expat' à Bangalore

notre expatriation en Inde, l'aventure au quotidien, des anecdotes, des photos, des voyages, des conseils pour préparer votre arrivée ici, à Bangalore.

30 novembre 2009

Ranthambore, sur la route

Avant de vous raconter en détail notre aventure, voici juste quelques photos volées sur la route... près de 5h de bus, pour aller de Jaipur à Ranthambore (au lieu des trois annoncées) - et même punition au retour, ce qui, ajouté à l'avion (et le trajet maison => aéroport), donne quelques 12h de voyage pour atteindre notre destination. Faut vraiment le vouloir, juste pour 2 jours sur place...

Le matin de notre départ, il y avait du brouillard. Rien de formidable, mais suffisamment tout de même pour mettre l'aéroport dans tous ses états. Le contrôle de Sécurité affichait une queue monstrueuse, et les tableaux d'information indiquaient un nombre conséquent de vols retardés. On (le groupe, ou une partie) s'est alors dit que notre vol partirait après tous les avions déjà en retard, et qu'on avait donc tout notre temps pour siffler un café tranquilles.

Avant de réaliser que notre vol à nous, quoique n'apparaissant pas sur les tableaux, était bien prévu à l'heure : c'est donc in extremis qu'on s'est présentées à l'embarquement !

Le vol a fait escale à Mumbai, ce qui nous a laissé assises dans l'avion pas mal d'heures au total... Mais l'excitation aidant, ce ne fut pas aussi éprouvant qu'au retour. Ont suivi derrière les fameuses 3h = 5 de bus sur une route dont le dernier tiers me rappelait fort la route des écoles au temps (ce bon vieux temps) de notre installation, celle avec des trous, des ornières et des travaux de partout.

Quand on a fini par arriver, ce fut pour découvrir un hôtel fort sympathique, mais dont la chambre qui nous était allouée, malheureusement, avait un léger problème de chauffe-eau. La douche froide, dans tous les sens du terme !

Mais le buffet du soir était bon, l'ambiance agréable, et l'expectative toujours forte : verrions-nous des tigres ??? (la suite, demain !)

Donc aujourd'hui, des photos de bord de route, côté Rajasthan :

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Posté par virgolambre à 09:08 - Voyages, en INDE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

De retour

Coucou tout le monde,

On est rentrées (Mamz'elle et moi) de notre périple à Ranthambore. Laissez-moi quelques heures, et je répondrai aux messages.

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29 novembre 2009

idées bizarres

J'ai des idées bizarres, quand on y pense.

Je viens de passer une heure sur le Net, à chercher des infos sur ... comment choisir son aspirateur* ! Incollable (enfin, presque) sur les histoires de dépression, puissance utile, décibel... J'en ai même fait une petite fiche, qui va rejoindre celles des "choses à acheter avant de partir", des "choses à vendre avant de partie", des "choses à faire avant de partir" etc.

Nan, mais je vous jure !

Sur le coup, ça me paraissait super important, essentiel même. Eh, vous allez nous marrer : j'ai même regardé sur Ebay, et tout... Genre, j'aurais eu 500 euros de dispo, j'aurais acheté un "aspirateur - nettoyeur vapeur" là, tout de suite. Heureusement que je garde un reste de pied sur terre (et un compte en banque perso désespérément famélique) !

A mon avis, je vais en avoir d'autres, des idées fixes idiotes ! C'est rigolo, d'un certain point de vue, de constater comment le cerveau gère le stress, détourne cette énergie pour l'évacuer en faisant croire qu'on avance (hop, l'aspirateur, c'est réglé), alors qu'en fait, c'est juste du vent.

Mais non, je ne stresse pas à l'idée de reprendre une vie normale (celle avec le ménage, le boulot...) ... 'Suis au contraire super zen, puisque j'arrive à voir que je stresse malgré tout.


