24 décembre 2009
La couleur de l'argent, version Mam'zelle
Depuis début décembre, nous avons mis en place l'argent de poche de Mam'zelle. Chaque lundi, elle reçoit 150 roupies (2 euros), qu'elle économise ou dépense pour s'acheter un ballon (de baskett), un bricolage...
Il y a quelques mois, nous avons pu lui ouvrir un livret A en France (alors qu'en partant, on avait du clore son livret 1ers pas car ce livret était réservé aux résidents - bref, la banque restera toujours un mystère pour moi !!!). Et finalement entre les euros et les roupies, Mam'zelle a un peu de mal à se faire une idée de ce que vaut l'argent (d'autant qu'entre l'Inde et la France, la même chose n'a pas du tout le même coût - 20 cts d'euros le kg de carottes, qui dit mieux ?)
Bref, petit sourire du jour : Mamie France, pour Noël, va faire un virement à Mam'zelle, en euros s'iouplé. Et Mam'zelle est positivement ravie à l'idée d'avoir des euros sur un compte en banque "comme nous", qu'elle pourra dépenser "au besoin" en France.
Et si Mamie est très gentille, peut-être même qu'elle lui versera, qui sait ? ... 2 euros (au lieu d'un). 2 euros, rendez-vous compte !!! Le bonheur total !!!
Moi je dis, Mamie France, profite-en, parce que des cadeaux de noël qui ne te coûtent que 1 euro, c'est pas donné à tout le monde !
Je dis aussi que quelque soit l'ambition du programme de maths de TISB (attention, depuis 2 semaines, voici les fractions, avec les 1/2, les 1/4, les 1/3 et les 1/10), y'a pas : si ce n'est pas accompagné d'une réelle évolution de l'enfant (= aller à son rythme), ça reste du vent, du pipeau, de l'esbrouffe.
Ma fille divise, multiplie, "dixième" sur le papier, mais ne se rend pas compte que 1 ou deux euros, c'est moins que son argent de poche hebdomadaire en roupies. Elle ne se sert absolument pas de ce qu'elle a appris pour convertir les roupies en euros et vice versa, comme quoi la signification de la multiplication n'est vraiment pas installée !!!
Enfin, avec la mise en place de l'argent de poche en roupie, et son compte en euros, on va réussir à créer le besoin de savoir, et qui sait, combler une ou deux lacunes de la meilleure école du moooooonnnnde ennnnnntieeeer ! (soupir résigné)
12 décembre 2009
11 décembre 09, TISB : spectacle de Noel
Ce vendredi (11/12) a eu lieu le spectacle de Noel de l'école.
On passe sur l'auto-glorification de TISB meilleure école du monde ennnnnntier, refrain dont on nous rabâche les oreilles à la moindre occasion, pour en venir directement au spectacle proposé par les enfants.
Y'a du matos (sono, lumières, vidéo projecteur, décors), y'a des costumes (fournis par l'école, que les enfants conservent ensuite), ça rigole pas - enfin si, ça rigole justement : c'est joyeux mais organisé, on sent le travail des enfants, mais ils s'amusent, et ça, c'est magique !
Bref, ça a duré 2h (il y avait 5 niveaux, soit 10 classes), et je n'ai pas vu le temps passé !!!
Des photos (en intérieur, dans la pénombre, et sans flash - vous pardonnerez une qualité somme toute médiocre mais pas si mal si on y pense - je l'aime mon petit Sony, je l'ai déjà dit, je crois ?) : Mam'zelle dans la reprise du dessin animé Anastasia, interprétant la reine Alexandra (et "une villageoise") :
Bon, après l'auto-satisfaction de montrer Mam'zelle à la famille et aux amis, voici la partie "générale", des enfants que vous ne connaissez pas, mais dont l'engagement était formidable, et qui ont produit un spectacle de grande qualité :
Les 4 saisons, l'Automne, par les classes de grade 1
Un formidable Raspoutine, dans la reprise d'Anastasia par les classes de Grade 2 (classe de Mamzelle) :
Une reprise de la danse des 1000 mains par les grades 4 (photo surexposée, à ch... mais c'est la seule qui montre les mains, donc j'ai bibouillé un peu) :
Les grades 5, interprétant des jouets :
10 décembre 2009
Petit Rat dansera
Voici presque 2 ans que Mam'zelle s'essaie à la danse classique. L'an passé, c'était davantage une initiation, un joyeux (mais heureux) bazar vivant. Depuis Août, la prof a changé. c'est devenu beaucoup plus sérieux, plus discipliné.
