30 septembre 2009
Pâte à pâtes
Par pur... snobisme ? souci d'économie ? plaisir de faire soi-même ? je fais parfois la pâte à pâtes. Et outre le fait que la recette en est d'une facilité enfantine, j'ai l'orgueil de croire qu'en prime, elle se défend "carrément" sur le plan gustatif.
Ingrédients (pour une personne - à vous de multiplier !) :
1 oeuf (moyen)
100 g de farine
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
1/4 cuillère à café de sel
Compliqué, n'est-ce pas ?
Mise en oeuvre :
On se lave bien les mains, on met tout ensemble, et on malaxe. Longtemps. Au début, la patouille est collante, puis y'a des morceaux plus ou moins secs... Il faut insister, ne rien rajouter, et y aller fort, avec le poing, la paume de la main, les deux mains... C'est physique (si, si), on peut "taper" la pâte, bref, c'est aussi bruyant (et super amusant avec les enfants).
A la fin, on a une pâte souple, voire carrément souple, mais ferme.
Si vraiment ça ne marche pas, rajoutez un peu de farine (si pâte trop collante) ou d'oeuf battu (pâte trop sèche)
On enroule la pâte dans un film cellophane, et hop, au frais 30 minutes.
Ensuite, on va étaler des pâtons à la machine à pâtes. J'ai ça :

Et voici mes réglages : je commence à faire passer un pâton fariné (des deux cotés) à 1 (écartement max des rouleaux), puis 3, 5 et 7 pour les couper en tagliatelles, 8 pour des spaghettis, 9 (écartement mini. des rouleaux) pour les lasagnes.
Cuisson (sauf les lasagnes - comme les plaquettes sont très fines, je ne les précuits pas) à l'eau bouillante salée (avec un peu d'huile), quelques minutes (même pas - dès que les pâtes remontent, elle sont prêtes !)
29 septembre 2009
City Market
Profitant de vacances de Mam'zelle (je vous parlerai du formidable calendrier scolaire, vous allez voir, c'est... différent), je suis allée avec elle au City Market.
Le City Market, c'est, comment dire ? Loin, déjà. Et vivant. Très.
La première réaction de Mam'zelle, en quittant la voiture, fut de sentir, et de me regarder, un chouille désespérée, genre "t'es sûre que l'air est respirable ?"
Ben oui, ça "sent". Mais au bout de 5 minutes, on ne sent plus, ça va. On n'entend plus non plus. Enfin, plus distinctement.
City Market, le bruit (sans les odeurs)
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C'est un grand bâtiment carré, entouré d'une enceinte. Entre l'enceinte (disparue à certains endroits ?) et le bâtiment, on trouve les légumes, les feuilles de bananier (pour les poojas et les assiettes), les cocos sèches (pooja aussi), et les égouts. Miam.

à droite, l'escalier qui mène à l'intérieur
En montant les escaliers.
Bon appétit, la vache !
Le bâtiment , de plusieurs étages, est un bloc construit avec 4 cours intérieures carrées, c'est immense, et labyrinthique. Au bout de 2 cours et 3 tours, en gros, on ne sait plus bien où l'on se trouve exactement.
Il y a des coins spécialisés : les fleurs (et les fleurs, les fleurs et les fleurs), les outils *de la perceuse au rabot en passant par la machine à coudre et les poeles géantes), les "pooja" shops, qui vendent tout ce qu'il faut pour les offrandes aux temples, y compris les décorations brillantes pour festivals divers.

Poudres
Pots 
courroies 
Poeles
feuilles, mais celles-ci, je n'en connais pas l'utilisation


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à l'exterieur




Mais qu'a-t-il donc sur la tête ? J'ai peur de la réponse...

Mam'zelle en fleurs :



Mam'zelle en rickshaw :

28 septembre 2009
Dixit, je te l'avais bien dit !
Il y a un moment, je vous avais listé une série de jeux qu'on aimait bien.
Ce billet ce jour, pour rajouter Dixit à la liste.
Ce jeu très esthétique se joue de 3 à 6 joueurs. Le but est de faire deviner une carte (très jolis dessins en général) à l'aide d'un mot, d'un expression aux autres joueurs. Mais attention : quand le joueur (le conteur) pose la carte face cachée en annonçant son "thème", les autres joueurs posent à leur tour une carte de leur main, correspondant au thème.
Les autres joueurs doivent ensuite retrouver la carte initiale.
Si tout le monde la trouve, le joueur annonceur (le conteur) ne gagne rien : c'était trop facile !
Le choix des mots, les ouvertures, la connaissance de ses partenaires... font de Dixit un jeu vraiment intéressant et ludique !

