expat' à Bangalore

notre expatriation en Inde, l'aventure au quotidien, des anecdotes, des photos, des voyages, des conseils pour préparer votre arrivée ici, à Bangalore.

31 octobre 2009

Aujourd'hui, c'est...

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HAPPY HALLOWEEN !

Posté par virgolambre à 10:27 - L'expat de Titpuce Mam'zelle - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Australie, Cairns, La Rainforest

Le Vendredi, on change de crèmerie. Direction les Terres, Tablelands, Atherton.
On s'arrête un peu partout en chemin, on y va "la truffe au vent" et qui vivra verra. On pensait finir à Turanda, haut lieu touristique, mais après le méga-show de Green Island, on est un peu vacciné du méga-spot à touristes.
C'est finalement à Malanda que nous passons le plus de temps, avec la chance de voir des tree-kangaroos, des kangourous arboricoles.

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Voilà.

Mais non, on n'en a pas vu.
Voici ce qu'on a vu :
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des arbres urticants (quelque chose de costaud, genre des mois après, ça reste encore sensible... sympa, non ?)
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des grosses fourmi rigolottes, pas aussi agressives que les "rouges" d'ici - en tout cas, certains nous ont grimpé dessus, et ne nous ont pas mordus.

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On cherchait les Platypus, mais sans succès... A la place on a vu ceci :
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cela :
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c'est un "nid" dans lequel deux espèces d'oiseaux cachent leurs oeufs, qui incubent protégés sous les feuilles, puis éclosent. Les oisillons se débrouillent tous seuls, les parents sont partis depuis longtemps...
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Un des oiseaux (Brush Turkey) qui laisse ses oeufs dans les tas de feuilles.

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Ah ben si, finalement, on les verra, ces fameux tree-kangaroos ! Ils mesurent dans les 80 cm de haut, et sont assez rares : nous avons eu beaucoup de chance d'en apercevoir, et ce grâce à Drew, jeune guide au Conservation Center de Malanda.

Suite de la journée : le "curtain tree" de Yungaburra, un immense banian (ou proche du Banian - en tout cas, une plante parasite de la même famille), et les Barron Falls (qu'on eut pu atteindre en prenant un téléphérique - mais bon, on ne venait pas pour faire la queue et passer 1h30 dans une cabine de verre)
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Posté par virgolambre à 02:07 - VOYAGES dans le vaste MONDE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2009

Australie, Cairns, Green Island

Le mercredi suivant notre arrivée en Australie, nous quittons Uluru et atterrissons à Cairns.

La première journée est occupée à de la logistique de base : shopping alimentaire :

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y'a des boucheries dans les mall !

Y'a aussi des beignets fluos :

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Et, bonne surprise, les prix sont raisonnables. Ouf, parce que 15 jours au tarif Yulara, ça n'allait pas le faire ! On trouve même plusieurs librairies (dans le même mall ! Incroyable... A Bangalore, on trouve une librairie tous les 3-4 malls, et avec pas toujours beaucoup de choix), qui toutes ont un rayon SF et Fantasy fort achalandé. Un vrai plaisir : je vais pouvoir finir (en Anglais) des trilogies commencées en Français (et pas encore entièrement traduites). Le bonheur !
Mam'zelle en profite aussi : en 15 jours, elle lira 3 livres de plus de 100 pages, ce qui commence à faire une moyenne honorable.

Nous planifions ensuite notre séjour en fonction de la météo : jeudi, snorkeling (il faudra passer par un tour-operator pour se faire déposer sur Green Island = encore 200 dollards - 120 euros- juste pour 2 x 40 minutes de bateau).
Vendredi, balade en forêt dans les Tablesland.
Samedi, pas de place pour plonger, tant pis, on fera du shopping.
Dimanche, plongée sur la Grande Barrière de Corail (et $$$ - 300 euros la journée).
Lundi, la météo fait la gueule, on se contente du zoo, et reshopping.
Mardi, on s'envole pour Sydney, après une balade dans la mangrove, aux jardins botaniques, et un passage au Muddy's Playground

Snorkeling à Green Island :
Pas moyen de trouver "juste" une dépose sur l'île, faut subir le show à l'américaine et payer pour des trucs dont on n'a rien à faire.
Dans le bateau, un DVD tourne en boucle et n'oublie pas de rabâcher de faire attention, que beaucoup d'espèces sont dangereuses (des coquillages, des méduses, des poissons), le tout SANS nous montrer à quoi ressemble concrètement ces bestioles mortelles. Dans le bourrage de crâne, aussi, il ne faut pas oublier qu'on peut louer des combinaisons en lycra, qui protègent du soleil ET des sales bestioles (et qui ne sont pas incluses dans le prix).
On nous largue sur une passerelle : plage (bondée) à gauche, plage avec un peu d'ombre à droite. Nous allons à droite.