* j'ai horreur de passer l'aspirateur, c'est bruyant, c'est un rocher de Sisyphe, faut y passer des heures si on veut que ce soit efficace.
Avant, on avait du carrelage, mais comme c'était froid, on a mis des tapis et de la moquette dans les deux chambres. Une galère.
Ici, en Inde, j'ai acheté un aspirateur (LE modèle dispo, que tout le monde a), mais ma maid ne s'en servant pas, et la bête étant absolument nulle, j'ai revendu.
Là, comme on va rentrer et changer de logement, je compte bien, surtout avec 2 chats, avoir du carrelage ou mieux, du parquet. Mais Lui, il veut de la moquette et des tapis...

Alors soit Lui se démerde et passe "son" aspirateur sur "sa" moquette (il en est capable, mais je doute qu'il le fasse assez souvent à mon goût), soit je prends les devants et achète un aspi qui tienne la route, de sorte que la tâche ingrate prenne le strict minimum en temps et énergie.

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28 novembre 2009

histoire de filles

billet "girlie" aujourd'hui. Messieurs, euh, on ferme les yeux, SVP.

Je ne suis pas du genre à surveiller la balance. De toute façon, ce n'est pas comme s'il y avait quelque chose à faire : j'ai appris depuis longtemps que mon poids fait ce qu'il veut, et que mon rapport à la contrainte me rend tout régime absolument inenvisageable.

Bref, en arrivant en Inde, assez rapidement, la balance a affiché +8 kgs, et le différentiel a fini, un peu plus tard, à +10 kgs. Ouais, carrément. Vu ma petite taille, y'a pas, ça se remarque.
J'ai mis ça sur le compte de la bouffe ici, du fait que l'absence de froid fait qu'on consomme moins de calories, et j'ai aussi bien pensé à remercier Mirena. Et sport ou pas sport, rien à faire, l'aiguille de la balance n'avait pas l'air de tenir compte de quoi que ce soit.

Ben visiblement, Mirena n'y est peut-être pas pour grand'chose, ou alors son effet s'estompe, car depuis septembre, et sans rien faire, voici que la balance indique -7kgs.

Normalement, quand je stresse, je compense en mangeant. Depuis septembre, il y a eu quelques moments pas sympas à gérer, liés au travail de Lui.

J'ai stressé, et stresse sans doute encore (mince, on parle quand même DU retour, le grand, le vrai, la fin de la parenthèse, avec son lot d'indianeries, et tout ça pour aller reprendre du collier en sarkobruni - avouez que c'est du pur masochisme, non ?), et j'ai pas compensé.

Ceci étant, l'absence de Côte d'Or, de Nougatti et de Haribo doit certainement jouer... Bon, en même temps, j'en ai pris plein en Australie (des bonbons - des "liquorice" découverts en Nouvelle-Zélande, quel bonheur de les retrouver en Australie... 3 paquets en 15 jours, pas mal, hein ? Mais là, c'était pas de la compensation, plutôt de la joie !), et ici, je trouve du Nutos. Mais je ne me souviens pas avoir fini un pot à la petite cuillère récemment. Aujourd'hui, sur le pain, j'ai pas eu envie de Nutos, juste de lamelles de fromage.

Alors soit je ne stresse pas, soit mon stress a dépassé la limite de la compensation par la bouffe.

Est-ce que je déprime à ce point que même le Nutos ne compenserait pas ? Ou tout simplement, le fait de savoir qu'on rentre a supprimé un stress que je n'avais pas identifié ???

(Ou Mirena ne fait plus effet, et on risque d'avoir une surprise - et ne comptez pas sur moi pour renouveler l'expérience du gynéco ici : voici 18 mois que j'évite la piscine, et je sais bien pourquoi, alors je ne vais pas aller "me faire voir" juste au cas où Mirena aurait ses ragnagnas !!!)

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27 novembre 2009

Photos : ah ouais, quand même !

Avant de partir, j'ai le projet de trier quelques photos, et d'en faire tirer des agrandissements. Du coup, j'ai passé un peu de temps à me replonger dans les archives un peu anciennes.

