14 novembre 2009
Baleines, photo sauvée des eaux
En ce moment, je retrie les photos. J'en retrouve plein que je m'étais dit que je vous montrerai, pas forcément par gloriole, mais parce que... si, par gloriole sans doute, ou pour le plaisir de partager avec vous des photos que je trouve sympas.
Les baleines aujourd'hui (voyage en Australie fin octobre, du côté de Sydney), m'ont surprises, je pensais virer toute une série de dos et de queues floues, et je tombe sur cette photo :

Qui devient ceci, une fois recadrée et zoomée :

J'adore la différence de taille entre Maman et Junior : je ne l'avais pas vue en vrai !
06 novembre 2009
Australie, Sydneyyyyyyy.... le Powerhouse Museum
Notre "bilan touristique" de Sydney est assez nul si on ne se base que sur l'Opéra, le Pont, MAIS on est allé au Powerhouse Museum.
Ce musée est vaste. Et varié. De l'histoire des premiers colons à l'écologie, en passant par l'astronautique et le travail du verre et l'électromagnétisme (et la chirurugie, et l'Intelligence Artificielle, et...), les expositions nous entraînent d'un univers à l'autre en quelques pas.
Ce fut l'occasion de calculer aussi notre empreinte écologique, et de comparer les résultats selon qu'on réponde en foction de notre vie en France il y a 3 ans, ou de notre vie actuelle en Inde : nous "coûtons" beaucoup moins cher à notre planète ici en Ide, malgré nos voyages (l'avion coûte cher en terme d'empreinte écologique) ! Et je pense que l'Indien moyen, qui ne trie pas mais ne consomme pas non plus, qui vit à 10 dans une maison où nous serions à l'étroit à 3, ne chauffe pas, ne climatise pas, n'a pas de voiture, doit peser 10, 100 fois moins que nous !!!
Vous pouvez calculer votre empreinte, en Français ici. Ce n'est pas le même que le test que nous avions fait, mais ça peut vous donner une idée.
Sur place, j'ai eu le sentiment de trop survoler, de trop lire, de trop voir, et je me disais "il ne restera rien de tout cela dans ma petite tête d'ici 3 jours". Eh bien 3 semaines plus tard, c'est clair qu'il en reste peu, mais peu, c'est mieux que rien.





Ce qui m'a le plus estomaquée, a été la reproduction au 1:5ème de l'Horloge Astronomique de Strasbourg (cultivez-vous ici - je précise que je ne savais même pas qu'on avait une telle horloge à Strasbourg avant d'aller à Sydney), réalisée en 1887 par Richard Smith, alors âgé de 25 ans, d'après... une carte postale !
Ce modèle reprend toutes les fonctions de son originale (l'heure, l'annonce des fêtes mobiles, les phases de la lune et la position des planètes,... la "Ronde des apôtres" à chaque heure, les chevaliers de la semaine...). Et entre le travail d'horlogerie, les calculs mathématiques retraduits en mouvements mécaniques, le travail du bois etc, le tout en quelques années à l'âge de 25 ans, chapeau, non ?


Voilà, c'est la fin de notre périple australien !
04 novembre 2009
Australie, Sydneyyyyyy...
Mardi de la deuxième semaine, nous nous envelons pour Sydney.
Qui n'est pas la capitale de l'Australie. C'est Canberra. Je fais la maligne, mais avant d'y aller, je ne le savais pas...
Alors Sydney... Ben c'est grand. C'est plein de gens, surtout après 18h. On se croirait en Inde, les saris et la saleté en moins.
Y'a des SDF, des musicos qui font la manche, des annonces "cherche coloc" sur les feux de circulation. C'est branché, plein de magasins de fringues, mais, chose fabuleuse, il y a aussi des librairies ! (bon, y'en a à Bangalore, mais pas autant, et le choix n'est pas le même)
On logeait à la limite de Darling Harbour et Chinatown, et on a mangé "sushi - sashimi" la plupart du temps (un steack-frites et une pizza / carpaccio de thon pour rompre la monotonie), pas très local, mais délicieux !

