Oui, encore un message (5 en 4 mois, je ne vous inonde pas !) sur "moi moi moi" et mes interrogations métaphysiques.

Les amis de Bangalore me manquent. Les activités et le temps libre de Bangalore me manquent aussi. Les surprises du quotidien, ces trucs qui me faisaient réagir (bondir, sourire...) me manquent.
Ici finalement, tout est connu, attendu. Et je tolère mal les incompétences rencontrées de-ci, de-là, sans doute parce que j'ai idéalisé ce qui se passe en France quand j'affrontais les incompétences indiennes.

En même temps, j'ai peu de temps pour me lamenter et ressasser le passé. Mais je me prends souvent à y repenser furtivement, à me dire "bon, quand tu rentres, tu envoies un mail à ..."

La reprise immédiate du boulot était peut-être prématurée ; il reste beaucoup de choses à traiter, pas liées directement à notre retour, mais à notre réinstallation. Tout est remis au week-end, qui nous voient fatigués et finalement peu efficaces, ou par grosses journées sporadiques.

Je me demande tout de même si cette vie de fous (gérer tout le quotidien sur 1 jour ouvrable - 2 si je compte le mercredi parce que j'ai la "chance" d'être instit) était vraiment la nôtre avant l'expat. Et si l'expat n'a pas mis en relief cette folie habituelle, que je gérais sans conscience ?