Mam'zelle a beaucoup appris, mais la joie de vivre, comment dire... bref, la danse, c'est du sérieux.
Comme l'an passé, les cours ont présenté un spectacle, samedi dernier.
Et... j'ai pas aimé. Trop de blabla de la prof qui faisait sa promo, trop de sérieux qui a bloqué tout le monde, une salle bondée, avec les 2 seuls premiers rangs qui pouvaient voir quelque chose, et c'était loooonng. Trop. Pour des passages de groupe qui tenaient davantage de la présentation d'exercices que du spectacle.
Bref, la seule chose positive dans cette longue après-midi (Mam'zelle s'est réveillée lundi avec l'impression qu'il manquait un jour de week-end : pour elle, le samedi a été "comme un jour d'école"), c'est Mam'zelle qui s'est assouplie et qui est plus gracieuse.
Mais très sérieuse.

Petits rats en préparation

un papillon
une vague
18 novembre 2009
ah ben non, finalement, faut que ça sorte !
Eh, l'école en a encore une bonne : alors déjà, la proposition de me rencontrer est en suspens... ce qui laisse présager ce que je soupçonnais, à savoir que cette école n'a aucune réelle volonté de discuter et encore moins de se remettre en question.
Bon, venons-en au fait : les devoirs d'hier soir (pour aujourd'hui, hein - pensez bien que si je pouvais vraiment organiser, je le ferais !)
Anglais : 10 questions de lectures dans un manuel sur 3 pages de documents dans un autre manuel (ouais, z'aiment bien multiplier le matos, ça fait trop riche !). J'ai laissé tombé la sacro-sainte règle : "on répond toujours par une phrase" (vestige d'une prof de 4ème), pour laisser Mam'zelle se contenter de mettre les 3 ou 4 mots attendus.
Maths, c'est là qu'on se marre : vous vous rappelez sans doute que la semaine dernière, Mam'zelle a appris les tables de 3 et de 4 de multiplication.
Voici le type de problème qu'elle a eu à résoudre sur la seconde page de ses devoirs (elle s'était déjà coltiné quelques exos avant) : un meugnon extra-terrestre a acheté 4 sucettes vertes et 4 sucettes marron. (on a un encart nous montrant le prix des sucettes : roses = 5 p, vertes = 6 p, rouges = 7 p, marron = 8p et jaune = 9 p). Combien a-t-il payé ?
Facile, sauf que la maîtresse a dit qu'il fallait tout faire avec des multiplications (réponse attendue du genre : 4 x (6+8), ça s'appelle de la factorisation, et c'est du niveau collège). Je me bagarre avec Mam'zelle pour lui dire qu'elle va le traiter plus facilement, son problème (genre 4x6 + 4x8). Jusque là, ça va. (il y a 4 exos de ce type).
Ensuite, cet alien a payé 46 p et a acheté 4 sucettes jaunes et des sucettes vertes. Trouve le nombre de sucettes vertes achetées.
Réponse attendue : prix total - prix des 4 sucettes jaunes, le tout divisé par le prix des sucettes vertes. Déjà, là, on commençait à galérer un chouille au niveau raisonnement, et à jongler avec les +, les -, les x, jonglage qui se perd en prime avec des tables de multiplication à peine connues.
Et il y avait 2 exos seulement (= pas de quoi fixer le raisonnement).
Ensuite, ce ##$#@ d'alien paie 1 $ et a acheté 10 sucettes d'une couleur, et 5 d'une autre couleur. Quelles couleurs de sucettes a-t-il achetées ?
