21 juillet 2009
Chat'loperie de chat !
Pas de vacances pour les chats !
Une petite entorse à ces vacances bloguesques pour vous faire part de la dernière aventure bangalorienne de la partie poilue de notre famille.
Lui finissait son séjour en France dimanche dernier. La veille, un ami était invité à loger chez nous, en notre absence. Le pauvre a eu besoin d'aérer la maison (ma maid semble avoir zappé qu'elle devait passer mettre la maison en ordre), et a tout naturellement ouvert les fenêtres, pensant que les moustiquaires, bien en place, contiendraient les chats dedans.
Que nenni. Fixées par des velcros, ces saloperies de moustiquaires sont un amusant et facile casse-tête pour nos loustiques. Au matin donc, il manquait un des chats à l'appel.
L'ami chercha donc à nous joindre. Lui prenait l'avion pour rentrer, donc son portable était éteint. Moi, je m'apprêtais à prendre le train pour rejoindre le fruit de mes entrailles placé en pension sous la pluie bretonne.
Branle-bas de combat : coup de fil au chauffeur, chargé d'informer la sécurité de la résidence que notre chat avait disparu, coup de fil aux copines encore sur place en ces mois de vacances qui voient la plupart des gens s'envoler dans leur pays natal. Et gros, gros stress.
Qui donc manquait ? Indi, ou Kéa ??? Sans doute Kéa, dégourdie, fascinée par le grand dehors. Indi ? Nannn, trop scotché à sa gamelle, et un peu trouillard...
Pour en avoir le coeur net, le copain ne pouvant identifier le chat restant, je lui explique le "test de la tomate" : on lance une tomate, si le chat restant se précipite dessus et la met à mort, c'est que Kéa est toujours là ; si le chat vous regarde en haussant les épaules, c'est que c'est Indi.
Ben j'avais tort, c'est Indi qui a pris la tangente. Quelque part, j'étais presque soulagée : Indi est un gourmand, il y avait de fortes chances qu'il retrouve rapidement le chemin de sa gamelle. Et puis, méfiant et trouillard (ce que n'est absolument pas Kéa), il ne se laisserait pas attraper facilement.
C'est 5 heures plus tard qu'une amie m'a appelée pour m'annoncer la bonne nouvelle : elle venait de retrouver notre énergumène, pleurant comme un pendu, en panique, pas loin de la maison.
J'ai pu libérer les toilettes du train que j'occupais pour vomir environ toutes les 20 minutes.
11 juillet 2009
En vacances !

10 juillet 2009
du vocabulaire médical
Parce que ça ne fait pas de mal, un peu de vocabulaire glané chez les médecins et le véto !
Mots génériques et maladies courantes :
une ordonnance = a prescription
un médicament = a medecine
une piqûre = an injection
un vaccin = a vaccine
une prise de sang = a blood test
une radio = x-rays
bilan de santé = a check-up
une intoxication alimentaire = a food-poisoning
une gastroentérite = a gastroenteritis
la grippe = the flu
un rhume = a cold
la varicelle = the chicken-poax
la rougeole = measles
les oreillons = mumps
une mycose = a fungus
maladie des pieds-main-bouche = feet-hands and mouth (FHM) disease
la rage = rabies
la teigne = ringworm
la gale des oreilles (véto) = ear-mites infection
une verrue = a wart (visage) / a verruca (plantaire)
des hémorroides = piles
le hoquet = a hiccup
Les symptômes :
mal de tête = a headache (Hed-ek)
mal de ventre = a stomachache (stomak-ek)
j'ai mal = I've got pain / my .... is painful
...quand je fais pipi = ... when I pee
... quand je fais caca = ... when I poo
... quand j'avale = ... when I swallow
... quand je tousse = when I cough
j'ai de la fièvre = I've got fever
Mon nez coule = My nose is runny
engourdi (sensation absente) = numb
chaud / froid = warm / cold
tousser = to cough
une toux sèche = a dry-cough
une toux grasse = a phlegmy-cough
vomir = to vomit
enfler / c'est enflé = to swell / it's swollen ou swelled
casser / c'est cassé = to break / it's broken
tordre (cheville)/ c'est tordu = to twist / twisted
saigner = to bleed
nausées = nausea (to feel nauseous)
diarrhée = diarrhea,
des pertes (gynéco ou diarrhée) = loss (bloody loss = pertes sanguinolantes)
un urticaire = an urticaria, plus souvent hives
ça gratte = it's itchy
Le corps, les organes :
la tête = the head
le cou = the neck
la nuque = the nape
la poitrine = the breast
les bras = the arms
le poignet = the wrist
les mains = the hands
les doigts = the fingers
le pouce = the thumb
l'index = the index finger
le majeur = the middle finger
l'annulaire = the ring finger
l'auriculaire = the little finger
la taille = the waist
l'aine = the groin
la cuisse = the thigh
le genou = the knee
le mollet = the calf
la cheville = the ankle
le pied = the foot (pluriel = the feet)
les orteils = the toes
les poumons = the lunges
le coeur = the heart
le foie = the liver
les reins = the kidneys
l'estomac = the stomach
les intestins = intestines
Sentez-vous libres d'apporter votre contribution en commentaire !
