27 décembre 2009
Un truc formidable
Il y a un truc formidable, qui me manquera en France, même que ça me fera tout drôle.
C'est le fait d'aménager sa commande au restaurant. Genre vous voulez :
1 -tel plat, mais avec les légumes de tel autre, sans la sauce, et avec telle autre à la place.
et
2- juste telle viande "telle quelle" (pour Mam'zelle), grillée, sans rien.
Et c'est génial, parce qu'en général, le serveur ne cille pas, prend votre commande, vous la répète pour confirmer.
Et vous sert... votre plat 1 exactement (ou presque) comme vous l'aviez demandé, mais la viande pour Mam'zelle "telle quelle", sauf que ça c'était avant que le chef ne décide de nous faire une faveur et coupe la viande pour la faire baigner dans la sauce du plat 1 que vous ne vouliez pas... ce qui rend le plat finalement immangeable (car trop pimenté).
23 décembre 2009
je te rappelle !
Depuis quelques temps, j'essaie, avec plus ou moins d'assiduité et de persévérance, de réserver une chambre à Hampi pour y passer quelques jours entre Noel et Jour de l'an.
Hampi, c'est beau. Mais les chambres à Hampi semblent bénéficier d'une propreté et d'un confort inversement proportionnel à la beauté du lieu.
Au début, je cherchais des infos sur le net, voir carrément le site internet d'une guesthouse pour "voir" à quelle sauce on sera mangé.
La sauce la voici :
- Boulder's resort, superbe environnement, mais chambre basique, pour un prix par personne de 3000 rs (40-50 beaux euros), soit 10,000 rs la nuit (150 euros environ) la nuit. Non mais ça va oui ? et avec juste de le petit-déj (ou sans, je ne sais plus), en chambre standard.
- des hôtels dans la ville pas top de Hospet (mais complets depuis un moment)
- des guesthouses plus ou moins bien tenues, avec ou sans calme, avec ou sans eau chaude, avec ou sans moustiquaires, (configuration variable, la "sans" étant la plus répandue - sas eau chaude, sans moustiquaire, sans nettoyage, sans calme) avec des prix variant de 100 rs hors saison, à 600 rs la nui en haute saison, sauf que mon accent n'étant pas d'ici, les premières propositions avoisinent les 1500 rs... Fatiguant.
Après avoir cherché des sites, j'ai envoyé des emails. Sans réponse. J'ai fini par appeler :
- bonjour boss, je cherche une chambre pour 3 personnes, entre le 27 et le 30 décembre : qu'est-ce que tu as à me proposer ?
- ah, ben, c'est plein. Mais attend, je vérifie. Combien de personnes ?
- deux adultes, un enfant en extra-bed.
- moui... combien de nuits ?
- 2.
- quand ?
- quand c'est possible, entre le 27 et le 30.
- ça fait 4 nuits ?
- non, juste 2 nuits, 27 et 28, ou 28 et 29, ou 29 et 30, selon.
- Mais quand ???
- Comment ça, Quand ?
- Ben oui, quel jour tu veux ?
- (...) le 28 et le 29.
- ah, attends, je regarde.
- (...)
- combien de personnes ?
- 3. 2 adultes et un enfant.
- 6 ?
- Non, juste 3.
- combien de chambres ?
- une seule, déjà, ce serait bien.
- pour quand ? le 27 et le 28 ?
- oui, si tu veux ! Y'a de la place ?
- ah non. Mais peut-être le 28 et le 29, c'est possible : ça irait ?
- ah ben oui ! super, boss !
- oui mais faut que je vérifie.
-( !!!)
- écoute, je te rappelle, d'accord ?
- Ouais, on va faire comme ça.
- A bientôt !
- A bientôt.
Vous noterez que je n'ai pas donné mon numéro de téléphone, ni mon nom, ni rien, et que, comme j'appelais un téléphone fixe, le gars a de forte chance de ne pas avoir mon numéro, et de ne pas pouvoir me rappeler. Ce qui n'a aucune importance, car il est clair depuis plusieurs minutes que le gars n'a pas de chambres libres.