Eh ben mes cocos, soit les enfants indiens sont extra-intelligents à 7 ans et résolvent déjà des équations à deux inconnues à partir d'une donné et un échantillon de possibilité (x et y à choisir parmis 5, 6, 7, 8, 9), soit les parents font tout le boulot, soit ma fille est bête. (Y'a bien la solution de tâtonner (la seule à ce niveau d'âge - et à condition d'être super à l'aise dans les tables et le raisonnement), mais je suis désolée, ces phases de recherche sont à faire à l'école et doivent être structurées en méthode, pour devenir un outil)
Bon, en même temps, pour tester le niveau des ingénieurs (on parle de jeunes gens issus d'écoles indiennes "élitistes") de là où il bosse, mon mari s'est contenté d'exos (liés à des notions normalement utilisées régulièrement dans le boulot quotidien de ces personnes) tirés d'un bouquin de maths de Terminale (de chez nous), et ne s'attend pas à des étincelles. L'an passé, ce test avait révélé un niveau moyen de 1ere Scientifique.
D'où vient que le programme "galope" comme un cheval fou dans les jeunes années, pour s'échouer telle une baleine en perdition une fois le diplôme obtenu ?
A part une profonde méconnaissance de la didactique - pour simplifier, y'a deux "gros mots" : pédagogie et didactique : la pédagogie, c'est plutôt "comment faire passer la pilule" quand la didactique, c'est plutôt "qu'est-ce que je mets dans la pilule, et quand ?" -, je n'ai plus le recul pour trouver d'autres explications.
Sauf que pour des gens censés élaborés des programmes, méconnaître la didactique, c'est de la faute professionnelle lourde (toute ressemblance avec ce qui se passe en France est purement fortuite et ne saurait engager ma responsabilité et mon devoir de réserve - auquel je ne semble plus être tenue, puisque les impôts ne me considèrent plus comme fonctionnaire. En passant, franchement, on vous prépare, en France, à franchir le cap de la "dénationalisation" de l'école, le privé va se faire des couilles en or massif d'ici quelques années !)
13 novembre 2009
Tables-express !!!
Mam'zelle, 7 ans et demi au compteur, équivalent niveau de CE1, est en grade II.
La semaine précédente, la classe a vu la table de multiplication par deux, par 10 ET par 5. Si Mam'zelle n'a pas fini d'intégrer les soustractions à retenues, tant pis, faut avancer. En même temps, elle a vu un peu la table de 2 et de 5 en fin de Grade-I, et la table de 10 est "facile".
Lundi soir, Mam'zelle est rentrée avec la table de 3 (écrite nulle part) à apprendre. En fait, apprendre la table se résume à apprendre la suite des résultats : 0 3 6 9 12 etc... Comment les enfants retrouvent ensuite quel produit (3x...) donne quel résultat, je ne sais pas trop, car Mam'zelle ne semble pas utiliser ses doigts en récitant (si elle lèvait 1 doigt en disant 3, puis 2 en disant 6, puis 3 en disant 3, elle retrouverait le nombre par lequel multiplier 3 pour arriver au résultat). J'ai bien tenté de le lui montrer / expliquer, mais visiblement, c'était l'explication de trop le soir-là.
Les exercices d'entrainement (pour une notion vue le jour même) comportent des multiplications simples de la table (jusque là, tout va bien), et des multiplications à trou (approche de la division - mouais, est-ce bien utile déjà ?), et des petits problèmes :
il y a 3 fleurs dans un panier. Il y a 21 fleurs en tout, cela fait combien de paniers ?
Pour les non-enseignants, c'est déjà de la division, alors que le concept de multiplication est à peine stabilisé (x = +++), et que les tables ne sont pas encore connues, et que l'enfant a appris une suite de nombre (3, 6, 9, 12...) sans y associer l'opération !
L'enfant se retrouve à manipuler des notions qu'il maîtrise mal, et doit les "tordre" pour trouver la solution : difficile de voir alors "clairement" quelle est la signification réelle de la multiplication (augmenter une quantité en additionnant toujours le même nombre autant de fois que nécessaire) quand elle est aussi rapidement associée à la division (partager grâce à une "super-soustraction", on retire toujours la même quantité, et ça nous donne le nombre de "paquets" qu'on peut faire).
Il y avait enfin des exercices de vocabulaire mathématique : au lieu de devoir calculer 3 x 8, le produit se présente sous forme "écrite" : "3 times 8", ou "three eights", ou "3 multiplied by eight", ou "three by eight". a la fin, Mam'zelle, en vrac, se tournait vers la facilité, la sécurité affective d'un terrain bien connu : l'addition. Sans comprendre consciemment, elle finissait par me dire que 3 by 5, ça faisait 8, et a fondu en larme quand je lui ai dit que ça faisait 15. ("Je le savais plus ! Maman, je ne peux plus ! Je sais plus !")