Pour les curieux éventuels, non, nous n'avons pas trouvé ce jeu à Bangalore...
27 septembre 2009
dessin : premières zoeuvres
Voici des "still lives", natures mortes, produites lors de ma première et deuxième séance de dessin. Pas de quoi en faire un fromage, mais pas de quoi rougir non plus, quand on pense que mes derniers cours d'Arts Plastiques remontent au lycée (Seconde, je crois) !

1ere séance (dessiner ce que l'on voit, prendres des repères pour le proportions, observer les ombres / lumières)

2ème séance (changement de point de vue en plus de ce qui a été vu séance 1)
26 septembre 2009
3D-Empowerment, un projet pour un bidonville
En cette peut-être sans doute dernière année de parenthèse, il était temps pour moi de mettre un peu de mon temps au service de la bonne cause.
J'ai eu tout le loisir de réfléchir au pourquoi, et je pense avoir l'honnêteté d'admettre que ce n'est pas pour l'Inde, ce n'est pas pour les Enfants, ce n'est pas pour Les Autres. C'est juste pour moi, pour me sentir utile, parce que j'ai été élevée comme ça, et qu'il faut bien s'en accommoder.
Sauf que je ne suis pas du genre Don Quichotte : les combats perdus d'avance, ou les gouttes d'eau perdues dans l'océan, très peu pour moi. Pour m'investir, j'ai besoin de sentir que ce que je fais est utile concrètement, et "restera".
Une amie d'avant a fait du volontariat dans une école. De ce qu'elle me disait, je ressentais que ce n'était pas pour moi, car ce qui se faisait auprès des enfants n'avait pas vraiment de chance de perdurer, de "passer" dans les familles. Et si on peut faire beaucoup avec les familles, on ne peut rien faire sans elles : les enfants sont un levier, mais on ne peut pas compter sur eux uniquement pour changer les choses.
Une autre amie a rejoint un groupe qui travaille auprès d'un bidonville (on dit un slum). Ce qui m'a séduit dans ce projet, c'est l'approche globale : des volontaires, coordonnés par les travailleurs sociaux, interviennent dans l'école de ce bidonville pour donner des cours d'Anglais et animer des activités "arts and crafts" (bricolage). Je crois beaucoup à l'apprentissage par le "faire".
Mais surtout, en parallèle, il y a des ateliers ouverts aux mamans pour leur apprendre, à elles aussi, à fabriquer des objets dont elles pourraient ensuite tirer subsistance. Et en parallèle, toujours coordonné par les mêmes travailleurs sociaux, des volontaires aident à garder les petits enfants lors de crèches ouvertes pendant les ateliers des mamans.
Et en parallèle, un centre de santé et d'hygiène essaie d'aider les habitants, en travaillant sur comment / pourquoi nettoyer sa maison, se laver les mains, les dents...
Tout ceci avec des moyens dérisoires, évidemment.
Je serai une goutte dans ce projet, mais ce projet qui est à la fois global et concret, semble convenir à ce que je cherchais. Il me permettra de m'investir auprès des enfants (c'est mon métier, quelque part), mais aussi auprès des mamans.
Je crois illusoire, ici, d'éduquer les enfants si les familles ne le sont pas. On ne ferait que "plaquer" des fonctionnements artificiels, pas intégrés ni intégrables dans les familles.
Alors que si on travaille à la fois avec les mamans ET les enfants, on peut vraiment créer une dynamique (si la maman a conscience de l'importance de se laver les mains, l'enfant n'aura aucun mal à reproduire une habitude prise en classe, ou à accepter ce changement si Maman le demande).
Première rencontre sur le terrain : le 8 octobre. Aventure à suivre, donc.
25 septembre 2009
nouvelles photos
dans les albums "Gens d'ici" et "Bangalore" !
Block-printing
Il y a ici une spécialité qui vient du nord, qui consiste à imprimer des motifs avec des tampons en bois. Je vous en avais parlé lors du compte-rendu de voyage au Rajasthan, à Jaipur (à la fin de cette page-ci).
Eh bien Poonam, une Indienne qui a beaucoup vécu à l'étranger, anime des matinées "créas", et ce dernier mercredi fut l'occasion de s'amuser avec ses block-prints et ceux que nous avons nous-mêmes acheté à diverses occasions.
photo : Nathalie
On dilue un colorant dans une base (binder) de kérosène (sniffage interdit sous peine d'éléphants roses), et on ajoute un fixateur, avant d'appliquer une généreuse dose de ce mélange sur une mousse large et humide : c'est notre "encreur".
photo : Nathalie
Puis, on tamponne le bloc avec le motif sur cette mousse avant d'appliquer sur le tissu.
photo : Nathalie
Certains motifs se composent de plusieurs tampons (on applique le plus grand d'abord - les contours souvent - puis par taille décroissante les suivants) qui permettent de mettre plusieurs couleurs.
Voici mes z'oeuvres :

