05 décembre 2009
Ranthambore, c'est pas tout ça mais...
... on venait voir des tigres, Mam'zelle et moi !
Eh bien, on a failli repartir bredouilles ! Le programme prévoyait
de passer du temps dans un village, mais si quelques petits groupes de
notre grand groupe avaient eu la chance de voir des tigres, les autres
(nombreux) étaient assez déçus de ne pas avoir entre'aperçu ne
serait-ce que le bout de la queue d'un félin.
Nous avons donc renoncé au tour dans le village, et sommes remontés das un bus ouvert (plus de jeep dispo !).
Ce dernier safari en lui-même fut... sympa mais sans plus. Quand nous avons fait demi-tour bredouilles, je crois que le coeur n'espérait plus grand chose.
et soudain... et soudain... Elle était là. T13 (joli nom, hein ? Poétique, et tout) nous a fait l'honneur de croiser notre route !
Les vibrations du moteur, les "focus sur les troncs", la tremblotte (de joie, pas de peur)... font que la plupart des photos sont floues, mais quelques une sont regardables. en tout cas, en vrai, c;est... magique. Gracieux, puissant. Beau.



Les couleurs du tigre, si voyantes dans un enclos de zoo révèlent enfin leur fonction de camouflage !

et voici son fils, T38, croisé juste un peu plus loin, mais brièvement (avec les vibrations du moteur... le bonheur) :

On pouvait rentrer heureux. Mais à quoi, 1km de la sortie ? voici ce qui est apparu tout en haut des falaises :

Pour la gloriole, le jour tombait, la falaise était
loinnnnnn, et malgré tout, mon petit appareil (avec le zoom
supplémentaire) a réussi à montrer la couleur des rosettes !Je l'aime, mon petit Sony !
Allez, je suis sympa, j'en ai une meilleure (éclaircie, car le jour commençait à tomber) :

et je me suis amusée avec une photo surexposée, mais qui ne méritait pas de passer à la poubelle :

04 décembre 2009
Ranthambore, village des potiers
Notre tour se voulait à la fois "tigre" (raté, pour le moment), et découverte de l'asso. entre deux safaris, nous avons été accueillis chez les potiers.
Je ne me suis pas vraiment sentie à l'aise, de débarquer comme ça, chez les gens, avec un niveau de communication proche du zéro, mon appareil photo, mon argent... Mais bon, ces gens étaient visiblement ravis de nous recevoir et de nous montrer une partie de leur savoir-faire.
Avec trois fois rien, ils produisent des poteries sympas, rouges (couleur oxydée) ou noire (non oxydée) selon le type de cuisson.
Photos encore :

le combustible (galette de bouses séchées avec des la paille)
la cour de ferme, une fois tout le monde plus loin
Tout le monde, ou presque
Démo. Tous les outils sont sur la photo : le four au fond, le tour, le baton pour actionner la roue, l'eau, et les mains. Point barre.

03 décembre 2009
Ranthambore, safari, ça secoue !
Aujourd'hui, petits veinards, je vous emmène sur les routes 1, 2 et 4 du parc de Ranthambore. Vous allez échapper aux moteurs, à la poussière, à la morsure du froid le matin, et vous allez faire en 10 minutes ce qui nous a pris pas mal d'heures.
Mais moi, j'ai vu en vrai ce que vous verrez en photo seulement ... on ne peut pas tout avoir, que voulez-vous !
Dans cette réserve, il n'y a pas d'éléphants. Mais il y a : des hyènes (pas vu), des chacals (ou sorte de),des sangliers, plusieurs cervidés : du plus petit au plus grand : la gazelle, le spotted deer (le "bambi"), le sambar deer (1m30 au garot, 200 kg et plus), le blue bull (plus grand que le sambar).
Il y a des oiseaux, plein, mais bon, y'a surtout des félins : chats sauvages, léopards, et ... tigres, mais ça, c'est avec plein de chance, ou alors en période sèche (février-mars).
Voici les clichés qui sortent un peu correctement :



gazelle (tout petit, moins d'un mètre)
Sambar, grosse bête.
Blue Bull (le mâle est gris ardoise, tendance bleue), très grande bête !

chacals (le guide les appelait "tjeko", je comprenais "gekko", les lézards, et ne captais absolument rien, forcément...)