Le compteur marque quelques 9,000 photos depuis notre arrivée ! Sachant que j'en jette régulièrement, et beaucoup, je n'ose imaginer combien de fois j'ai appuyé sur le déclencheur...

Les voyages, Monde et Inde, comptent, eux, dans les 7,400 photos. Vas-y, Cocotte, sors-en une dizaine, allez, une vingtaine du lot...

Je ne me rendais vraiment pas compte de l'ampleur de la tâche. Et encore, je "connais" un peu mes photos, j'ai déjà trié, renommé, la plupart et, entre les albums photos sur ce blog et ceux tirés sur monalbumphoto.fr, ça me faisait penser que la chose serait aisée. Eh bien, j'en redécouvre encore, et en choisir une ou deux parmi les centaines prises lors de chaque voyage, c'est un sacré challenge !

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26 novembre 2009

Ranthambore, nous voilà !

Ce matin, Mam'zelle et moi prenons l'avion avec notre prof commune d'arts et un groupe de participants pour nous rendre dans une réserve "Tiger Sanctuary". Au programme, safari dans la réserve, vers le vieux fort (j'espère) où quelques 25 à 40 tigres s'ébattent, et visite du village qui a été déplacé hors du site lors de la création du parc dans les années 75-80.

A cette époque, ces gens étaient des forestiers, vivaient de la chasse, de la cueillette. Ils ont été déplacés, déracinés, avec pour solution l'alcool, le braconnage.
Des ONG se sont alors proposés d'aider ces habitants à trouver une autre voie que le braconnage. Et dans ce village aujourd'hui (j'en saurais davantage après la visite), les gens sont devenus artisans et produisent plein d'objets, lampes, sacs, objets de déco, qui sont revendus ensuite dans des boutiques un peu partout. Je ne sais pas si on peut parler de commerce équitable, car je n'ai pas idée de la part qui revient aux producteurs sur le prix de vente. Je sais juste que ma prof et voisine travaille en lien depuis des années, propose des idées, des patrons, et revend la production dans son magasin, au côté d'autres objets d'artisans divers (potiers, bijoutiers...) créateurs individuels ou ayant monté une petite structure de production avec quelques employés.

Détails pratiques : c'est un tour "privé" organisé avec un tour opérator : on prend l'avion (Bangalore <=> Jaipur, bizarrement, y'en a pour 4 h, je soupçonne une correspondance à Mumbai) puis un mini-van climatisé De Jaipur à Ranthambore. 200 km... 4h environ (3h annoncées, je me trompe peut-être en pensant que c'est optimiste - je me souviens que les routes m'avaient semblé moins pire dans le nord).

Le programme prévu :

vendredi :

7h - 10h, trek dans le fort (le vieux j'espère). Petite explication de texte : alors Trek, normalement, c'est à pieds. Le vieux fort, y'a des tigres. Je ne crois pas qu'on va y aller à pied... c'est sans doute un "safari" en jeep, ou si c'est vraiment un trek, ce sera sans doute loin des bêtes. Moi, j'ai envie, même pas peur tout ça, mais je ne voudrais pas me faire des illusions.

10h, petit-déjeuner (oui, après une balade de 3h)

11h-13h30, visite des potiers au village.

repas, puis 14h30-19h, safari (en voiture donc, normalement)

Samedi :

6h30, Safari,

10h30, petit-déj'

Présentation du projet Dasktaar (voir billet ici) dans un autre village, atelier de block-printing

Rencontre avec les tanneurs du village, retour à l'hôtel.

On s'envole donc ce matin, et on revient dimanche soir. Je vous raconterai, si on revient, Mam'zelle et moi, toutes entières. D'ici là, quelques billets enregistrés vous tiendront compagnie !

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25 novembre 2009

Un point des évolutions alentours

Je réside sur Whitefield, et me rends assez peu, en moyenne, en ville.