Le torchon de gauche est fait à partir de motifs simples, celui de gauche, la frise est un motif à deux tampons, et les motifs du centre, à 4 tampons (noir, rouge orange et jaune)... L'alignement des quatre tampons n'est vraiment pas évident !
Les frises sont construites en répétant le même court (10 cm) motif, d'où quelques problèmes d'irrégularité...
Beaucoup de tissus ici utilisent ce procédé, et c'est souvent fait à la main "only". Je regarderai maintenant d'un autre oeil ces tissus, qui correspondent rarement à mes goûts, mais qui représente un labeur et un savoir-faire certain !
24 septembre 2009
Vase clos
Finalement, au bout de 2 ans et des brouettes, malgré les départs, les nouvelles arrivées, les voyages, les activités... je me rends compte que "pour de vrai", et pas juste comme un a priori, la vie que je mène est à la limite du vase clos.
Oh, je sors de la résidence, je rencontre des gens, pas toujours les mêmes. Mais quand même. Au final, ce sont toujours un peu les mêmes qu'on croise au fil des activités et centres d'intérêt.
Samedi, je suis allée assister à une réunion de rentrée d'un programme humanitaire (je vous en parlerai), avec des amies. Pour apprendre que prendrait part à ce projet... ma voisine indienne, qui est la prof d'art créa de Mamz'elle depuis 2 ans, et qui est aussi depuis peu ma prof de dessin.
Une coordinatrice n'était pas là, mais je la soupçonne d'être ma prof de cuisine indienne d'il y a 18 mois...
C'est vraiment un bien petit monde !
23 septembre 2009
Poissard-pas-de-bol
Ce jour, grande sortie : je demande à mon chauffeur de me conduire faire encadrer 3 tableaux à 6 km de la maison.
Première surprise : 100m avant d'arriver, mon chauffeur, au beau milieu de la route, me propose de descendre car c'est galère pour garer la voiture s'il va jusqu'au magasin.
Mouais, dans ce cas là, tu me préviens avant, et tu t'arrêtes au moins sur le côté, et avec trois tableaux dans les pattes, t'es gentil, c'est pas top pratique, la descente en pleine circulation.
M'enfin bon, je descends et me rends au magasin.
Où je reste 5 minutes montre en main : l'encadrement que je veux n'est pas disponible, et celui de remplacement me donne l'occasion de "m'étonner" sur les calculs (on en est au premier des trois tableaux) :
18 inches x 15,5 inches, le tout fois 2 = 5,6 feet.
Le tour est à 70 rs le foot => 5,6 x 70 = 392 roupies.
Prix annoncé : 697 rs après de savantes manipulations de calculette. Je signale au gars qu'il y a 300 rs de trop, il me rétorque qu'il m'accorde une remise de 20%.
Oh, espèce de voleur, tu vas revoir tes calculs, oui ?
Quoi, tu m'accuses ?
Ben soit t'es un voleur, soit t'es nul en calcul !
Je sors un rien pas contente, je retourne là où le chauffeur m'avait déposée. Pas de voiture dans les environs. Je l'appelle. Il est à chailles (mais qu'allait-il faire dans cette galère ? il m'a justement déposée pour NE PAS s'engager là-dedans ???)... Je lui signale que la route est noire de voitures, qu'il en a pour des plombes à revenir, et que, entre les odeurs (les égouts sont en nettoyage), le bruit, j'en ai marre, je prends le bus pour rentrer.
Le bus arrive, mais le chauffeur m'appelle : il est "juste là".
Bon OK, je laisse partir le bus, et, mes tableaux sous les bras, cherche la voiture. Que je trouve, avec une roue en l'air.
Après vérification, c'est bien la voiture, avec mon chauffeur dedans, une roue bien profondément ancrée dans une ornière géante, et la roue opposée en l'air, le capot au sol.
J'ai fait demi-tour, je suis allée prendre le bus, et basta.
Je sais bien que "ça arrive". Mais lui, ça lui arrive tout le temps !
Il n'a vraiment pas de bol, vraiment. Et pas trop de jugeotte non plus,
quand même.
Il est rentré presque en même temps que moi, mais je lui ai juste dit "est-ce que tu comprends pourquoi il est hors de question de t'augmenter ?"
Pauvre Caliméro. Les chauffeurs des copines sont payés plus que lui. Mais les copines ne se font pas "descendre" au milieu de la route chargées comme des mules, et n'ont pas à rentrer en bus, elles.
22 septembre 2009
mieux vaut tard que jamais
Je me suis rendue compte qu'il n'y avait pas d'album photos de notre passage à Kuching, Sarawak, sur l'Ile de Bornéo en Malaisie, novembre 2007.
Deux ans plus tard, voilà cet oubli réparé ! ici


