Mais ce serait trop simple de l'annoncer dès le début.
18 décembre 2009
Devinette : à quoi voit-on que c'est l'hiver à Bangalore ?
... aux bonnets, aux écharpes, aux blousons et même aux gants ! que portent certaines personnes la journée.
La maîtresse a demandé à ce que Mam'zelle ait des chaussettes longues (elle porte des sockets ultra-courtes, qu'elle retire à peine de retour, car "trop chaud"), je ne vous dis pas la tête de Mam'zelle !!! (au passage, l'uniforme reste le même : robe à manche courte - nous sommes autorisés à réchauffer la tenue avec un sweat 3 fois trop grand ou un gilet 100% acrylique, le bonheur ; Mam'zelle m'envoie sur les roses à la simple suggestion que peut-être ce matin, faudrait mettre une épaisseur supplémentaire le temps d'attendre le bus)
Nous (les "pas d'ici"), on continue à porter les tongs et les manches courtes. A la rigueur, on met des manches 3/4 et des pantalons. C'est vrai qu'il doit faire quoi ? entre 20 et 24 degrés ? (bon, la nuit, je fais moins la maligne, mon Lui a tendance à empiler les couvertures, - et je ne me plains pas !)
Je serais curieuse d'avoir l'avis d'un/e Suèdois/e (Norvégien/ne, Islandais/e...) sur l'hiver en France : je me demande si le décalage serait comparable !
14 décembre 2009
Histoires d'enfants, problèmes de grandes personnes ?
Pfiou, dites-donc... Depuis quelques semaines, la communauté francophone palm meadowsienne connaît quelques tensions...
Beaucoup d'arrivées, cet été, dans un Whitefield de plus en plus facile. Y'a peut-être moins besoin de se serrer les coudes ? Est-ce lié, ou pas, mais y'a de l'orage dans l'air, souvent autour des enfants d'ailleurs (et ça fait boule de neige). Je ne me souviens absolument pas (mais je ne suis pas très sociale-ragots) de telles histoires les années précédentes.
En tout cas, mes observations (attention : psychologie à deux sous), c'est que l'arrivée ici est assez difficile (que Whitefield se soit civilisé ou pas, dém'enager et se confronter à une nouvelle culture, c'est toujours difficile), et met tout le monde à rude épreuve les premiers mois :
- Le mari, qui bosse comme un dingue et qui, sans doute, ne trouve pas forcément sa place de mari et de père dans le nouveau foyer qu'il quitte tôt et retrouve tard, sans activités à lui, ou sans l'énergie d'en trouver. Mon Lui, au bout de plus de 2 ans et demi, se demande encore où sont rangés les balais (y'en a pas, on passe le "broomstick", ici !), pour vous dire... (alors que c'est quelqu'un de très aidant en général).
- La femme, souvent, a quitté son boulot. Et se retrouve "scotchée" dans un quotidien peu valorisant : les courses qui prennent 3h pour la moindre peccadille, l'impression schizophrène d'avoir à la fois un temps monstrueux devant elle (quelqu'un fait le ménage pour elle), et qui pourtant n'arrête pas de courir, pour au final avoir le sentiment de n'avoir rien fait. Et qui galère pour faire les repas, vu que parfois, ben... y'a pas grand choix dans les magasins. Toute activité personnelle peut être vécue comme égoïste, et consommatrice de ce temps qu'on a, mais qu'on n'a pas vraiment...
- Les enfants, dont la mise à l'Anglais n'est pas magique, et qui passent quelques semaines à ne pas comprendre grand chose à l'école, ce qui, selon ce que je peux en voir, les pousse à une certaine colère, ou sentiment d'injustice. Eux aussi sont confrontés au choc culturel, peut-être même davantage que les parents, avec les attentes différentes des professeurs, les "copains" qui ne jouent pas du tout aux mêmes jeux et n'ont pas du tout la même façon de voir les choses, et pour les petits, des "copains" dont le comportement peut apparaître assez agressif...