09 juillet 2009
Journée remarquable
Je me rends en ville à la recherche de Crocs (sabots en plastique) pour mes parentes. J'avais déjà tenté le coup le samedi précédent. (Erreur fatale : samedi = foultitude de gens qui te bousculent, de voitures qui klaxonnent, et doublement de ta peine de voiture. En prime, visiblement, pas d'électricité = tous les magasins avaient mis en route les groupes électrogènes, qui puent et font un bruit de marteau-piqueur. Je vous passe l'état de crasse et le mal de crâne avec lequel je suis rentrée - bredouille en plus !)
Mardi, je remets le couvert, mais dans les quartiers "hypes", et les malls.
Premier arrêt, rien, pas de Crocs de la bonne taille et de la bonne couleur. Je décide de laisser la voiture là où elle est, et de marcher jusqu'au point suivant. On est dans un quartier branché. L'odeur est insupportable, je marche dans la merde, y'a des mouches en paquet de mille. Je finis sur la route, quasiment comme tout le monde, klaxonnée par les motos, les rickshaws. Je prends note : la prochaine fois, penser à mettre des boules Quiès dans le sac à main.
Je rabats sur mon nez mon étole qui me sert d'anti-froid dans les chambres froides que sont les magasins, et arrive au mall ciblé.
Je m'installe au Coffee-Day, histoire quand même de profiter des avantages du quartier. Je commande un café froid, que je mets 10 minutes à avoir, 5 minutes à siroter, et 15 minutes à payer : les gars n'ont pas le change de 47 rs sur le billet de 100 que je tends. Un des gars part au petit trot à la recherche de monnaie. Au bout d'un moment, j'en ai marre, je tends ma carte bleue. Super !
La machine à carte ne marche pas, malgré plusieurs tentatives. Ras-le-bol, j'aborde des clientes et leur demande du change : elles ont, mais que 90 rs. Tant pis, je prends.
Je retourne au comptoir, tends un billet de 50. Le gars s'excuse, il n'a pas les 3 rs à me rendre. C'est d'un sérieux, je vous jure...
La-dessus, pour rendre la sortie sympa, je monte au Crossword du mall. C'est une librairie. J'aime bien les livres. Je déniche quelques livres pour Mam'zelle et d'autres pour un cadeau. Je me rends à la caisse. Le caissier a une belle chemise, à mon avis, il est "boss". Ce qui le dispense de dire bonjour, et de m'encaisser. Il finit au bout d'un moment par appeler un gars. Qui finit d'abord quelque chose.
Là, j'avoue, je me dis que c'est un complot. "Ils" ont décidé de me faire ch... aujourd'hui, c'est pas possible autrement.
Je m'énerve (oui, ça fait du bien), traite le patron de "lazy guy" (fainéant), incapable de servir de la caisse enregistreuse, lui montre les bouquins, et lui dit qu'il perd une vente, et une cliente. Le tout devant ses employés choqués (qui ont du ensuite se faire passer un savon - le patron doit sauver la face).
Je trouve enfin le magasin dans lequel j'avais vu les Crocs 3 mois plus tôt. Chouette, y'en a encore. Mince, la taille, c'est un seul chiffre, et moi j'ai en tête une taille du genre M 8-9 / W 10-11, ou un truc du genre. Les crocs ne sont pas pour moi, donc difficile de les essayer pour vérifier. Je me résouds à appeler un vendeur, et lui demande quel est l'équivalent du 40 européen dans la taille des crocs.
7, me dit-il.
Ah bon ? Mais 7, c'est la taille US, pas la taille croc.
Si, si, les crocs utilisent la taille US !
Mais pas pour ce modèle, lui dis-je en montrant une paire.
Si, si.
Il fouille, me sort une paire de 7. Pour vous donner une idée, c'était du bébé-bébé, genre 3 ans.