A notre arrivée, on allait acheter la viande en ville, à New Frosty's sur Indiranagar (boucherie la plus proche mais pas la plus propre), à Bamberry's sur Richmond rd, à Pork Ham Shop, sur MG Road. Minimum : 40 minutes trajet simple (soit 2h au plus juste, 3h en général), s'il n'y avait de bouchon sur Marathahalli, sur Airport Rd, etc. Le pont de Marathahalli était en construction, générant un sérieux "ralentissement".
Aujourd'hui, le pont est terminé depuis un an, le ralentissement existe toujours aux heures de pointe, mais rien à voir avec avant.
New Frosty's et Pork Ham Shop ont tous deux ouvert une branche sur whitefield : temps pour acheter de la viande ? moins de 30 minutes, selon la rapidité du boucher / poissonnier.

A notre arrivée, venait de s'ouvrir à Kundanahalli, le Cosmos Mall, un centre commercial avec supermarché, une petite librairie/papeterie et des magasins de fringues. C'était tout neuf, c'était tout près, et ça changeait de Foodzone.
Puis au fil des mois, des années, ont suivi d'autres supermarchés : Foodworld, à 5 minutes de la résidence, Foodzone, s'est offert une nouvelle jeunesse, MK Retail, puis Spar, plus loin mais bien achalandé.
Dans ces supermarchés, progressivement, et fonction de l'approvisionnement toujours surprenant, on s'est mis à trouver des conserves ! de légumes (des "beans" à la mode américaine, mais aussi du mais, des petits pois, des asperges), et surtout de thon (de bonne qualité, la marque John West), de sardines, et même parfois de saumon ! On trouve même un peu de charcuterie.

A notre arrivée, charcuterie, pain et fromage représentaient un véritable challenge. Depuis, Breadwoks, Daily Bread, et surtout Mariannick nous facilitent la trouvaille de pain "non de mie". Pareil pour les fromages : j'en trouvais un peu dans les restos (Olive Beach, Sunny's) qui proposaient de la vente à emporter, mais maintenant, on trouve dans pas mal de commerces les fromages que Daniel Dubosclard importe de France. En parallèle, les mozarrella, ricotta, mascarpone produites localement (et très bonnes) sont devenues plus faciles à trouver.

A notre arrivée, difficile de trouver des outils, à moins de parler couramment Kannada ou d'avoir un chauffeur bricoleur capable de savoir où trouver un marteau, une pince... Depuis Hometown a ouvert, avec un rayon électricité - réduit, mais propre et bien présenté, plomberie, bricolage. Ce n'est pas un Casto, faut pas rêver, mais ce fut déjà beaucoup ! Hometown propose aussi des meubles, des rideaux, de la vaisselle... et c'est à 20 minutes à peine.

A notre arrivée, aller à Indus ou TISB, c'était 45 minutes d'une route en terre, cabossée, et en travaux, avec des déviations à n'entreprendre qu'en 4x4. Depuis, la route entière a été refaite, est terminée : on ne met plus que 20, 25 minutes pour se rendre aux écoles.

A notre arrivée, la résidence proposait quelques activités : yoga, danse bollywood, tennis. Pour le reste, il fallait aller en ville, ou profiter des sessions organisées par Poonam dans sa ferme pour s'initier à quelques activités créatives. Depuis, il y a une école de musique, et un groupe d'animation sur ordinateur, un atelier artistique, et un autre de théâtre proposent des formations ou des cours tout proches !

A notre arrivée, la librairie sérieuse la plus proche se trouvait en plein centre ville (re-long en voiture). Depuis, des Crossword ont ouvert, avec livres, DVD, CD... un peu partout. Et cerise sur le gâteau : le tout nouveau mall "Forum Value", petit frère du Forum du centre-ville, a ouvert en juillet dernier, et vient de s'ouvrir dedans un Crossword !