Darling Harbour, côté King Dwarf Street, vu d'un bateau
Le pont mythique de Sydney (qu'on n'a même pas traversé... on est pas bon en "touriste")
L'Opéra de Sydney (qu'on n'a pas visité non plus - zéro pointé sur notre bulletin)
L'Opéra encore.
Nous ne sommes pas allés à Manly, nous n'avons pas visité l'Opéra, mais qu'a-t-on donc fait pendant les 3 jours que nous avions ???
On n'est pas allé à Bondi Beach (une immense plage de surf, bondée et bref, pas notre truc), on n'est pas allé au Zoo (j'ai acheté Mam'zelle en troquant la visite du zoo contre l'achat d'une peluche).
On est allé au cinéma, et à l'Aquarium, parce qu'il y avait des platypus et des Dugongs, et que quand même quitter l'Australie sans voir de Platypus, c'est pas normal.


Cette photo est un complet ratage, mais je la trouve trop chouette !
Mais qu'est-ce que c'est ?
On voit mieux, mais la photo est moche... C'est un Platypus (Ornithorynque), au cas où certains se demanderaient... il mesure 30 cm : c'est "vachement" petit par rapport à ce à quoi je m'attendais !
Des pingouins locaux "chevelus". Trop mimis !
Un zippo-campe...
et un autre encore (l'espèce de feuille claire qui flotte) :
Les stars enfin : les Dugongs (Lamentins) ou vaches de mer :

Et la copine de Mam'zelle :

03 novembre 2009
Australie, Cairns tout court
Un post sur ce que j'ai vu à Cairns : les magasins ferment tôt. Vers 17h en semaine, plus tôt le samedi. Et le dimanche, Mme Obama peut se gratter pour trouver un truc d'ouvert...
Tout ferme, hein. Même les supermarchés. Sauf les superettes spécifiques, un peu plus chères, ouvertes 7/7 et pas 24/24h mais presque.
Que dire d'autre de frappant ? Pas grand chose : il faisait beau (sauf lundi après-midi), il faisait chaud (même sous la pluie), et l'esplanade est belle.
Photos locales :







Ça change des pigeons et des mouettes, non ?
Mamz'elle a profité du parc de jeux incroyable : outre les grosses structures à grimper, glisser, se balancer, il y avait aussi un parc à eau, avec douches et vestiaires, le tout public et gratuit, en accès libre. 


(oui, elle est en culotte, on n'avait pas prévu... Heureusement, elle a plus d'esprit pratique que de pudeur, et elle a vite accepté la situation pour aller jouer - et non, elle ne touche pas le sol - pas le temps !)

(PS pour la famille : non, la dent retirée en juillet n'a toujours pas été remplacée par la dent définitive...)
02 novembre 2009
Australie, Cairns, le zoo
Le lundi, la météo se dégradant, on se résigne à aller au Cairns Tropical Zoo, petit (tout petit) zoo local, mais justement local. Au programme, des animaux du coin, pas aperçus faute de... chance ?
Bref, c'est dommage de les voir en cages, et mon Lui m'informe gentiment mais fermement que c'est le dernier zoo qu'il consent à voir (sous-entendu du voyage, mais aussi des suivants !)
Bon, le zoo n'est pas emballant, l'équipe n'est pas top-souriante. Mais Mam'zelle (contre espèces sonnantes et trébuchantes) aura le bonheur de caresser et porter un Koala pour une photo souvenir.
Au programme : des crocodiles "à problème", capturés dans la région, dont un de 5m de long qui a bouffé près de 30 têtes de bétail à lui tout seul avant sa capture (beau score), un autre de 4,5 m qui avait un certain goût pour ... les chiens que les maîtres lâchaient le temps de la promenade (et qui ne revenaient donc plus). Un autre difforme (sans doute un problème de température pendant l'incubation) récupéré d'une ferme d'élevage.

Oh, les mignonnes quenottes !
Globalement, les Australiens tendent, semble-t-il, à cohabiter avec ces crocos, car ils ne représentent "pas trop" de danger quand on reste prudent.
Il y avait aussi une belle collection de serpents et de reptiles, la plupart très actifs !