paon en roue, mais de loin...
wild boars, sangliers
pie du coin
02 décembre 2009
Ranthambore, Daastkar Tiger project
Quand la réserve s'est créée, la population a été déplacée. La population de tigres en Inde était tombée bien bas, il devenait urgent de faire quelque chose. Mais les populations humaines, elles aussi en difficulté (économique), voyaient dans le braconnage une façon de survivre.
Daastkar (la mise à jour du site date un chouille...) est une asso qui a pour vocation d'aider les communautés à monter des projets qui leur permettent de trouver un moyen de subsistance autre que le braconnage (sur Ranthambore notamment, mais Daastkar intervient à d'autres endroits).
Des petits groupes se retrouvent à l'asso pour produire tel ou tel objet (proposé, présenté par les responsables de l'asso en fonction de ce qui se vend et des idées), revendu ensuite dans différents points de vente répartis dans toute l'Inde ou presque. Des bracelets, des vêtements, des couvertures de lits, des sacs...
Les groupes sont aidés dans le montage du projet (avec un désengagement progressif des responsables extérieurs à la communauté), un pourcentage des ventes rejoint une cagnotte commune pour améliorer les outils de productions (machines à coudre, générateur...), et le reste est réparti entre les travailleurs, au prorata du nombre de pièces produites ou de la difficulté de ce qu'ils ont eu à faire. tous ces gens travaillent là en plus de leurs tâches quotidiennes (beaucoup sont d'abord des agriculteurs), et l'argent que leur rapportent leur investissement en temps dans les groupes de travail, peu à peu, devient une part non négligeable de leurs revenus.
Nous sommes allées visiter le site de Kendra, près (tout près) de Ranthambore, qui produit essentiellement des objets textiles, dont de superbes couvre-lits.
Photos !

Block printing sur les sacs destinés à empaqueter les achats : pas de plastique ici, on essaie de limiter la pollution !
atelier de couture

groupe de travail : sur-broderie



01 décembre 2009
Ranthambore, la forteresse
Le lendemain, le programme a ét'e aménagé pour nous offrir un peu plus de repos.
On est parties plus tard, pour la forteresse située dans le parc, qu'on a atteint vers les 10h environs (plus ou moins 1h...). Quelques stops photos sur le chemin :
Pigeons verts
Hibou
Croco

La forteresse est abandonnée depuis longtemps, sauf des langurs, le "peuple Singe" de Hanuman. Ils sont partout, incroyablement humains par certains côtés :



Bon, moi, les bestioles en tout genre, j'adore, mais je comprends que ça puisse lasser. Voici des pierres. Des vieilles. Pour le blabla culturel, désolée, j'ai pas écouté, j'ai pas lu non plus, je suis sûre que Google "forteresse de Ranthambore" vous dira tout ce qu'il y a à savoir sur ce sujet.









30 novembre 2009
Ranthambore, sur la route
Avant de vous raconter en détail notre aventure, voici juste quelques photos volées sur la route... près de 5h de bus, pour aller de Jaipur à Ranthambore (au lieu des trois annoncées) - et même punition au retour, ce qui, ajouté à l'avion (et le trajet maison => aéroport), donne quelques 12h de voyage pour atteindre notre destination. Faut vraiment le vouloir, juste pour 2 jours sur place...
Le matin de notre départ, il y avait du brouillard. Rien de formidable, mais suffisamment tout de même pour mettre l'aéroport dans tous ses états. Le contrôle de Sécurité affichait une queue monstrueuse, et les tableaux d'information indiquaient un nombre conséquent de vols retardés. On (le groupe, ou une partie) s'est alors dit que notre vol partirait après tous les avions déjà en retard, et qu'on avait donc tout notre temps pour siffler un café tranquilles.
Avant de réaliser que notre vol à nous, quoique n'apparaissant pas sur les tableaux, était bien prévu à l'heure : c'est donc in extremis qu'on s'est présentées à l'embarquement !
Le vol a fait escale à Mumbai, ce qui nous a laissé assises dans l'avion pas mal d'heures au total... Mais l'excitation aidant, ce ne fut pas aussi éprouvant qu'au retour. Ont suivi derrière les fameuses 3h = 5 de bus sur une route dont le dernier tiers me rappelait fort la route des écoles au temps (ce bon vieux temps) de notre installation, celle avec des trous, des ornières et des travaux de partout.
Quand on a fini par arriver, ce fut pour découvrir un hôtel fort sympathique, mais dont la chambre qui nous était allouée, malheureusement, avait un léger problème de chauffe-eau. La douche froide, dans tous les sens du terme !
Mais le buffet du soir était bon, l'ambiance agréable, et l'expectative toujours forte : verrions-nous des tigres ??? (la suite, demain !)
Donc aujourd'hui, des photos de bord de route, côté Rajasthan :



