26 décembre 2009
Zoo de Bannerghetta
On y était allé il y a environ 2 ans. Et je n'avais guère aimé : des enclos minuscules (la palme aux hippopotames !), souvent nus (de la terre battue et point barre), ça m'a déprimé sec et m'a fait comprendre à quel point j'ai eu de la chance de visiter des zoos d'un autre genre.
Mais je n'arrête pas de rencontrer des gens qui y sont allés récemment et ont relativement aimé. J'ai fait ma curieuse, suis allée voir sur le net des articles : peut-être que j'exagérais (la saleté, les odeurs, la tristesse), peut-être que le zoo avait été rénové, repensé, peut-être que, quand j'y étais allée, j'étais tombée sur une mauvaise période ?
J'y suis retournée, pour sortir Mam'zelle pendant ses vacances. On a embarqué un de ses copains, et on y a passé une grande partie de la journée.
On a fait le "grand safari" ce coup-ci (un tour en bus encagé dans des enclos naturels, espèces séparées - tigres, tigres blancs, lions et ours locaux), il y avait peu de queue (20 minutes, et encore, on s'est fait appelés pour compléter un bus qui avait 2 places libres - nous étions 3, mais on est en Inde, et quand il y a de la place pour 2, c'est qu'il y en a pour 3 au moins) et ... je suis sans doute exigeante, mais j'ai trouvé les espaces bien trop petits. On voit les animaux, c'est sûr, mais ce n'est pas étonnant, ils n'ont guère la place d'échapper aux regards (et aux cris, l'Indien étant très expressif).
Le zoo lui-même est comme dans mes souvenirs. Les enfant couraient d'un enclos à l'autre, ne prenaient guère le temps d'observer : je n'ai vraiment pas insisté, d'une part, il n'y avait rien à observer à par des tics, et d'autre part, ça m'arrangeait : plus vite les enfants auraient fait le tour, plus vite on rentrerait !
Je ne saurais conseillé cette visite si vous êtes sensibles à la cause animale. En même temps, ce n'est pas non plus comme s'il y avait pleiiiiinnnn de trucs à voir pas loin avec les enfants à la demi-journée (disons que si on évite tout ce qui est - pas propre, -pas sûr, -pas respectueux de l'environnement... ben... on ne sort pas). Après, "c'est vous qui voyez", bien entendu, et d'autres personnes ont trouvé cette visite intéressante (mais l'intérêt est-il dans les cage ou autour ?).

Photos : le safari ("grand safari", en bus) :

des bison gaurs


Noun'ours (ours lippu, espèce menacée)

grrrWouah (je ne sais pas si ces 3 lions sont originaires d'Inde - il reste dans les 200 lions indiens dans la réserve de Gir - ces lions sont la variante asiatique du lion africain)

Rrrrr... Zzzzzz... (tigres blancs - des tigres "normaux" étaient dans des enclos avant, et dans des bâtiments plus loin, souvent de jeunes tigreaux encagés. Pour quelles raisons, mystère - un élevage - légal ??? - ? une "nurserie" pour assurer la croissance des jeunes alors que la place est insuffisante dans le parc des adultes ? Un "tour de rôle", genre quelques jours en cage, quelques jours dans les enclos ? Je ne sais pas, et si j'avais demandé, je n'aurais eu aucune certitude que la réponse soit ni vraie ni sincère)

Miam ! (à l'entrée, au niveau des guichets)

Miam ??? (great pied hornbill réclamant des chips)

Hip' eau ? (et encore, ces deux-là ont de la place, sans doute un traitement de luxe le temps de l'allaitement. A côté, ils sont 3, dont un énorme et deux autres gros dans un bassin de 6 m sur 10).