Si, y'a une bête sur cette photo. En plus, j'ai recadré pour vous aider !
Il y avait aussi des oiseaux locaux, dont des pélicans, des hérons, des chouettes et des ... kookaburras (deux sortes, le "rieur" et le "royal" - j'ai eu du bol, vous verrez sur la photo) :



Un martin-pêcheur bleu
Les deux kookaburra, le royal est à droite.
Mon oiseau préféré, un vrai poseur (on en trouve en liberté dans la région, et malgré leurs couleurs et leur taille - celle d'un émeu -, ils sont difficiles à voir) : la star locale, le Cassowary (un beau mâle ici) :



Il y avait aussi évidemment des kangourous, des wallabies. Qu'on pouvait nourrir (et caresser), pour la plus grande joie de Mam'zelle.
![]()



L'une de ces dames avait un joey dans la poche.
Joey, c'est le nom du bébé "sous la mère" (tant qu'il tête). J'ai appris que la femelle peut avoir plusieurs bébés d'âge différent : pendant que l'aîné grandit, un autre joey peut le rejoindre dans la poche, chacun sur une tétine différente, leur donnant du lait adapté à leur âge ! (Incroyable, n'est-ce pas ???)
... et un embryon peut en même temps être en développement dans l'utérus.
Si les conditions deviennent défavorables, l'aîné a la priorité : l'embryon est avorté naturellement, le plus jeune des deux "nés" aura moins de lait...
Le bébé né à l'extérieur, par le vagin (ben, moi, je croyais qu'il sortait directement dans la poche...). Il n'est pas fini, mais doit, tout seul, grimper dans la poche, ce qui représente une sacrée escalade pour un microbe de quelques cm même pas achevé ! Une fois dans la poche, c'est dans la poche, pour un moment.


Le truc bizarre qui dépasse entre les pattes postérieures, c'est une patte postérieure du joey dedans la poche
Il y avait aussi deux dingoes, dont un petit vieux :

et ... des Koalas !

Trop... trop... fa... ti... gué...



C'est quand qu'on dort ?

Bon, tu m'lâches, dis ? J'ai faim, moi.
Fin du zoo !
01 novembre 2009
Australie, Cairns, La Grande Barrière de Corail
Le dimanche, malgré une mer un peu moins belle, on s'est embarqué sur le Tusa-5T : plongée pour moi (3 dans la journée - pas le temps de sécher !) pendant que Lui et Mam'zelle snorklent.
Pas de quoi blablater, l'essentiel se passe sous l'eau, vers 10 mètres.








On a eu la chance, dans notre tour express (ouais, c'est 45 minutes sous l'eau et point - même s'il te reste 100 bar -comme moi à la dernière plongée -, tu remontes, non mais... ) de tomber sur une tortue. Mais je n'ai pas pu rester - fallait suivre, des fois que ... Donc voici la photo de la tortue-express :

Pendant ce temps, Lui et Mam'zelle ont encore fait du nez à nez en surface avec ... une tortue, qu'ils ont suivi pendant un bon quart d'heure. (LA fameuse tortue dernière-minute - la 3ème seulement...)
La recette pour être sûr de voir tranquillement des tortues ? Prenez ma fille, oubliez l'appareil photo. "Torttle spotting" garanti 100% !
31 octobre 2009
Australie, Cairns, La Rainforest
Le Vendredi, on change de crèmerie. Direction les Terres, Tablelands, Atherton.
On s'arrête un peu partout en chemin, on y va "la truffe au vent" et qui vivra verra. On pensait finir à Turanda, haut lieu touristique, mais après le méga-show de Green Island, on est un peu vacciné du méga-spot à touristes.
C'est finalement à Malanda que nous passons le plus de temps, avec la chance de voir des tree-kangaroos, des kangourous arboricoles.

Voilà.
Mais non, on n'en a pas vu.
Voici ce qu'on a vu :
des arbres urticants (quelque chose de costaud, genre des mois après, ça reste encore sensible... sympa, non ?)
des grosses fourmi rigolottes, pas aussi agressives que les "rouges" d'ici - en tout cas, certains nous ont grimpé dessus, et ne nous ont pas mordus.