Du coup, les débordements agressifs en retour ou la tentation d'enchainer les bêtises sont forts, et "Petit-Ange-Mon-Coeur" peut se révéler assez... différent de l'image que "Maman d'amour" peut avoir de lui ! Et si les parents se voilent la face et reportent tous les problèmes chez les autres, ...
Les histoires d'enfants sont difficiles à gérer : ne pas s'en mêler, s'en mêler (auprès des enfants ? des parents ?), c'est un pari.
Ne pas s'en mêler, c'est parier que les enfants ont toutes les clés en main pour comprendre ce qui se passe et gérer la situation... Je ne sais pas vous, mais moi, j'ai tendance à penser que pour certaines situations, même un adulte n'aurait pas toutes les clés, alors un môme de pas encore 10 ans ???
Mais s'en mêler, c'est risquer de mettre les pieds dans le plats et d'envenimer la situation...
Une expatriation les met tout de même dans une situation assez
extra-ordinaire, et si les adultes sont peu préparés, je pense (avis perso) que
c'est une erreur de penser que c'est "plus facile" pour les enfants.
Ne pas s'en mêler, c'est les laisser gérer tous seuls une situation qu'ils n'auraient jamais rencontrée si les parents n'avaient pas choisi de partir.
Mais que faire ? Je n'ai pas la prétention d'avoir LA solution. Mon avis, c'est de parler, tenter de donner des pistes à ses enfants pour les aider à y voir plus clair. Trouver la colère, l'angoisse, la peur, que sais-je ? essayer de l'expliquer (chez l'enfant ou chez le copain), et tenter de trouver des issues de secours (une activité, d'autres copains, des cours de soutien...)
Tout ça sans son mari, trop occupé et "à la rue", avec les courses qui n'attendent pas et les repas à gérer. Ouaip, Mesdames, heureusement qu'on ne bosse pas, parce que je ne sais pas comment on s'en sortirait !
Mais rassurez-vous, ça passe, et après, la vie est belle ! Je vous dis tout ça parce que je pense que plus on est au courant de ce qui peut arriver, plus on a eu le temps de réfléchir, et moins on est pris(e) au dépourvu (et plus c'est facile de comprendre ce qui se passe et de réagir avec sérénité)
13 décembre 2009
Racisme ordinaire
T'es d'où d'abord, hein ?
Si t'es pas contente, t'as qu'à rentrer chez toi ! T'es pas la bienvenue ici !
Trop sympa, n'est-ce pas ?
Tout ça pour avoir eu le malheur de demander à un gars de bien vouloir baisser son bras gauche de quelques cm le temps que je puisse prendre une photo de ma Loute en train de danser.
Certaines personnes sont formidables.
11 décembre 2009
Hier, j'avais une liste de courses
beurre (non salé)laitsucre semoule- oeufs
farine- dentifrice
coton- sel
Oui, sur une telle liste, je suis rentrée avec le dentifrice, le sel et les oeufs. Un peu court, pour faire des crêpes. Bon, en même temps, je n'ai fait qu'un seul magasin.
Mais pour compléter, il aurait fallu à vue de nez (et à force d'habitude) environ 2 à 3 autres magasins pour obtenir tout.
On se croirait dans la Russie rationnée !
06 décembre 2009
La rage !
Nous avons eu l'heur d'inaugurer notre inscription à Manipal Hospital dimanche dernier (29/11/09), direction les urgences pédiatriques. On y avait échappé depuis notre arrivée, eh bien voilà, c'est fait.
Mam'zelle va très bien, rien de grave, juste une histoire de précaution.
Figurez-vous qu'en revenant de Ranthambore, le bus, au milieu de ses 5 heures (OK, 4h30) de route, s'est arrêté sur le parking d'un resto-boutique pour la pause thé-pipi.