Elle s'en sortait dans les exos précédents, preuve qu'elle avait "attrapé" un bout du concept. Elle a "lâché" quand le concept s'est embrouillé une fois de trop.
Bref, hier soir, j'ai languis d'un retour en France assez tôt pour ne pas faire de ma fille une "nulle en maths" uniquement psychologique.
Mardi soir, c'est au tour de la table de 4. On prend les mêmes, et on recommence...
On nous a annoncé que la classe ne travaillerait que sur les tables de 0 à 5. Ouf, 8 jours après le début (dont 6 jours d'école), c'est fait. Qui dit mieux ???
Que les enfants ne sachent pas vraiment de quoi il retourne et qu'ils mélangent allègrement le tout n'entache absolument pas le fait que le programme est suivi à la lettre.
L'enfant n'a pas besoin de tout comprendre, (je dirais "surtout pas", car on les noie d'infos dont ils ne peuvent de toute façon rien faire avant une certaine maturité - expliquez donc la droite et la gauche à un enfant de 3 ans, et vous allez vous heurter à quelques déceptions, alors que vers 5 ans, ça va déjà drôlement mieux !), mais je pense quand même qu'il y a des bases claires, concrètes, sûres, à mettre en place pour que l'enfant se sente à l'aise et sache clairement à quelle sauce on veut le cuisiner. La maturité et l'aisance venant, alors on peut affiner et augmenter la finesse des exercices, pour éveiller, solliciter, manipuler des concepts de plus en plus abstraits.
Mais là, ça va vite. Trop vite. Du coup, on rame, on y passe, comme en concentré, en une soirée, le temps qu'on y aurait passé en une semaine, sans bénéficier des progrès de la mémorisation à moyen terme.
Chaque fois qu'on dort, comme nous rangeons parfois notre bureau / ordinateur, notre cerveau "vide" ses fichiers = ce qui n'a pas servi depuis longtemps est mis dans la corbeille, ce qui a été utilisé récemment au contraire est mis sur le dessus de la pile. Au fur et à mesure des jours qui nous voient utiliser telle ou telle notion, la notion est de plus en plus accessible car gardée "sur le bureau", ou de plus en plus "au bas de la pile". C'est pour cela qu'on se souvient encore à 50 ans de ses tables de multiplication, alors que ça belle-lurette qu'on ne sait plus réciter telle poésie.
Le rythme scolaire de Mam'zelle ne lui permet pas d'avoir beaucoup de nuits de sommeil entre les notions, ni même de les consolider, car aussitôt vues, hop, on passe à la suite.
Il restera, des heures passées le soir à voir et revoir et ré-expliquer, sans doute pas mal de choses, parce que je compense en revenant sur ce qui a été vu les jours d'avant (et à mon corps défendant, je rajoute du travail !!!).
Pour le moment, je touche du bois, Mam'zelle est encore très heureuse d'aller à l'école, elle reste bonne élève, et d'après ses enseignantes, elle est plutôt dans la tête de classe. On arrive à maintenir 2 activités par semaine (arts le mardi, danse le jeudi), parce que Mam'zelle ne veut pas arrêter : ça va, on s'y tient malgré les devoirs, parce que je sais qu'on ne reste plus, et que dans quelques mois, elle reviendra à un rythme certes imparfait, mais ô combien plus raisonnable !
Pour le fun : les devoirs de mercredi soir : 14 pages de lecture documentaire (sur l'historique des bateaux + une nouvelle romancée), une série de 20 questions de lecture à partir d'un site internet (heureusement que Internet fonctionnait), et un exercice de grammaire sur la ponctuation, avec recopiage complet d'un texte de 10 lignes.
3h de travail, après une journée d'école déjà faite, pour une petite fille pas encore au Collège (voire qui commence tout juste sa Primaire), plusieurs fois par semaine.