Un petit tour en éléphant ? (rassurez-vous, en plus d'être dans un "enclos" de terre battue, les adultes sont enchaînés - précaution indispensable, entre la force des bêtes et la bêtise des humains qui viennent les houspiller, y'aurait largement de quoi favoriser des drames)

star indienne (indian star tortoise - tortue étoilée d'inde)
Dans les visites de Bangalore à faire avant de partir, y'a aussi Wonder-la. Avec un très chouette site internet. J'hésite... c'est un peu loin, on se baigne habillé : il vaut mieux attendre mars et n'être pas sensible aux mycoses. Mais je pense qu'on finira par y aller. Je vous raconterai !
19 décembre 2009
Shopping (presque) relax sur 100 ft Road
Mardi dernier, avec des copines, nous avons pris la direction de 100 (hundred) feet Road, dans le quartier d'Indiranagar.
C'est une longue avenue (2x2 voies en théorie, mais bon, quand y'a de la place pour deux voitures de front, on peut rajouter des vélos, des motos, des rickshaws) bordées de grands flamboyants, de magasins, de maisons. L'avenue est immense, les magasins variés mais espacés : heureusement, il y a de larges trottoirs (enfin, faut quand même regarder où mettre les pieds, car les trottoirs sont assez défoncés), et l'ombre des arbres est la bienvenue.
Les adresses que j'aime sur/près de 100 ft Rd :
- juste au début de la rue, quand on arrive de whitefield et qu'on descend du fly-over (grand échangeur aérien), on prend la première à gauche. Au bout de 300, 400 m (en gros), sur la gauche, il y a, côte à côte, Sorbet , et surtout Bright. Sorbet est une épicerie fine, Bright propose des lampes d'ambiance originales, comme j'aime, mais un peu chères (moins qu'en France, mais à peine).
- Ants (depuis le Fly-over, continuer tout droit et prendre la 14th main cross à droite, puis tout de suite à droite), une boutique de commerce équitable qui propose textiles (belles soies sauvages), poteries (pots à eau, théières, tasses, pot à feu...), de la vannerie (lampes, sacs). Très belle boutique, avec un coin café à l'étage.
- Pete's Furniture, juste à côté de Ants, sorte de brocante avec des meubles retapés. Je n'y étais plus allée depuis très longtemps, et j'ai bien aimé y retourner.
- 100 ft Boutique-Restaurant, sur 100 ft Rd, juste en face ou presque de la 14th cross : ces trois adresses sont à 3 minutes l'une de l'autre ! C'est un resto (terrasse et étage), qui abrite 3 boutiques (fringues, linge de maison, artisanat local : musique, déco, bijoux, poteries, lampe, papeterie...) à écumer le temps que la commande arrive. Le resto est plutôt orienté continental, tendance méditarrénéen, voire carrément grec : avec les filles, on s'est pris une série d'entrées que nous avons partagées, un régal !
- Soma (et pas SoMany), bien plus loin dans la rue (on traverse 2 ou 3 rues perpendiculaires), pas facile à trouver car le magasin est en étage. On y trouve du linge de maison (nappes, draps, couettes) typé cotonades de jaipur (imprimé fleuri), un peu de vaisselle, du textile (pyjama, saris, kurtas), des trousses (de toilettes, des étuis à lunettes...), bref, un tas de petites choses sympa dans un style frais (relativement sobre - pas de paillettes, de dorures, plutôt un style fleur bleue).
Il y a d'autres magasins intéressants, plus haut sur la rue, mais je n'ai jamais eu le temps de pousser jusque là ! (rappelons qu'on part vers 10h pour arriver vers 10h40, histoire de trouver des magasins ouverts, et qu'il faut commencer à rentrer vers 14, 14h30, pour être à la maison quand Mam'zelle revient de l'école)
En quittant 100 ft Rd en direction de l'outer-ring road, on s'est arrêt́ée à :
- Mother Earth (3 étages de produits dans un genre rustique-déco, avec vaisselles, meubles, objets déco, linge de maison et vêtements),
- et tout près, Thar (qui était avant sur 100 ft Rd et qui a déménagé il y a... je ne sais plus : 1 an, 1 an 1/2 ?), une référence en matière d'ameublement dans la communauté expat (style traditionnel mais sobre - on trouve aussi nombre d'objets déco, statuettes, cadres, miroirs superbes).
Addenda :
Une fois à Mother Earth, on n'est plus très loin de Oasis Center (on a quitté Indiranagar et on est sur Koramangala), son Spar (supermarché au 4ème), son Lifestyle (3 étages, comme des Galeries Lafayette en petit), son Cream and Fudge Factory (glaces au 5 ème).
Une fois à Oasis Center, on n'est plus très loin (voire tout près) de Wood and Wicker's, une bonne adresse pour des meubles de qualité, et du "grand" FabIndia de Koramangala, celui avec plein de tissus d'ameublement, plein de meubles en expo, etc.