Le parking étant clos, je ne me suis guère souciée de ma fille (oui, j'adhère à la catégorie des mères indignes qui ont l'oeil léger quand rien ne semble pouvoir aller de travers).
Eh bien Mam'zelle a réussi, en pleine cambrousse, loin de toute forêt, à se faire mordre par... un macaque !!!
L'animal était en laisse, attaché derrière le resto, sous des lits. C'est un Indien qui a poussé les enfants à s'en approcher (et qui les a emmené derrière). La bestiole, visiblement peu ravie, a sauté sur le premier bipède qui s'est approché et lui a mordu les côtes.
Pas fort, mais au sang tout de même. Et la rage fait des ravages en Inde. Donc...
Désinfection avec les moyens du bord : on conseille un lavage à grande eau de la plaie (pour évacuer le virus), mais vu l'eau du coin, j'ai juste tout cramé à l'alcool à 90.
Une fois arrivées à Bangalore, direction l'hôpital, pour commencer le processus anti-rabique.
Bon à savoir ! le vaccin contre la rage n'est pas fait d'office pour les humains. Et comme il est lourd, on le réserve aux professionnels soumis aux risques (vétos par ex). Une fois le virus introduit dans le corps, il semble qu'il incube (2 semaines à ... 2 ans !!!). Une fois la maladie déclarée, c'est trop tard, et sauf 3 cas de survie en .... des années, l'issue est fatale. Donc on "vaccine" à chaud, entre la morsure et avant les premiers symptômes.
En cas de morsure, ne pas prendre cela à la légère : il semble que la procédure soit la suivante : lavage de la plaie 10 minutes à l'eau courante, retrait des habits en contact avec la salive (bien les laver ensuite). Direction l'hôpital : 1 injection de sérum anti-rabbique (pour nous, VERORAB, des labos Pasteur-Sanofi) dès que possible, une autre 3 jours plus tard (J+3), une autre à J+7, puis J+14, puis J+28. 5 injections, rien que ça.
Chaque dose coûte dans les 370 rs + les consultations. Les "gens de la rue" (soit la grande majorité des Indiens) n'ont pas les moyens de s'offrir ce luxe (il y a un vaccin moins cher, produit localement, mais connu pour ses effets allergisants...). Donc si l'animal n'est pas clairement malade, ben...
Sauf qu'un animal peut être contaminé (et contagieux) avant de déclarer les symptômes. D'après quelques lectures, il y aurait 3 millions de morsures chaque année dans le pays. Dont 30,000 finissent par un décès chaque année, le record mondial, ça ne représente "que" 1%, mais l'un dans l'autre, c'est déjà beaucoup... Bref, pas rigoler avec ça...
Dans le cas de Mam'zelle, on n'est pas trop inquiet : on s'y est pris tôt, le jeune macaque ne semblait pas malade (mais peut l'être quand même), et on a les moyens de faire face au coût financier des soins.
En attendant, rappel en règle des règles "pour les grandes filles" (oui, parce que les règles, elle les connait, mais elle pensait que c'était "pour les petites filles"...) :
- ne pas aller avec un inconnu, même si les copains y vont, même si c'est "pas loin"
- ne pas toucher les animaux inconnus, et surtout pas sans Papa ou Maman dans les parages.
5 piqûres en cadeau, avec tout le toutim de se rendre à Manipal... je me dis que ces deux règles vont rentrer "à la dure" !
21 novembre 2009
habiter en compound, ou en logement indépendant ?
C'est une des questions qui revient fréquemment dans les contacts avec les éventuels futurs expats que j'ai eu.
Une des appréhensions avant de quitter son travail, son environnement, ses amis et de venir vivre en Inde, dans un "compound" (un zoo à expats), outre de reconstruire complètement ses journées, c'est de devoir sacrifier aux mondanités ampoulées qu'on imagine.