On cherchait les Platypus, mais sans succès... A la place on a vu ceci :
cela :
c'est un "nid" dans lequel deux espèces d'oiseaux cachent leurs oeufs, qui incubent protégés sous les feuilles, puis éclosent. Les oisillons se débrouillent tous seuls, les parents sont partis depuis longtemps...
Un des oiseaux (Brush Turkey) qui laisse ses oeufs dans les tas de feuilles. 
Ah ben si, finalement, on les verra, ces fameux tree-kangaroos ! Ils mesurent dans les 80 cm de haut, et sont assez rares : nous avons eu beaucoup de chance d'en apercevoir, et ce grâce à Drew, jeune guide au Conservation Center de Malanda.
Suite de la journée : le "curtain tree" de Yungaburra, un immense banian (ou proche du Banian - en tout cas, une plante parasite de la même famille), et les Barron Falls (qu'on eut pu atteindre en prenant un téléphérique - mais bon, on ne venait pas pour faire la queue et passer 1h30 dans une cabine de verre)

30 octobre 2009
Australie, Cairns, Green Island
Le mercredi suivant notre arrivée en Australie, nous quittons Uluru et atterrissons à Cairns.
La première journée est occupée à de la logistique de base : shopping alimentaire :

y'a des boucheries dans les mall !
Y'a aussi des beignets fluos :

Et, bonne surprise, les prix sont raisonnables. Ouf, parce que 15 jours au tarif Yulara, ça n'allait pas le faire ! On trouve même plusieurs librairies (dans le même mall ! Incroyable... A Bangalore, on trouve une librairie tous les 3-4 malls, et avec pas toujours beaucoup de choix), qui toutes ont un rayon SF et Fantasy fort achalandé. Un vrai plaisir : je vais pouvoir finir (en Anglais) des trilogies commencées en Français (et pas encore entièrement traduites). Le bonheur !
Mam'zelle en profite aussi : en 15 jours, elle lira 3 livres de plus de 100 pages, ce qui commence à faire une moyenne honorable.
Nous planifions ensuite notre séjour en fonction de la météo : jeudi, snorkeling (il faudra passer par un tour-operator pour se faire déposer sur Green Island = encore 200 dollards - 120 euros- juste pour 2 x 40 minutes de bateau).
Vendredi, balade en forêt dans les Tablesland.
Samedi, pas de place pour plonger, tant pis, on fera du shopping.
Dimanche, plongée sur la Grande Barrière de Corail (et $$$ - 300 euros la journée).
Lundi, la météo fait la gueule, on se contente du zoo, et reshopping.
Mardi, on s'envole pour Sydney, après une balade dans la mangrove, aux jardins botaniques, et un passage au Muddy's Playground
Snorkeling à Green Island :
Pas moyen de trouver "juste" une dépose sur l'île, faut subir le show à l'américaine et payer pour des trucs dont on n'a rien à faire.
Dans le bateau, un DVD tourne en boucle et n'oublie pas de rabâcher de faire attention, que beaucoup d'espèces sont dangereuses (des coquillages, des méduses, des poissons), le tout SANS nous montrer à quoi ressemble concrètement ces bestioles mortelles. Dans le bourrage de crâne, aussi, il ne faut pas oublier qu'on peut louer des combinaisons en lycra, qui protègent du soleil ET des sales bestioles (et qui ne sont pas incluses dans le prix).
On nous largue sur une passerelle : plage (bondée) à gauche, plage avec un peu d'ombre à droite. Nous allons à droite.
... Et tentons de nager dans 25 cm d'eau. Ben oui, les glandus... c'est marée basse... à nous les champs d'algues, des coraux morts, le tout en rentrant bien le ventre et en essayant d'éviter les méduses. Ouais méga top, on s'éclate. Mais la mer va remonter, hein ?

Vas-y, nage... Quoi, y'a pas d'eau, et alors ?
On se décide à arrêter le délire et on rentre à pied (la marée continuant de descendre, les 25 cm sont passés à 15 : je connais peu de personnes capables de nager dans 15 cm d'eau), autant pour la consigne "évitez de marcher sur le corail".
Dans toutes les infos passées en boucle pendant les 40 minutes de trajet, aucune ne mentionnait la marée.
On finit par repérer un vague chenal menant à une zone de 20 carrés où il y a un peu plus de 1m de fond. Sous le ponton, en fait. Trop "nature".
On finit par finir sur la plage bondée, avec transats payants (30 dollards LE transat -le sable est très bien, faut pas pousser), et 150 mètres après les 30 cm d'eau réglementaires, un peu plus de fond (genre à la taille).
Dites, vous le croirez ou pas, mais en rentrant avec une Mamz'elle qui avait froid, Lui et elle sont tombés... sur une torture verte ! Et moi, je continuais à palmer avec l'appareil photo à 100 m de là.

