vous ne discutez pas, vous gueulez, directement.

C'est ne plus chercher à convaincre votre maid que l'assiette, là, qui était entière il y a 5 minutes, elle ne s'est pas cassée toute seule, et que même si elle ne l'a pas fait exprès, même si ce n'est pas grave, c'est quand même ELLE, la maid, qui est à l'origine de la casse, et pas le St-Esprit (la mienne est chrétienne) ; ni votre chauffeur que la voiture n'a pas percuté une autre voiture de sa propre volonté.

Ça, je crois, c'est le plus dur : mon esprit judéo-cartésio-chrétien, "toute-action-entraîne-une-réaction-punissez-moi-mon-Père-pendant-que-je-tends-l'autre-joue", contre leur "si-c'est-arrivé-(ou pas),-c'est-que-ça-devait-(ou pas)-arriver.-Accepte-et-souris"

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21 janvier 2009

Chez le véto

Le chat commence à ne plus aimer aller en voiture : à chaque fois, c'est pour aller se faire piquouzer chez le véto.

Le mois dernier, un dimanche également, le chat est rentré boiteux. Patte avant droite enflée, et chat patraque. On a un peu hésité, puis direction véto.
Le gros avantage ici, c'est que dimanche n'est pas un jour un jour chômé. Y'a toujours un véto au cabinet, souvent pas occupé, donc même pas besoin de téléphoner.
Cette fois-là, on a été bons pour 3 injections d'antibio (une par jour sur 3 jours), et des anti-douleur oraux. On n'a pas trop compris la blessure : une sorte de trou sur le haut de la patte (le bras), peut-être une morsure de gros iguane, un dard de "snake-caterpillar", ou simplement une grosse épine ? En tout cas, la patte a enflé rapidement.

Le gros doudou s'est assez bien laissé soigner la première fois, puis, au bout du troisième jour de piqûre, fallait pas pousser non plus, y'avait comme de l'abus. Il s'est rebellé, ce qui a consisté à essayer de mordre (sans conviction) et surtout quitter la salle (mais pas trop loin de "Môman")



On prend les mêmes et on recommence : le chat est rentré dimanche matin comme une fusée, le poil en "touffe", la patte (la même) boiteuse, mais pas patraque. J'ai lavé (le chat direct dans le lavabo, la patte sous l'eau - chat pas super content, mais comme c'est "Môman" qui fait, on ne dit rien), rien vu de net.
Mais l'après-midi, re-chat patraque et patte enflée. Re-véto.

Nettoyage, coupage des poils interdigitaux, chat pas content du tout (mais comme c'est "Môman" qui tient, on ne dit pas grand chose) : la blessure apparait : coussinet du dernier doigt coupé, pas joli-joli. Re-3 jours d'injection antibio, avec désinfectant et anti-douleur "au cas où".

Mais il reste "bonne pâte", et s'il miaule ou râle au bout d'un moment, ou cherche à gniaquer (pas de façon très convaincante, c'est plus de l'avertissement que vraiment du passage à l'acte), c'est pour les assistants du véto, pas pour moi qui le tiens.

On ne comprend toujours pas comment il a pu se couper le coussinet. Ça ne ressemble pas vraiment à des blessures de bagarre entre chats.

Ah, les matous, je vous jure...

Évidemment, il faudrait le garder à la maison. Mais la boule de poil sait y faire : à grands renforts de miaou tous tristes, à force de faire la statue devant la porte, de passer me voir en pleurant, l'air de dire "regarde ma patte, je marche, je ne boite presque plus, allez, sois sympa, il fait beau, laisse-moi aller voir les bestioles...", il a fini par obtenir gain de cause, et est reparti dehors...

Je n'ai pas donné les anti-douleurs, non pas pour le laisser souffrir, mais pour lui laisser une alerte "patte douloureuse", histoire qu'il ne s'amuse pas à exagérer.

Dans 3 semaines (voire 2), on part pour un mois complet... on laisse le chat à la garde de notre maid. Saura-t-elle voir que ça ne va pas ? Osera-t-elle aller chez le véto ? Je sens qu'on va filer les doubles des clés aux amis proches, histoire que le chat puisse bénéficier d'un avis "éclairé" sur sa santé.

Posté par virgolambre à 03:33 - Chat pitre - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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