En général, je n'ai pas le temps (et plus l'énergie- ah, la vieillerie !) de m'arrêter une fois passé Mother Earth, mais pour quelqu'un qui a plus de temps ou qui est en repérage, ce circuit vous donne un bon petit tour d'horizon des choses dispos sur Bangalore.
16 décembre 2009
Good Morning, Auntie !
Je vous avais parlé du projet 3-D empowerment, un projet global qui vise à développer la communauté d'un bidonville sous trois aspects (social, économique et éducationnel).
Je continue, malgré un long mois d'interruption en octobre, à aller aider (une heure par semaine, c'est pas grand chose, mais c'est déjà ça) les enfants à réaliser une activité "arts and crafts" (bricolage).
Depuis 9 semaines, des étudiants néerlandais aidaient l'asso (stage d'études, je pense), et deux d'entre eux préparaient (programmaient et réunissaient le matériel) les activités bricolages : on arrivait, elles nous expliquaient l'objet à réaliser, nous donnaient le matériel, et ensuite...
"Good Morning, Auntie !!!"
C'est la façon des enfants de nous saluer. Nous sommes des "aunties". C'est comme "madame", mais en plus familial (auntie, c'est "tatie" ou "tata"). Les enfants parlent quelques mots d'Anglais, comprennent à peu près nos explications (quoique... mais ce n'est pas important).
Dans les comportements amusants, y'a la facilité à se mettre un coup pour récupérer les crayons ou montrer qu'on est "leader", celle, quand il y a besoin d'aide, de mettre son travail au dessus de la pile de ceux qui attendaient déjà, et de brailler toutes les 15 secondes "auntie, auntie ?" (sous-entendu : c'est mon tour, hein ?").
Dans les choses moins marrantes, y'a... les activités proposées.
Genre coller du crépon avec de la colle en baton qui ne prend pas, et avec la même colle, coller un "chapeau pointu" au sommet d'un rouleau de PQ. Et là, c'est "Auntie, Auntie !" (j'y arrive pas, fais-le) à qui mieux mieux.
Genre "activité masques !" : on passera sur le choix des masques (un dinosaure, une fleur et un lion - un dinosaure ??? je ne crois pas que les enfants du bidonville aient la moindre idée de ce que c'est, et ne parlant pas Anglais, et moi, ni Tamil ni Kannada, pour expliquer, comment dire ? ouais, la galère), le support (papier d'imprimante), de l'activité même qui consiste à colorier-découper-coller des gommettes pour la Xième fois, pour ne parler que de la taille des masques : 15 cm de diamètre, avec des yeux de 1 cm de diamètre, tellement proches que c'est évident qu'aucun enfant de plus de 3 mois ne peut utiliser le masque tel qu'il est. Les photocopieuses ici ont normalement la fonction "agrandissement", mais encore faut-il que quelqu'un appuie sur le bouton.
Et les fixations : deux élastiques de bureau, qu'on est censée passer dans des trous (dans le papier imprimante) et qui sont censé ensuite entourer les oreilles des enfants. Sauf que les élastiques font 2 cm de diamètre, et que pareil, si les gamins n'ont plus 3 mois, jamais ça ira du masque aux oreilles, sans parler d'en faire le tour.
Et là, quand on prend le panier avec les photocopies et les élastiques, on sent d'avance que ça va être "Auntie, Auntie !" (j'y arrive pas, fais-le) pendant une heure.
Alors bon, ces étudiantes partaient d'une bonne intention, sont jeunes, se sont données, et tout et tout, donc, on ne dit rien. D'autant qu'elles ont fini : l'espoir de pouvoir passer à autre chose fait tenir.
Sauf que j'ai appris qu'elles ont planifié les activités jusqu'en mars (du moins, elles les ont proposé), c'était leur sujet de stage, que la responsable a l'air d'avoir validé le truc (et attend d'autres stagiaires en janvier), et semble ne pas forcément se rendre compte de ce qui se passe : on est de moins en moins nombreuses à venir, et on repart à chaque fois frustrées (les enfants n'ont rien pu faire d'eux-mêmes, n'ont rien appris, ont parfois passé de longs moments à attendre qu'on puisse les aider, on a la tête comme une citrouille à force d'"Auntie, Auntie", et tout ça pour pas grand chose - un pas grand chose plein de gaspillage, qui finira dans les égouts à la fin de la journée !!!)