26 novembre 2009
Ranthambore, nous voilà !
Ce matin, Mam'zelle et moi prenons l'avion avec notre prof commune d'arts et un groupe de participants pour nous rendre dans une réserve "Tiger Sanctuary". Au programme, safari dans la réserve, vers le vieux fort (j'espère) où quelques 25 à 40 tigres s'ébattent, et visite du village qui a été déplacé hors du site lors de la création du parc dans les années 75-80.
A cette époque, ces gens étaient des forestiers, vivaient de la chasse, de la cueillette. Ils ont été déplacés, déracinés, avec pour solution l'alcool, le braconnage.
Des ONG se sont alors proposés d'aider ces habitants à trouver une autre voie que le braconnage. Et dans ce village aujourd'hui (j'en saurais davantage après la visite), les gens sont devenus artisans et produisent plein d'objets, lampes, sacs, objets de déco, qui sont revendus ensuite dans des boutiques un peu partout. Je ne sais pas si on peut parler de commerce équitable, car je n'ai pas idée de la part qui revient aux producteurs sur le prix de vente. Je sais juste que ma prof et voisine travaille en lien depuis des années, propose des idées, des patrons, et revend la production dans son magasin, au côté d'autres objets d'artisans divers (potiers, bijoutiers...) créateurs individuels ou ayant monté une petite structure de production avec quelques employés.
Détails pratiques : c'est un tour "privé" organisé avec un tour opérator : on prend l'avion (Bangalore <=> Jaipur, bizarrement, y'en a pour 4 h, je soupçonne une correspondance à Mumbai) puis un mini-van climatisé De Jaipur à Ranthambore. 200 km... 4h environ (3h annoncées, je me trompe peut-être en pensant que c'est optimiste - je me souviens que les routes m'avaient semblé moins pire dans le nord).
Le programme prévu :
vendredi :
7h - 10h, trek dans le fort (le vieux j'espère). Petite explication de texte : alors Trek, normalement, c'est à pieds. Le vieux fort, y'a des tigres. Je ne crois pas qu'on va y aller à pied... c'est sans doute un "safari" en jeep, ou si c'est vraiment un trek, ce sera sans doute loin des bêtes. Moi, j'ai envie, même pas peur tout ça, mais je ne voudrais pas me faire des illusions.
10h, petit-déjeuner (oui, après une balade de 3h)
11h-13h30, visite des potiers au village.
repas, puis 14h30-19h, safari (en voiture donc, normalement)
Samedi :
6h30, Safari,
10h30, petit-déj'
Présentation du projet Dasktaar (voir billet ici) dans un autre village, atelier de block-printing
Rencontre avec les tanneurs du village, retour à l'hôtel.
On s'envole donc ce matin, et on revient dimanche soir. Je vous raconterai, si on revient, Mam'zelle et moi, toutes entières. D'ici là, quelques billets enregistrés vous tiendront compagnie !
31 mars 2009
Arrêt minute à Kanchipuram
Sur la route de Chennai (Madras) pour aller chercher Kéa, histoire de briser la longueur du trajet, nous nous sommes arrêtés à Kanchipuram, ville ou village riche de plus de 120 temples, dont certains très anciens.
Voici l'objet de notre unique visite de temple, le temple de Kailashanata :







En reprenant la route, juste à la sortie, on tombe sur ceci :
C'est un atelier de teinture (violet en l'occurrence), que nous allons de ce pas visiter :
le coin de préparation de la teinte et du bain des tissus
Les cuves chauffées au bois
L'étendage. Une femme passe régulièrement bouger les écheveaux pour éviter toute décoloration de la teinte.
quelques photos de Kanchipuram même, plus connue pour ses tisseuses de saris (pas le temps de chercher un atelier, nous avions un chat à prendre) :
vendeuse de coco


13 janvier 2009
nouvel album photo : corbett national park, octobre 2008
J'ai oublié de vous mettre les photos dans un album consultable facilement. Oubli réparé, c'est ici
14 novembre 2008
Corbett National Park, second jour
Nous entamons notre second jour à Corbett. Nous espérons toujours apercevoir un tigre, d'autant que notre guide nous assure que ce n'est pas rare. Mais si on voit ses traces, lui, on ne le trouve pas. Un guide croisé par là nous rassure : nous ne verrons pas de tigres, mais eux nous verront !
A chaque jeep rencontrée, notre guide pêche des infos, mais tout le monde est bredouille. Rien, à part les éternels daims et singes.
un barking deer, petit daim aboyeur, dont le cri d'alarme retentit au moindre danger
des macaques. Avec les langurs, eux aussi ont un cri d'alarme spécifique "prédateur félin".

quelques rencontres étonnantes sur la piste du tigre.
Les choses sérieuses commencent : les éléphants sont au rendez-vous. Nous sommes chanceuses, car sur l'immensité du parc, il est rare de rencontrer ces mastodontes en dehors de la saison sèche.
Les cris d'alarme tant recherchés par notre guide retentissent. Un daim blessé surgit devant nous. Nous entendons alors un féroce rugissement. C'est net, "il" n'est pas loin. Nous fonçons, repérons un langur en "surveillance" : il alerte : le tigre est couché là, pas loin. Mais il reste invisible. Nous nous posons, excitées. Prêtes à attendre des heures. Mais quand le tigre dort, il ne fait pas semblant, et peut enchaîner les heures. Ou s'esquiver en douce, et nous laisser attendre en pure perte.
On reviendra régulièrement sur ce spot, mais force est de se rendre à l'évidence : il vaut mieux continuer.
Soudain, on aperçoit une jeep en attente, moteur éteint. Nous les rejoignons doucement, et voici ce qui traverse :

Ce "chat" est un leopard cat, et s'il ne paie pas de mine, il est rare d'en voir un. D'après les guides croisés à qui nous avons montré les photos, on en voit 1, 2 fois par an, guère plus. Nous sommes bénies par la chance, décidément.
Nous chercherons le seigneur des lieux jusqu'au dernier moment, mais en vain. Tant pis, ces deux jours furent fabuleux. A refaire sous la soleil en avril, quand le manque d'eau fait venir les bêtes aux points d'eau...
