11 novembre 2009
Halloween, avec du retard
Je sais, c'est fini, mais j'aime bien cette photo, restée bloquée sur une carte mémoire retrouvée :
et une dernière de la Miss prête pour la Halloween Party de la résidence, avec son petit sac à bonbons :

09 novembre 2009
PSP versus DS, un an (ou presque) après
Les lecteurs fidèles, et parmi ceux-ci, ceux dotés d'une mémoire d'éléphant me pardonneront un rapide rappel : l'an passé, la famille s'était offert une PSP (PlayStation Portable, chez Sony), au grand désarroi de Mam'zelle qui connaissait la DS (la même chose, mais chez Nintendo) et en voulait une.
Bon, un an après, la PSP... ben y'a vraiment pas grand chose au niveau des jeux, encore moins de l'âge de Mam'zelle, et encore moins dispo à B'lore. Bref, la grosse déception.
du coup, profitant de nos escales à Singapore sur la route de l'Australie, au retour, on a pris une DS (chut, c'est un secret).
On n'y connait pas grand chose, mais en fouillant un peu, on a trouvé une liste de 4-5 jeux bien notés. Comble de chance, après plusieurs périples, j'ai réussi à dégoter 2 jeux de la liste (dont un d'occase racheté à une jeune fille) !
Le Père Noël est décidément trop fort !
31 octobre 2009
Aujourd'hui, c'est...

HAPPY HALLOWEEN !
05 octobre 2009
Mam'zelle et MA montre
Je me souviens, on s'était levés très tôt, à une heure indue. On avait fermé, pour la dernière fois avant ... longtemps, la porte de notre appartement, et on avait descendu les valises pour attendre le taxi. Puis on était arrivés à l'aéroport de Lyon, on avait eu quelques mauvaises surprises.
On avait ensuite attendu notre correspondance pour Bangalore. J'avais vu une jolie montre, moi qui n'en porte pas. Une montre, pour que je la porte, il faut vraiment qu'elle me plaise "totalement". En général, je ne trouve pas, donc je ne porte pas.
Mais celle-là, elle me plaisait bien, et je crois que j'avais besoin d'avoir un semblant de contrôle sur les évènements alors qu'on partait pour la Grande Aventure. Alors je l'ai achetée (une swatch à 27 euros, tous les 10 ans, c'est la ruine...), et je l'ai portée.
3 jours. Ben oui : le bracelet est en velour blanc. A Bangalore. Fallait-il que je sois crétine pour penser que la montre allait garder sa belle couleur !
Elle a donc fini dans un tiroir.
En revenant de voyage, alors que Mam'zelle avait 6 ans et quelques, j'ai pensé qu'elle allait avoir besoin d'une montre. JE lui en ai choisie une verte, quand la miss en voulait une rose. Elle ne l'a pas portée. (Espèce de fille de ... ta mère !). elle n'a donc pas non plus appris à s'en servir.
Récemment, ça commençait à "chauffer", avec une Mam'zelle qui ratait l'heure de retour régulièrement (alors qu'elle se débrouillait bien avant, demandant aux gens autour d'elle de lui rappeler à quelle heure rentrer).
Réponse à nos remontrances : "j'ai pas de montre, je ne peux pas savoir !"
Et figurez-vous qu'ayant rangé la montre verte, je ne l'ai jamais retrouvée ! Mais j'ai retrouvé MA zolie montre à moi. Que j'ai passée à ma fille en attendant.
Depuis, Mam'zelle est à l'heure, et nous lit l'heure à volonté, même quand on n'a rien demandé.
Depuis, quand on lui dit "dans 5 minutes" au lieu de "écoute, j'ai pas le temps", on a un écho "5 minutes, c'est passé !!!"
Depuis, quand on veut la coucher un peu plus tôt parce que ça nous arrange, on a le droit à "eh, mais c'est pas l'heure !"
Depuis, quand Mam'zelle cherche SA montre, elle cherche MA montre. Sauf que la montre, elle est de plus en plus SA, et de moins en moins MA.
Je sens que je suis bonne pour me retrouver une montre. Une confortable, dont le bracelet ne jaunit pas, ne craquèle pas, pas en plastique parce que ça me file des boutons, pas en métal parce que 4 fois sur 5 je les trouve m'as-tu vue ?, et que la fois sur 5 où la montre métal est sympa, elle n'est pas confortable - ou trop grosse, ou trop petite, en cuir à la rigueur à condition que je puisse la laver, et patati et patata, et qu'elle doit aller avec tout genre de tenues, car je ne m'amuse pas à changer de montre selon que je porte ceci ou cela... Vous voyez un peu le cahier des charges, ou je vous fais un dessin ?