Donc, donc... C'est plus ou moins pas une surprise, d'autant que ce projet est vaste (c'est ce qui m'attirait) et cible plusieurs choses à la fois (mise en place d'ateliers de fabrication, de boutique de revente, système de crèche pour que les femmes puissent s'investir, soutien de l'école) sur le long terme, mais pour le moment, la seule chose de concrète est les interventions dans l'école. Le "modèle" du projet est peut-être bientôt présenté à une commission européenne, pour servir (contre subventions, je suppose) ailleurs dans le monde, bref, y'a de l'ambition, y'a de l'investissement, y'a une énergie démesurée, mais ça ne se voit pas.
Concrètement, ça pourrait se passer bien mieux, une heure par semaine, à condition d'en passer 2 (voire 3 avec la préparation du matos) à prévoir une activité raisonnable et intéressante. Mais j'ai le sentiment qu'il y a de la politique là-dessous : l'asso reçoit sans doute des aides pour accueillir les stagiaires, et ne peut pas se permettre (je suppose) de mettre les points sur les i.
On (les volontaires) pourrait passer du temps avec les stagiaires pour discuter, et mettre en place des projets applicables. Mais d'une part, si se mettre d'accord à 5 ou 6 personnes (les volontaires) est envisageable en un temps raisonnablement court, la même chose avec 10 ou 12 personnes (volontaires + stagiaires) prendrait le double de temps ou davantage, sans parler des objectifs sous-jacents, qui ne sont pas forcément les mêmes : les volontaires (mamans pour la plupart, certaines étant enseignantes de formation) n'ont pas d'enjeu autre que de consacrer du temps à quelque chose d'utile, quand les stagiaires (sans expérience avec les enfants), eux, ont un rapport à remettre pour valider leurs études.
Bref, c'est clair que je n'ai pas envie de m'investir davantage (ce qui me prend déjà 4h par semaine, dont 2h de route), d'autant que je ne reste que jusque mars (pourquoi prendre des responsabilités maintenant pour m'en défaire dans 2 ou 3 mois ?), mais ça me chagrine de constater le gaspillage de volontés, d'énergie...
Bien sûr que les enfants en tirent quelque chose (je l'espère en tout cas), mais je pourrais obtenir la même chose avec les écoles de Whitefield en passant moins de temps en voiture (et plus de temps avec les enfants).
Comme quoi, c'est compliqué, dès qu'un groupe de plus de 3 personnes tente de se mettre d'accord !
25 novembre 2009
Un point des évolutions alentours
Je réside sur Whitefield, et me rends assez peu, en moyenne, en ville.
A notre arrivée, on allait acheter la viande en ville, à New Frosty's sur Indiranagar (boucherie la plus proche mais pas la plus propre), à Bamberry's sur Richmond rd, à Pork Ham Shop, sur MG Road. Minimum : 40 minutes trajet simple (soit 2h au plus juste, 3h en général), s'il n'y avait de bouchon sur Marathahalli, sur Airport Rd, etc. Le pont de Marathahalli était en construction, générant un sérieux "ralentissement".
Aujourd'hui, le pont est terminé depuis un an, le ralentissement existe toujours aux heures de pointe, mais rien à voir avec avant.
New Frosty's et Pork Ham Shop ont tous deux ouvert une branche sur whitefield : temps pour acheter de la viande ? moins de 30 minutes, selon la rapidité du boucher / poissonnier.
A notre arrivée, venait de s'ouvrir à Kundanahalli, le Cosmos Mall, un centre commercial avec supermarché, une petite librairie/papeterie et des magasins de fringues. C'était tout neuf, c'était tout près, et ça changeait de Foodzone.
Puis au fil des mois, des années, ont suivi d'autres supermarchés : Foodworld, à 5 minutes de la résidence, Foodzone, s'est offert une nouvelle jeunesse, MK Retail, puis Spar, plus loin mais bien achalandé.
Dans ces supermarchés, progressivement, et fonction de l'approvisionnement toujours surprenant, on s'est mis à trouver des conserves ! de légumes (des "beans" à la mode américaine, mais aussi du mais, des petits pois, des asperges), et surtout de thon (de bonne qualité, la marque John West), de sardines, et même parfois de saumon ! On trouve même un peu de charcuterie.
A notre arrivée, charcuterie, pain et fromage représentaient un véritable challenge. Depuis, Breadwoks, Daily Bread, et surtout Mariannick nous facilitent la trouvaille de pain "non de mie". Pareil pour les fromages : j'en trouvais un peu dans les restos (Olive Beach, Sunny's) qui proposaient de la vente à emporter, mais maintenant, on trouve dans pas mal de commerces les fromages que Daniel Dubosclard importe de France. En parallèle, les mozarrella, ricotta, mascarpone produites localement (et très bonnes) sont devenues plus faciles à trouver.