A notre arrivée, dès qu'on quittait la résidence, on marchait dans la m... ou sur la route. Depuis, les égouts ont été couverts et là, des trottoirs (des trottoirs !!! vous vous rendez compte ???) sont en cours de construction : on peut aller au nouveau mall à pieds, en restant presque tout le long sur des trottoirs, et sans odeurs d'égouts (sauf vers Varthur, mais c'est à cause du lac).

A notre arrivée, peu de magasins de sport : un au centre-ville, pour golf, sports de raquettes, un peu de matos piscine, et le reste, ben... Un autre magasin "danse et fitness" a ouvert par la suite. Côté vélo, Bangalore comptait peut-être un ou deux magasins avec des "vrais" vélos. Depuis, la marque Firefox s'est répandue, avec des vélos lourds mais plus confortables et moins défaillants. Et, encore une autre cerise sur le gâteau : depuis avril, Décathlon (!) a ouvert ses portes aux heureux membres des entreprises qui y ont ouvert un compte : un peu comme Métro, l'accès est réservé aux "professionnels", et les prix sont détaxés. Et, sans confirmation officielle, il semble qu'un point de vente "aux particuliers" soit en train de se monter au nouveau Forum Value Mall (celui qui est à 5 minutes de la résidence) via le Crossword (la librairie revendrait du matos de sport / camping - oui, c'est possible ici !). Incroyable, quand on y pense !!!

Tiens, dans ce mall, y'a même une ... chocolaterie (Bliss). Rien de comparable avec les excellentes patisseries de France, mais honorable tout de même.

Bref, à notre arrivée, les gens déjà là s'étonnaient de "tout" ce qu'il y avait d'accessible par rapport à leur propre arrivée. Et moi, aujourd'hui, je liste avec étonnement tout ce qui est accessible par rapport à notre arrivée à nous.

Finalement, maintenant, Whitefield, c'est "facile". Ce n'est plus seulement du gâteau : y'a tellement de cerises que c'en est devenu une Forêt Noire !!!

Je serais curieuse de voir, d'ici deux ans, tout ce qui aura encore changé !

Posté par virgolambre à 02:40 - BANGALORE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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24 novembre 2009

Ne pas y penser déjà

(Plein d'infos pratiques dans les commentaires)

On est en train d'attendre. D'attendre de savoir si Lui aura ou pas un poste, à Grenoble ou pas. En attendant, on ne peut quasiment rien faire.
On ne sait pas non plus quelles sont nos conditions de retour : aura-t-on droit à un container bateau, comme tout le monde, ou, une fois de plus, nous ferons-nous avoir ? Parait qu'il y a une "charte". Elle a eu l'air de bien changer, d'un expat à l'autre au cours des 2 dernières années, mais il parait aussi que ce coup-ci, c'est fini les extras, tout le monde à la même enseigne.
Mais donc, pour le moment, on ne sait pas quel volume nous est alloué. Ni combien ça coûte de rajouter un peu. Ce qui rend difficile la répartition des affaires à prendre / à vendre.
On a du racheter pas mal de meubles, la maison étant louée meublée, mais meublée à l'indienne : table et chaises dans un état effrayant, canapé confortable mais dégueulasse, pas d'armoires ni d'étagère sauf un dressing qui ne suffit pas à stocker le linge de 3 personnes + le linge de maison. On a remeublé. Pas tout, mais tout de même.

Tout ceci ne nous suivra pas, nous avons déjà nos anciens meubles en France, en garde meuble. En même temps, il y a quand même des meubles coup-de-coeur, et je me dis que l'aventure finie, ce sera un bon souvenir que d'avoir ces meubles au quotidien comme trace des 3 ans à Bangalore.

Alors je liste, je reliste, je mets des "priorités", que je change le lendemain. Je réfléchis à comment étiqueter les meubles pour m'y retrouver le moment venu. De temps en temps, j'ouvre un placard, et me demande : de tout ce qu'il y a là, qu'est-ce qui nous suivra ?
J'achète aussi, des verres, des tasses, une horloge... pour "en France".