En même temps, voici 10 ans que je n'en porte quasiment jamais, alors...
03 octobre 2009
les "vacances" selon TISB
Avec Dassara et Diwali, arrivent quelques vacances.
Dassara : du mercredi après l'école, au mercredi suivant retour en classe, soit 6 jours (week-end inclus) de vacances.
Les enfants reviennent le mercredi, le jeudi, mais le vendredi, c'est Jayanthi Gandhi, donc pas classe.
Suit une semaine normale, puis quand la suivante commence, on remet le couvert des vacances du mercredi soir au mercredi matin pour Diwali.
voici un aperçut des devoirs que Mam'zelle avait à faire pendant les 6 jours de Dassara :
- une maquette d'un habitat naturel, avec exposé (= au moins 5h de boulot, à condition de ne pas avoir à faire de recherches - et donc de ne rien apprendre de nouveau, sinon, on rajoute 3h de recherches)
- colorier 10 feuilles A3 (oui, les affiches) sur les habitats naturel (à 7 ans et demi, ça représente seulement 10 h de boulot)
- colorier 3 livrets de chacun 6 pages avec 2 vignettes sur chaque page, bien détaillées, bien ch... à mettre en couleur car pleines de verdure (hop, re-3h de coloriage)
- 8 pages de maths, soit dans les 150 additions, toutes à recopier (remplir le fascicule eût été trop rapide ???), avec des +9, + 19, +59, sans que la leçon ait été faite en classe - pas étonnant que les familles paient des cours privés en plus de l'école !!! (3h de calculs + 1h de mise en place des notios manquantes)
- 8 pages d'expression écrite (format A4) genre "faire travailler son imagination", avec des questions qui induisaient des réponses rédigées et longues (4h de boulot, davantage avec les corrections orthographiques - syntaxiques, etc):
- Pages 1 et 2 "ouvre ton frigo, dessine et liste ce qui s'y trouve. Imagine une histoire à propos de ce que fait la bouteille de ketchup quand on ne la voit pas. "
- pages 3, 4, 5, 6 tenez-vous bien : et si tu étais un animal, que serais-tu, pourquoi, décris ce que tu ferais - jusque là tout va bien, on est à la page 3. et si tu étais une lettre de l'alphabet... (page 3), et si tu étais une plante... (page 4), et si tu étais un aliment...(page 4), et si tu étais un super héros ... (page 5 et suivantes) ? Dessine ton costume, raconte ce que tu ferais, etc... (3 pages)
total en heures : 26h. réparties sur 6 jours. Tiens, en fait, ça fait une semaine d'école (26h en france sur 5 jours du temps de la classe le samedi matin), sauf que y'a pas de récrées prévues dans ce temps de travail. 26h de travail pur, dont 18h inutiles, passées à colorier bêtement (on peut en rendre 5 utiles en en passant 3 autres à faire des recherches, mais ça fait monter la charge de travail à 29h, merci bien, on va pas non plus tendre l'autre joue, n'est-ce pas ?).
A cela s'ajoute une lettre du principal, demandant aux parents de profiter des vacances pour faire lire les enfants, leur faire tenir un livre de bord de leurs activités dans lequel ils commentent ce qu'ils ont fait d'intéressant. Sans oublier bien entendu de profiter des vacances, hein, quand même.
Dire qu'on paie 6,000 euros pour cet enseignement de haute qualité.
Bien entendu, on n'a pas tout fait, loin de là. La prof de maths (qui a chargé 4h de travail), celle qui a donné les 8 pages de maths, alors qu'on n'en a fait que 4, a dit que c'est déjà bien d'avoir fait les 4, surtout si Mam'zelle a compris le truc des +9. La prof de Sciences et d'Anglais (qui a chargé les 22h restantes) a passé un savon à la classe car la plupart des enfants n'ont pas pu tout faire.
Quels fainéants, ces enfants !!!


