A notre arrivée, difficile de trouver des outils, à moins de parler couramment Kannada ou d'avoir un chauffeur bricoleur capable de savoir où trouver un marteau, une pince... Depuis Hometown a ouvert, avec un rayon électricité - réduit, mais propre et bien présenté, plomberie, bricolage. Ce n'est pas un Casto, faut pas rêver, mais ce fut déjà beaucoup ! Hometown propose aussi des meubles, des rideaux, de la vaisselle... et c'est à 20 minutes à peine.
A notre arrivée, aller à Indus ou TISB, c'était 45 minutes d'une route en terre, cabossée, et en travaux, avec des déviations à n'entreprendre qu'en 4x4. Depuis, la route entière a été refaite, est terminée : on ne met plus que 20, 25 minutes pour se rendre aux écoles.
A notre arrivée, la résidence proposait quelques activités : yoga, danse bollywood, tennis. Pour le reste, il fallait aller en ville, ou profiter des sessions organisées par Poonam dans sa ferme pour s'initier à quelques activités créatives. Depuis, il y a une école de musique, et un groupe d'animation sur ordinateur, un atelier artistique, et un autre de théâtre proposent des formations ou des cours tout proches !
A notre arrivée, la librairie sérieuse la plus proche se trouvait en plein centre ville (re-long en voiture). Depuis, des Crossword ont ouvert, avec livres, DVD, CD... un peu partout. Et cerise sur le gâteau : le tout nouveau mall "Forum Value", petit frère du Forum du centre-ville, a ouvert en juillet dernier, et vient de s'ouvrir dedans un Crossword !
A notre arrivée, dès qu'on quittait la résidence, on marchait dans la m... ou sur la route. Depuis, les égouts ont été couverts et là, des trottoirs (des trottoirs !!! vous vous rendez compte ???) sont en cours de construction : on peut aller au nouveau mall à pieds, en restant presque tout le long sur des trottoirs, et sans odeurs d'égouts (sauf vers Varthur, mais c'est à cause du lac).
A notre arrivée, peu de magasins de sport : un au centre-ville, pour golf, sports de raquettes, un peu de matos piscine, et le reste, ben... Un autre magasin "danse et fitness" a ouvert par la suite. Côté vélo, Bangalore comptait peut-être un ou deux magasins avec des "vrais" vélos. Depuis, la marque Firefox s'est répandue, avec des vélos lourds mais plus confortables et moins défaillants. Et, encore une autre cerise sur le gâteau : depuis avril, Décathlon (!) a ouvert ses portes aux heureux membres des entreprises qui y ont ouvert un compte : un peu comme Métro, l'accès est réservé aux "professionnels", et les prix sont détaxés. Et, sans confirmation officielle, il semble qu'un point de vente "aux particuliers" soit en train de se monter au nouveau Forum Value Mall (celui qui est à 5 minutes de la résidence) via le Crossword (la librairie revendrait du matos de sport / camping - oui, c'est possible ici !). Incroyable, quand on y pense !!!
Tiens, dans ce mall, y'a même une ... chocolaterie (Bliss). Rien de comparable avec les excellentes patisseries de France, mais honorable tout de même.
Bref, à notre arrivée, les gens déjà là s'étonnaient de "tout" ce qu'il y avait d'accessible par rapport à leur propre arrivée. Et moi, aujourd'hui, je liste avec étonnement tout ce qui est accessible par rapport à notre arrivée à nous.
Finalement, maintenant, Whitefield, c'est "facile". Ce n'est plus seulement du gâteau : y'a tellement de cerises que c'en est devenu une Forêt Noire !!!
Je serais curieuse de voir, d'ici deux ans, tout ce qui aura encore changé !
10 novembre 2009
Slum school
Je n'ai pas eu beaucoup l'occasion d'aller faire du volontariat dans l'école du bidonville, entre notre voyage en Australie et divers jours fériés, aussi pour le moment, n'ai-je à partager avec vous que des impressions brutes.
Dans les différences les plus notables entre une école Française et ce que j'ai vu, outre la pauvreté des moyens (des bancs font office de table, des chaises en plastique toutes neuves, offerte par une des assos qui aident le bidonville, permettent aux enfants de s'assoir, à 40 par salle pas plus grande que mon salon, de 4 à 8 ans dans la même classe - même programme pour tous), c'est une certaine violence.
Violence des enfants, pour qui se pousser et se mettre des coups est un mode normal de communication, violence du mode d'enseignement qui ne supporte pas le moindre bruit ou mouvement alors que rien n'est proposé aux enfants pour canaliser leur attention ou leur énergie (en gros, assieds-toi, tais-toi, mais ne fais rien).
Violence de l'enseignant, qui a une trique dans la main, et ce n'est pas un pointeur pour le tableau.

