5 ans après notre retour, et 4 ans quasiment depuis le dernier message de ce blog, y'a comme une nostalgie qui me colle une baffe.

Qu'est-ce que j'ai pu râler !!! Je râlais pour de vrai, mais je me souviens (ou est-ce un tour de passe-passe de mon cerveau ?) que malgré tout, j'avais une tendresse et une certaine admiration pour les gens que je voyais ; ceux que je fréquentais au quotidien bien sûr, mais aussi tous les autres. Quelle vie ils affrontaient, avec le sourire, avec de la chaleur au fond des yeux (OK, certains étaient purement méchants, mais des c###, y'en a partout) !
Il faut vraiment voir ce blog comme un exutoire aux tensions que créent une plongée longue en milieu si décalé de mes propres références / fonctionnements.

Je n'ai pas su garder le contact avec nos amis de là-bas ; je ne suis pas assez sociable dans la vraie vie, et je n'ai pas su non plus préserver du temps (pétard, ce "temps" ! comme je lui cours après !!!) pour cultiver ces relations pourtant chéries, quelque part au fond de moi. Je n'ai pas oublié, j'ai juste... je ne sais pas, mis "tout ça" entre parenthèse pour réussir à revenir à la vie en France. Vie que j'ai remplie de ma famille, de mon travail, et des chats !

Alors c'est un beau gâchis, car maintenant que le retour est digéré (ou en cours de digestion ; je crois que ce retour a été bien plus traumatisant que le départ), c'est un peu tard pour aller saluer les copines de cette autre vie.

Voilà : à ne pas faire au retour : reporter les mails aux copines au point que c'en deviendrait indécent d'y répondre passé un temps trop long...

En fait, quand on accepte une expat, on en accepte deux : le retour al païs en devient une également, sauf qu'elle n'a pas de durée prévue. Et ça, je ne savais pas.