Euh, mon gars, je te demande l'équivalent du 40, et tu me sors du 3 ans, y'a pas un truc qui cloche ??? Mon mal de crâne commence à poindre. OK, laisse tomber le vendeur, essaie, vise deux-trois pointures au-dessus, et ça ira, on ne va pas y passer la journée ! J'en déniche au fond qui ont la taille notée en W x-x et M x-y, super. Bon, la couleur, c'est limite, mais là, comme qui dirait, y'en a super-extra-marre. J'en prends 2 paires, Dieu reconnaîtra les siennes.
Seule bonne surprise, les Crocs sont en solde (j'avais pas vu), j'ai du coup les deux paires pour le prix d'une ou presque.
Je finis par une autre course pas loin (assaillie par les rickshaw-wallah qui insistent alors que je n'ai qu'à traverser l'artère. OK, traverser, c'est pas évident, mais faut pas pousser, avec du culot, on se fraie un passage).
Dernier magasin, super, pas trop froid, des jolies choses. Juste 10 vendeurs dans le magasin, 3 clients, et ... un seul caissier débordé. Qui prend donc touuuuut sonnnn temmmmmmps.
Je boue. Mais comme je sais que "c'est fini", je me tiens. C'est la vieille dame derrière, à qui j'avais proposé de passer devant moi, qui explose. Intérieurement, je souris.
Et je la plains. Parce que moi, à la fin de la semaine, je vais en france. Là où les vendeurs sont certes désagréables, mais où on n'a pas besoin d'eux, et où les caissiers, désagréables aussi, expédient cependant ta facture en un temps incomparable.
08 juillet 2009
Nostalgie
La journée passée au séminaire Amano fut intéressante à plus d'un titre. Le séminaire et son sujet d'abord. Mais ce fut surtout une rencontre avec une retraitée que j'ai co-voiturée.
Passionnée de jardinage et de jardins japonais en particulier (son mari a travaillé avec des Japonais, et elle a eu l'occasion de se rendre plusieurs fois au Japon), cette dame de Calcutta a atterri dans le séminaire par hasard. Depuis 1966, son mari et elle (et ses 5 enfants) avaient pour habitude de passer la saison chaude (horrible à Calcutta) à Bangalore. C'est tout naturellement qu'à la retraite, il y a 10 ans, ils se sont définitivement installés ici.
Elle m'a longuement parlé de Bangalore "avant".
De sa maison au milieu de la verdure, des forêts et des champs verts à perte de vue. Du climat plus humide qu'aujourd'hui. De la vie "tranquille", des jardins, du petit magasin qui vendait des oeufs et du pain, le seul à des kilomètres à la ronde, et de la route en terre qui y menait, à l'ombre de Flamboyants d'un autre âge, aux dimensions improbables. Ce magasin était à Maratahalli.
Aujourd'hui, Maratahalli est une zone aux multiples "outlets", magasins d'usine de marques, enfin, de copies. Sa maison est entourée de plein d'autres. Et une station service a ouvert juste derrière (sa maison est derrière la station Shell de Whitefield). Adieu la route en terre, c'est une 2 fois 2 voies maintenant, bordée de tas d'ordures, de petites cahutes de la taille d'un petit garage qui font office de magasins variés (et pourtant toujours les mêmes : le vendeur de tiges d'acier de construction, le vendeur de clous, le resemelleur...). Il n'y a guère l'ombre d'un arbre, et surtout pas de flamboyants ni de banians majestueux.
Elle en avait les larmes aux yeux.
C'est pourtant quelqu'un de jovial, avec qui j'ai bien ri, gentiment, quand le séminaire qui devait commencer à 9h a démarré lentement vers 10h30, et qu'en prime nous avons constaté que la traductrice anglais-japonais (une japonaise) parlait anglais à peu près aussi bien que moi quand j'étais en classe de 4ème (ce qui représente un niveau suffisant pour demander son chemin, mais guère pour traduire un séminaire technique). Elle n'a pas boudé son plaisir devant les pitreries d'Amano, et s'est montrée fort curieuse même si tout ceci ne correspondait pas vraiment à ce à quoi elle s'attendait.
Sa tristesse à l'évocation de Bangalore m'a fait percevoir combien cette ville devait être magnifique.
Avant.
07 juillet 2009
Takashi Amano à Bangalore !
Ce 5 juillet a vu un événement considérable pour la communauté aquariophile indienne : à l'initiative du club IndianAquariumHobbyist, le maître japonais Takashi Amano est venu présenté son travail.
Pour les non connaisseurs, je vais expliquer brièvement.