Je ne critique pas : enseigner, à 40 enfants et plus, sans formation, sans recul pédagogique, sans moyens ... je ne ferai sans doute pas autrement, l'agressivité et l'autoritarisme étant, je pense, une réaction parfaitement explicable au stress et au sentiment d'être débordé.
Autres différences notables : ces enfants sont excessivement "faciles", au sens où ils sont demandeurs d'apprendre, volontaires et enjoués. Pas de gamin blasé ici, la moindre bricole (un dessin au tableau !) les subjugue, le moindre mot gentil fait fleurir des sourires incroyables.
08 novembre 2009
quand on arrive en ville...
Depuis quelques semaines, je vais un peu plus souvent en ville, en compagnie des nouvelles-venues. On en profite pour visiter les coins typiques de Bangalore, et à l'occasion, pour planter les chauffeurs récalcitrants ("c'est pas un quartier pour toi, Madame... c'est musulman !") et se faire mal aux jambes à force de marcher.
J'en profite également pour recoller des morceaux de Bangalore les uns aux autres (le Bamboo Bazar, pas loin de Russel Market, pas loin de Commercial St, etc) et améliorer mon orientation. Et je prends quelques photos.
"Avant", je volais des visages, discrètement. J'ai un peu plus d'éthique depuis quelques temps, ou disons que je me sens moins mal à l'aise de demander, et donc maintenant, je demande l'autorisation de prendre quand je veux faire un gros plan.
Beaucoup d'Indiens aiment bien qu'on les photographie. Ils en rigolent (et se moquent sans doute un chouille de cette manie des Occidentaux de les flashouiller), et se titillent les uns les autres "tiens, prend-le aussi, lui, là !". Ils sont contents quand on rentre dans leur jeu, et le groupe de copains y passe joyeusement.
Je me demande souvent pourquoi photographier les gens.
Je crois que c'est simplement que ces gens sont beaux. Si.
Je me dis parfois que les gens en France aussi sont certainement beaux. Mais je ne le vois pas. Ici, il y a des sourires, des yeux qui pétillent au milieu de traits que les années ont burinés. Il y a des couleurs, aussi. Et de la lumière.

Voici quelques photos prises entre le Bamboo Bazar et Commercial Street, dans le quartier musulman.
Objets improbables :

marcher ? euh... où ?

ces boulots disparus chez nous :

poésie de la pollution :
25 octobre 2009
Mon Bangalore 31

Entre voisines.
24 octobre 2009
Mon Bangalore 30

Embouteillage. Deux bus, 3 rickshaws, 1 tracteur Massey-Ferguson, des motos, des vélos, et une chariote à bras. J'oublie la vache sur le côté, et des piétons aléatoires.
23 octobre 2009
Mon Bangalore 29

Âne chamaré pour chari-vari ?
22 octobre 2009
Mon Bangalore 28

Le sari lui va à ravir ! C'est la première fois que je vois une Occidentale en sari dans la rue.




