En fait, ça existe certainement, mais rien n'oblige à y mettre les pieds, et, selon sa sensibilité, on peut ressentir comme "mondanités" des rencontres qui se veulent justes cordiales selon d'autres personnes. Souvent, les coffee-mornings organisées par nos pairs anglophones paraissent "prout-prout" au premier abord. C'est souvent que, ouverts à tous, personne ne s'y connait vraiment, et que la barrière de langue n'aide pas, ni à comprendre exactement, ni à dire tout ce qu'on souhaiterait. (Et y'a rien à faire, les Anglophones parlent toujours trop vite... - mais les Anglophones qui ont des bases en français nous revoient le compliment ! Nous parlons aussi trop vite !)
Ce genre de rencontre a lieu... souvent dans la résidence où j'habite. Si quelqu'un voulait participer à tous les coffee-mornings, cette personne y consacrerait bien 2 ou 3 matinées sur les 5 de la semaine. Mais rien n'est obligatoire, et ne pas y aller n'est pas mal vu. On rencontre juste moins de personnes, c'est tout.
Une autre appréhension, qui n'apparaît pas dans les contacts de préparation à l'expat, mais vient ensuite, une fois sur place, c'est l'angoisse de toujours voir les mêmes personnes, et de retrouver, malgré soi parfois, embringuée dans des aventures pour lesquelles on n'est finalement pas encore prête, ou qu'on n'apprécie tout simplement pas. Il n'est guère difficile d'expliquer que pour le moment, on préfère faire les choses à son rythme : les "anciennes" ont vécu cela, et je pense que je ne suis pas la seule à comprendre les "nouvelles".
On peut penser qu'il est difficile d'éviter les personnes qu'on désire pas rencontrer. Si le complexe est suffisamment vaste, cela ne me semble pas devoir poser de problèmes. Tout est une question de bon sens et de tact.
Et puis, les portes du compound ne sont pas closes, et Bangalore se développant, il n'est pas si difficile, si on a du temps, de se trouver des activités différentes : un "stage" de réflexion sur l'éducation ou la relation parents-enfant, une formation dans l'animation sur ordinateur, des sessions intensives de yoga, de danse bollywood, de théâtre et que sais-je encore !
Je me suis souvent dit que la vie en "zoo à expats", c'est comme la vie dans un petit village : y'a quand même un minimum de conventions à respecter, même si on n'apprécie pas spécialement tout le monde.
Comme dans un petit village, il y a des gens extras avec qui on accroche bien, des gens sympas qu'on apprécie de rencontrer de temps à autre sans pour autant penser à eux tous les jours, et des gens "sans plus" qu'on ne cherche pas spécialement à fréquenter, mais qu'on croise à l'occasion.
Et comme dans un petit village, il y a des choses à ne pas faire, si on veut conserver une entente cordiale autour de soi.
En général, enfin, de mon expérience, ce n'est guère compliqué. Chacun/e a ses qualités, ses défauts, ses sensibilités, mais avec un minimum de considération, un rien d'efforts de temps à autre, ça passe, et il n'y a guère de quoi en tirer une base de scénar pour Desesperate Housewives.
C'est certain qu'en maison indépendante, ou en appartement, c'est différent. On est davantage livrée à soi-même, et on a plus de choses à gérer (personnel de sécurité, réparations diverses, par exemple). La vie n'est pas la même pour les enfants non plus - du moins, avant de crouler sous les devoirs... (j'exagère, tous ne croulent pas sous les devoirs)
Si vous venez vous installer, essayez de savoir quel type de personne vous êtes : les conventions sociales vous barbent, vous souhaitez beaucoup d'autonomie et n'appréciez pas de voir souvent les mêmes têtes pas spécialement sympathiques ? Le compound, s'il est trop petit, pourrait vous donner la sensation de tourner en rond, et la maison indépendante vous offrir plus de liberté sociale.
Si au contraire vous aimez rencontrer des gens, plus ou moins régulièrement, que vous appréciez de pouvoir demander un service ou juste discuter le bout de gras avec une amie sans avoir à traverser la ville, le "zoo à expat" n'est pas si pesant que cela.