On ne sait pas encore où nous habiterons. Nous avons un appartement, mais il est loué, et trop petit maintenant pour accueillir ne serait-ce qu'un tabouret en plus de ce qui est en garde-meuble. On comptait acheter, si possible, avant d'arriver. On va finalement louer, et rester dans les cartons en attendant de trouver un logement à acheter.

Voilà : 4 mois avant le départ, j'ai déjà l'esprit aux cartons, et je sais que j'en ai pour une petite année avant de les poser "pour longtemps". Comme il faut bien quelques mois de plus pour vider tous les cartons une fois dans un logement "pour longtemps", me voici au pied de presque 18 mois de "cartons".

Comment on vit, avec cette perspective ? Quel impact ça a sur le moral, l'énergie, de vivre ainsi, sans trop savoir de quoi demain sera fait ? Je me raisonne : on n'y est pas encore, pas la peine de se faire des nœuds au cerveau tant qu'on n'est pas "dedans". Mais il n'empêche que c'est dur de ne pas envisager tout cela.

C'est comme grimper une montagne : regarder ses pieds, et avancer, ne surtout pas regarder vers le sommet. Un pas après l'autre, même si c'en n'a pas l'air, on s'en rapproche, de ce foutu sommet. Garder le rythme, avancer.
Mon sommet, c'est mon chez moi, rangé avec mon désordre habituel, c'est ma famille, à l'aise dans ses projets. Mon sommet, il est loin devant, et moi, je marche, je garde le rythme.

J'ai horreur de marcher en montagne.

Posté par virgolambre à 02:47 - Retour... - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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23 novembre 2009

3 chats, n'en jetez plus, la maison est pleine !

Une amie passe du bon temps aux îles Andaman. Je garde son chaton, qui doit avoir 2 mois et quelques.

Les chats, les nôtres, ont fait la tête quand "la crotte" a débarqué. Après une période d'isolement dans la chambre d'amis une petite journée (isolement des chats, moi, je naviguais), tout ce petit monde s'est rencontré brièvement. Ce fut assez cordial, surtout de la part du gros père Indi, très, très intéressé.
Kéa a proposé immédiatement de mettre "la crotte" à sa place, à la poubelle. Mais c'était de pure forme.
"La crotte" était presque le plus surpris, le plus réticent à la rencontre :

Mumbai_17_nov_chez_virginie__8_

Indi s'est collé au chaton dès la seconde journée, Kéa a continué à penser que la place du machin surexcité était, sinon à la poubelle, en tout cas, pas dans ses pattes.

3 jours après l'arrivée du gremlins, c'est la joyeuse foire, avec trois chatons (eh oui, certains n'ont jamais quitté l'état de chaton, et d'autres y sont retombés !) qui courent, sautent, se poursuivent partout.

On avait déjà du mal à circuler entre Indi qui nous tourne dans les jambes dans les escaliers, Kéa qui traverse la maison à la poursuite de sa tomate - je ne vous parle pas du cirque dans la cuisine quand c'est l'heure de la graille - et selon l'horloge biologique d'Indi, c'est toujours l'heure de remplir la gamelle.

Avec l'arrivée de "la crotte", comment dire... j'ai découvert ma "limite-chats". 3, ça se gère encore. Mais pas plus, je pense.

"La crotte" s'appelle Mumbai (nom indien de la ville de Bombay), c'est un beau chaton poils longs, aux grandes patounes, aux grandes oreilles, tout noir, et très joueur, à ronronner à la moindre attention.
Il s'est vite fait à la maison, même si on maintient une distance : faudra bien qu'il retourne dans son chez-lui à la fin ! Alors, comme Môssieur s'invitait déjà dans le lit le premier soir où on ne l'avait pas laissé dans sa pièce, c'est décidé, il restera pour la nuit dans son petit chez-lui temporaire, pour que nos chats continuent, eux, d'être chez eux.