Trop beau... (en fait, c'est vrai que c'est beau. Mais 100 m de suite, c'est... lassant)

Ah, voilà qui devient intéressant !





28 octobre 2009
Australie, le Coeur Rouge, Kata Tjuka = les Olgas
La plupart des sites ont deux noms, (voire trois !), un peu comme chez nous en Bretagne : le nom donné par les conquérants, et celui que les indigènes utilisaient.
Uluru est le nom aborigène du rocher que les Occidentaux appellent Ayers Rock (et Yulara est le nom du village le plus proche d'Uluru, à 20 km, dont l'aéroport s'appelle "Ayers Rock Airport").
Uluru est donc ce grand (6 km de long tout de même) rocher au milieu de nulle part. Sauf qu'il n'est pas si "tout seul" dans son nulle part : à 50 km de là, se trouve une autre formation un peu différente : Kata Tjuta (nom aborigène), connu aussi sous le doux nom des Olgas.
Comme Uluru, ces formations offrent une vue assez spectaculaire, différente de loin et de près. Nous y avons fait deux balades, celle de la vallée des Vents, et celle de la gorge Walpa.
Comme Uluru, ces roches ont une grande importance spirituelle, et une partie de l'endroit est "interdite" au regard étranger.
Les balades sont donc largement balisées, bétonnées... aseptisées.
Photos !

vue d'ensemble
En route pour la balade de la Vallée des Vents (on en a fait les 3/4, le soleil cognait haut et fort) :


(les deux microbes au milieu, c'est Mam'zelle et moi : et oui, Lui prend aussi des photos !)




Voici les moineaux locaux (souvent proches de l'eau) :

Oui, ce sont "nos" Bengali, ou Mandarins Diamants !
Seconde balade : la Walpa Gorge :


27 octobre 2009
Australie, le Coeur Rouge, Uluru
Après notre atterrissage à Sydney, nous avons eu une nuit de transition avant de nous envoler pour Ayers Rock.
La vue depuis l'avion entre Sydney et Ayers Rock est assez gigantesquement monotone : des zones vallonnées, sans doute montagneuses (on commence par traverser les Blue Mountains, mais y'avait des nuages, dommage), de plus en plus plates et sèches au fur et à mesure que l'avion s'enfonce vers le Centre.
Un peu avant l'atterrissage, j'ai attrapé ceci :

J'ai cru sur le coup que c'était Uluru, mais je pense que c'est le Mount Conner, pas trop loin.
Parce que Uluru, c'est ça :


On a "visité" Uluru le dernier jour de notre séjour à Yulara. Nous n'avons pas fait le tour complet, Mam'zelle et la chaleur combinées, cela ne nous semblait pas une bonne idée. On s'est contenté de deux balades (1h30 chacune) qui rentraient légèrement dans la roche. De près, cela donne ceci :
Départ de la grimpette à touristes vers le sommet - déconseillée car en conflit avec la culture aborigène.
Au sujet de la culture aborigène, ne comptez pas sur moi pour vous renseigner : il y a plein d'infos sur le net, et nous avions bien trop peu de temps pour entrer dans les détails, d'autant que cette culture semble ne pas être évidente à cerner : les conditions de vie dans ce milieu semi-aride, où l'on mange des vers et des insectes sont tellement extrêmes que je doute pouvoir entrevoir de quoi il retourne.
En tout cas, j'ai été vraiment impressionnée par le fait que ces tribus se soient développées et aient tenus des siècles (et plus) dans un milieu pareil, en développant un art graphique et une musique étonnants, sans parler d'une connaissance et d'une exploitation extrêmement perspicace des ressources disponibles (plantes médicinales, onguent solaire à base de résine de certains arbres...)






Par endroits, à l'abri, on trouve ces dessins :


Ils correspondent à des enseignements traditionnels, sans qu'il n'y ait guère d'explications supplémentaires. Les pigments utilisés sont tous élaborés à partir du milieu naturel, racines, insectes en poudre, pierres..., et ces dessins ont traversés le temps (et sont toujours utilisés aujourd'hui par les tribus à ce que j'ai compris)
Pour finir à propos de ce rocher extraordinaire, au milieu de nulle part, une vue "de côté" :

