19 novembre 2009
mauvaise langue !
Je fus mauvaise langue hier en médisant de l'école qui m'avait proposé un RDV pour discuter, mais qui devait me préciser quand, et n'avait ensuite plus donné de nouvelles.
Surprise hier en fin d'après-midi : la coordinatrice de Primaire (une sorte de CPE, ou de directrice spécifique) m'a appelée pour s'excuser de n'avoir pas donné de nouvelles. On a discuté un peu, je l'ai invité à voir un peu les devoirs de maths donnés en grade 2 la veille.
Elle m'a expliqué que si l'enfant ne pouvait pas faire ses devoirs seul, ou dans un temps raisonnable, on ne devait pas insister et "libérer" l'enfant pour qu'il puisse jouer, et qu'il ne fallait pas pousser trop l'enfant, de façon à ce que les instits se rendent compte des capacités réelles de l'enfant.
Certes, mais comme les devoirs non faits reviennent le lendemain ou la semaine suivante EN PLUS des devoirs normaux, on ne fait que reporter le problème, et comme les autres parents font les devoirs à la place de Mini-chou, ben notre enfant paraîtrait en retard alors qu'il serait juste "dans la norme", et ça, côté confiance en soi, c'est bof.
La coordinatrice s'est montrée surprise, limite choquée, que les instit redonnent les "anciens" devoirs non traités en plus des devoirs du jour. A quoi j'ai ajouté que si l'enfant manquait la classe, de la même façon, les devoirs manqués étaient redonnés (mais la leçon qui va avec, je ne sais pas).
Bref, ou elle est tombée de haut, ou elle joue bien la comédie.
Maintenant, si elle veut changer les choses, ou au moins assouplir certains points, je lui souhaite bien du courage, car le Dr qui est à la tête de l'école n'est pas spécialement connu pour son sens du dialogue et son esprit d'ouverture.
17 novembre 2009
aphorisme en manière de point ???
Vivre à deux, c'est gérer des problèmes qu'on aurait jamais eu tout seul (mais ça a des bons côtés par ailleurs)
Eh bien, vivre à Bangalore, c'est gérer des problèmes qu'on aurait jamais eu chez nous (mais ça a de très bons côtés par ailleurs).
Les bons côtés, pour ma part, sont liés à l'arrêt du travail, au fait que je me rende compte de la masse de stress que c'était. Ils sont liés également au "faire". De la mosaïque, du piano, ... ces choses qui auraient du attendre une sur-énergie improbable ou la retraite pour se réaliser.
Récemment, Mam'zelle voulait arrêter la danse. Parce que trop dur, parce que trop tôt (elle descend du bus pour sauter dans ses chaussons), parce que trop de stress. Je n'étais pas d'accord, car Miss a tendance à abandonner à la première difficulté.
Et on a listé ce qui lui plaisait dans la danse, puis, ce qui ne lui plaisait pas.
Ensuite, on a donné des "points" à chaque argument, une valeur (de 4 à 1).
Au final, la balance penchait majoritairement du côté "ça me plait", sans que j'ai à manipuler quoique ce soit, et il a été décidé que désormais, il n'y avait plus de récrimination possible au moment d'aller au cours.
On s'est aussi arrangée pour que ce soit moins stressant : le chauffeur passera la chercher à l'école, elle rentrera 20 minutes plus tôt de ce fait, ce qui lui laisse le temps de se changer et de prendre un goûter.
J'ai tendance à me dire qu'il faudrait peut-être que j'applique la même méthode à mes propres récriminations bloguesques, ce qui aurait peut-être pour impact final de clore ce blog.
Après tout, les infos essentielles sont dispos maintenant, et le message "l'expat à Bangalore n'est pas une sinécure, attendez-vous à ceci / cela" est suffisamment présent.
Resteraient les récits de voyages ?
Et l'aventure du retour, si je me sens de tout partager avec les futurs expats.
Peu de choses, en somme.


