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22 novembre 2009

La mise au Français de Mam'zelle

Je suis assez "froide" sur les questions pourtant essentielles de pas mal de mamans ici, en ce qui concerne le Français de ma puce.

Depuis notre arrivée, je n'ai tenu que peu de choses : parler un français correct en évitant autant que possible de mettre des mots Anglais dans les conversations, lui lire des histoires si possible chaque soir, et proposer à Mam'zelle les traductions d'expressions anglaises qu'elle utilise. En gros, c'est tout, car j'étais et suis encore persuadée que le plus dur, c'est le côté technique (le déchiffrage), et que cela soit acquis en Anglais ou en Français n'est pas important. Donc pas de cours de Français, ou très peu pour ne pas créer de frustration (je donne des cours à d'autres enfants, Mam'zelle peut développer une pointe de jalousie excusable).
L'accent a été mis sur l'école un peu (savoir lire / écrire / compter / calculer - en Anglais), et le bon temps avec les copains. Je précise que Mam'zelle, ex-Titpuce, est arrivée à l'âge de 5 ans, et qu'elle a fait tout son apprentissage en lecture / écriture en Anglais "only". Elle aura 8 ans en févier 2010.

Maintenant que le retour se précise (enfin, on sait qu'on ne reste pas, le reste est encore flou), je constate avec joie, étonnement et une pointe de fierté, que Mam'zelle se débrouille plutôt pas mal en Français avec au compteur disons 4 ou 5 "leçons" étalées depuis ... juin (vacances obligent) à maintenant. Enfin, elle se débrouille bien en lecture, car je n'ai rien tenté en écriture.
Elle a une technique amusante à observer, car en fait, elle déchiffre à l'Anglaise, puis francise la prononciation en reconnaissant les mots (d'où l'importance de maintenir un bon bagage de vocabulaire e Français). Le tout assez vite, en fait.
Voici le genre de petites choses qu'elle peut lire aujourd'hui, en mettant le ton à voix haute, et sans ânonner :

Zouk, la petite sorcière qui a du caractère


Ce matin, Zouk est très fière. Son papa, Saluléga, l'emmène dans sa grande voiture visiter son usine : l'usine "Sorcellerie et Compagnie".
Saluléga explique à Zouk :" Cette machine fabrique des robes et des chapeaux de sorciers, et celle-là, des baguettes et des balais. Et voici "l'ordinateuteur" (oui, y'a pas de faute de frappe) qui commande toute l'usine. Tu appuies sur ce bouton pour choisir la couleur et la forme que tu veux ! A la fin, cette machine met dans des cartons les costumes complets avec chapeau, baguette et balai. Puis, les sorciers du monde entier viennent les chercher."
"Bon, il faut que j'aille travailler, maintenant, dit Saluléga. Sois sage, ma zoukette !" Et il file dans son bureau.
Mais Zouk est une petite sorcière qui rêve de devenir une princesse. Alors, elle appuie sur le bouton rose... et les chapeaux, les balais, les robes deviennent roses !
Hop ! Zouk a une belle robe rose de princesse... Comme elle est contente !

Mais les autres sorciers, eux, sont très très fâchés. Heureusement, Saluléga est là ! Vite, il court et il dit sa formule magique : " Abracadabroir ! Tout le monde en noir !"
Et tout redevient comme avant. Il gronde un peu Zouk, puis lui pardonne. Et Zouk promet de ne plus recommencer... jusqu'à la prochaine fois ! (Serge Bloch)

Ça n'a l'air de rien, ce petit texte, mais il est truffé de petites difficultés, surtout pour un enfant qui a appris à faire sonner toutes les lettres. Le concept de lettres muettes n'existe quasiment pas en Anglais, et pourtant, Mam'zelle ne s'est pas fait avoir.

Comme quoi, rien ne sert de courir, il faut partir à point. J'espère que la suite se passera aussi bien !

Posté par virgolambre à 02:43 - Retour... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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