Il y a disons 3 types d'aquarium :
- celui de l'amateur moyen, avec ou sans plantes, ciblé "poissons", dans lequel se trouve (ou pas) quelques plantes posées au petit bonheur la chance, avec (ou pas) des racines ou des pierres.
- le bac de type "hollandais", qui déborde de plantes, et qui accueille des poissons. Ces bacs demandent de l'entretien, du matériel spécifique, et des connaissances assez poussées sur l'équilibre chimique de l'eau, les besoins des plantes, etc. L'effet global est celui de poissons évoluant sur un fond hyper planté. Peu de racines, peu de pierres.
- Et puis il y a les bacs de type "Amano", qui sont des essais de reproduction d'un paysage naturel. La raison d'être de ces bacs est esthétique : Amano est avant-tout un photographe. Les poissons sont des auxiliaires au service de l'équilibre du bac : mangeurs d'algues, crevettes, et pour une touche de couleur, parfois mais pas systématiquement, un banc de petite friture (cardinalis, souvent). Son truc, c'est le paysage. Reproduire un bras de rivière, une colline, une forêt. Cherchez des images sur Google, c'est sympa, vraiment.
Amano est aussi un technicien, qui a mis au point pas mal de matériel haut de gamme (marque ADA) outrageusement coûteux.
Bref, il est venu faire une démo. Je vous passe les détails (j'ai pitié de vous, je suis gentille, dans le fond). Ce fut vraiment passionnant. Le matin, il a présenté ses voyages d'exploration (à la recherche de photo, mais aussi de plantes), assez sommairement car il ne parle pas du tout Anglais et sa traductrice peinait à faire son boulot, limite, je pense qu'elle ne comprenait pas le contexte.
Heureusement amano est quelqu'un de jovial, et ses mimes furent suffisamment parlants ! On a même eu droit à une tentative de chanson lors d'un des (nombreux) problèmes techniques.
Il est arrivé avec un turban Sikh, qui a fait forte impression.
Voici le bac monté lors de la démo de l'après-midi. Il y aurait beaucoup à dire, mais peu d'entre vous serez intéressés, aussi ne vous montre-je que le résultat :


06 juillet 2009
A plus de coucougnettes...
A y est, Indi a rejoint le club des coupés. Avec du bol, il va se poser un peu, arrêter de pisser dans des endroits improbables (encore que les lavabos et l'évacuation de la douche, franchement, ça ne me gêne pas. Mais les bibelots posés au sol, les sacs de voyages ou à main, c'est plus... moins... bref), et se calmer la nuit...
Je ne crois pas qu'il finisse jamais patachon, mais un peu d'énergie en moins ne serait pas un problème...
Pour le moment, c'est raide.
Il a été anesthésié à 8h30, je l'ai récupéré avant 10h (eh oui, c'est un "Surveille-Le Toi-Même", pour paraphraser l'Anglais DIY, Do It Yourself - Fais le toi-même)). Les pupilles dilatées, le regard qui oscille entre la folie et la détresse, la voix éteinte, l'équilibre incohérent.
Il ne dort pas, halète, tremble (ça passe). Y'en a encore pour quelques heures avant que les effets de l'anesthésie disparaissent.
Heureux Français qui échappez à cette partie de l'histoire, et qui récupérez un chat (presque) pimpant en fin de journée, je vous envie !
Pas glop.
linguistique de comptoir
En travaillant avec la jeune Indienne qui devait repasser un examen de Français, j'ai constaté un truc assez étonnant. Il m'a fallu longtemps pour cerner ce qui me tracassait, mais au dernier cours, j'ai eu un déclic.
Quand on apprend une langue étrangère (l'Anglais pour moi, le Français pour mon élève), le plus dur, outre mémoriser le vocabulaire, c'est de comprendre la syntaxe, la façon dont les phrases se forment, et les expressions.
Passer un savon n'a rien à voir avec passer le sel, de même que tendre la main et tendre un fil à linge, etc.
Les structures diffèrent aussi : en Anglais on "est" chaud, quand on "a" chaud en Français. On "est" 35 ans au lieu d'avoir 35 ans, certains verbes s'utilisent avec/sans un petit mot (on écoute quelqu'un // un Anglais "écoute à" quelqu'un), ce genre de détails qui pourrit bien l'apprentissage de la langue.
Difficile aussi de comprendre les temps de conjugaison : l'imparfait français, temps "simple" correspond au passé continu en anglais, temps composé, alors que le passé composé français a la même construction que le present perfect (temps composé - bon, on a deux auxiliaires en Français, mais sinon, c'est "presque pareil"), sauf que ça le sens du preterit (passé simple anglais).
Mal au crâne ? Pas étonnant.
Bref, normalement, il est rare de pouvoir traduire de l'Anglais au Français mot à mot. Enfin, c'est ce que je pensais.
Mais avec mon étudiante, qui construisait d'abord ses phrases en Anglais, on s'est souvent retrouvées à justement faire de la transcription littérale, mot à mot, et le résultat en Français tenait la route. Ce n'était pas du Proust, évidemment, mais ça restait correct.
Alors peut-être que je me plante complètement, mais j'ai l'impression que ce n'est pas "normal". Mon hypothèse, est que quelque part, pour que cette concordance quasi parfaite soit aussi souvent manifeste, c'est que l'Anglais qui sert de base ne doit pas être, lui, tout à fait orthodoxe. Et que la langue indienne originelle, maternelle, de cette jeune fille, sa façon de penser les phrases, sont finalement plus proches du Français que de l'Anglais.
Ou alors, c'est mon étudiante qui avait, malgré tout, acquis la "façon française" de structurer ses phrases ?
Bizarre. Ce n'est pas la première fois que les tournures indiennes en Anglais me frappent par leur proximité avec une tournure équivalent "mot à mot" en Français. Mais de travailler 3 fois par semaine avec cette jeune fille m'a vraiment renforcer cette impression. Ceci étant je n'ai ni les connaissances, ni la rigueur, ni la volonté d'approfondir la question. Si un linguiste versé dans les langues indiennes passe par ici un jour, son éclairage est plus que bien venu !
bientôt plus le niveau ???
J'ai constaté avec consternation et contrition en faisant faire des devoirs à Mam'zelle (ouais, on essaie, même si elle marche bien, disons qu'elle a tout de même des trucs à rattraper ou à "mécaniser" suite à son passage éclair en grade 1) que mon Anglais commençait à devenir limite pour la suivre...
Mon Anglais à moi (sortie de prépa Lettres avec une équivalence de DEUG d'Anglais) est moins bon que celui de ma fille de 7 ans.
A l'oral, je veux bien qu'elle m'en remontre (elle discute avec ses copains, je ne capte RIEN, c'est affreux, mais eux ont l'air de tout comprendre - à ce propos, c'est rigolo d'entendre son accent qui varie selon qu'elle joue avec des Indiens ou des Occidentaux), j'ai beaucoup perdu (et ce ne sont pas les discussions avec ma maid et mon chauffeur qui aident). Mais à l'ecrit ?
Ben si. Aussi.
Je conserve encore l'avantage du recul grammatical, et profite de ce que finalement, la grammaire qu'on lui enseigne est basique (et pas forcément correcte, gros reproche que font les familles Anglophones aux profs d'Anglais indiens - nous sommes moins exigeants, car même impropre, l'Anglais de Mam'zelle la rend bilingue, ce qui n'est pas le cas des petits Américains ou des petits Anglais qui structurent donc leur langue maternelle avec un accompagnement bancal - un peu comme si votre enfant apprenait le Français dans un pays anciennement francophone avec un accent, une syntaxe et/ou une conjugaison farfelus) pour continuer à faire illusion auprès de ma fille, mais honnêtement,avant notre retour, je risque d'être larguée même à l'écrit et de ne peut-être plus pouvoir l'aider...
Je crois que c'est pire encore que de se rendre compte qu'on vieillit.
05 juillet 2009
alone (avec les chats)
Voilà, j'suis toute seule... avec les chats. Le pisseur et la câline.
Et ma maid (à qui j'ai dit de ne pas venir, mais qui vient quand même). Et mon chauffeur (que je ne fais venir que si je bouge)
Et les copines pas parties.
Et les autres esseulés qui, comme moi, ont le reste de leur famille en vacances. Sauf que eux, ils bossent, alors que moi, je bouffe du Nutella à la petite cuillère.
Donc Mam'zele s'est envolée avec Lui jeudi soir. Je rejoins en décalé ce petit monde dans quelques jours : Mam'zelle aura ainsi ses 4 semaines de vacances, sans que l'un de nous ne passe plus de 10 jours tout seul. C'est long, 2 ou 3 semaines dans une maison vide.
Pis comme ça, à part une semaine commune où nous sommes tous les 3 en France, les chats ne restent pas non plus seuls trop longtemps.
en attendant, c'est long, tidiou...




