... Et tentons de nager dans 25 cm d'eau. Ben oui, les glandus... c'est marée basse... à nous les champs d'algues, des coraux morts, le tout en rentrant bien le ventre et en essayant d'éviter les méduses. Ouais méga top, on s'éclate. Mais la mer va remonter, hein ?

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Vas-y, nage... Quoi, y'a pas d'eau, et alors ?

On se décide à arrêter le délire et on  rentre à pied (la marée continuant de descendre, les 25 cm sont passés à 15 : je connais peu de personnes capables de nager dans 15 cm d'eau), autant pour la consigne "évitez de marcher sur le corail".
Dans toutes les infos passées en boucle pendant les 40 minutes de trajet, aucune ne mentionnait la marée.

On finit par repérer un vague chenal menant à une zone de 20 carrés où il y a un peu plus de 1m de fond. Sous le ponton, en fait. Trop "nature".
On finit par finir sur la plage bondée, avec transats payants (30 dollards LE transat -le sable est très bien, faut pas pousser), et 150 mètres après les 30 cm d'eau réglementaires, un peu plus de fond (genre à la taille).

Dites, vous le croirez ou pas, mais en rentrant avec une Mamz'elle qui avait froid, Lui et elle sont tombés... sur une torture verte ! Et moi, je continuais à palmer avec l'appareil photo à 100 m de là.

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Trop beau... (en fait, c'est vrai que c'est beau. Mais 100 m de suite, c'est... lassant)


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Ah, voilà qui devient intéressant !


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Posté par virgolambre à 01:45 - VOYAGES dans le vaste MONDE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 octobre 2009

Là où je constate les évolutions

Y'a peu d'eau sous la douche (alors qu'il y a de la pression au robinet du lavabo). Un peu plus qu'un filet, mais pas assez pour se rincer confortablement. En même temps, c'est écologique.
Mais en même temps, ça saoule.

Régulièrement (toutes les 6 semaines), j'appelle le plombier. C'est rarement le même qui vient, et la plupart du temps, ils ne voient pas vraiment quel est le problème (il y a de l'eau, après tout). Certains, pour la forme, démontent et nettoient la pomme de douche, ça améliore les choses, disons quelques jours. D'autres démontent aussi le mitigeur, puis le remontent et disent que tout va bien (= le mitigeur n'est pas cassé - ce qui ne règle rien, mais de leur point de vue, ça règle tout, puisqu'il n'y a rien à faire).

Hier, un plombier (un Xième) est passé, et a décrété qu'il fallait casser le carrelage et changer le mitigeur parce que "deep inside" (profond dedans), c'est cassé mais tu peux pas le voir - mais moi je sais.
OK, on va faire ça, mais je vais peut-être voir avec la proprio d'abord.

Que j'appelle, qui me rappelle, qui appelle la Maintenance, me rappelle, appelle un autre plombier, et me rappelle pour me dire qu'elle me rappellera quand elle aura arrangé une date pour les travaux.

Alors que 2 ans en arrière, j'aurai passé la journée à me demander : rappellera ? Rappellera pas ? et quand ? Hein ? Maintenant ? Tout à  l'heure ? ce soir ? etc... Aujourd'hui, je ne réagis plus. Lobotomisée, la nana. Je verrai bien. Elle rappellera quand elle rappellera, et si j'y pense, la semaine prochaine ou dans 3 mois (en fait, la prochaine fois que j'en ai marre de me contorsionner sous la douche pour rincer la mousse), ben je rappellerai !
2 ans en arrière, j'aurais balisé sévère rien qu'à l'idée que des gars de la Maintenance viennent casser 4 carreaux de céramiques, en imaginant le stress, le bazar, le temps... l'énergie que ça allait me prendre. Aujourd'hui, je me dis juste qu'on verra bien quand ça se fera, SI ça se fait, déjà, et qu'en plus, ça me fera un billet pour le blog !

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Australie, le Coeur Rouge, Kings Canyon

A 400 km de Yulara (nous avons pris un "tour operator", départ à 4h du matin) se trouve le Kings Canyon : encore une formation rocheuse avec une porfofonde vallée encaissée en son coeur.
Deux balades nous étaient proposées : la "super - extra - dure et dangeureuse", qui fait le tour par le dessus, et dure 3 h, et qu'il faut au moins 3 litres d'eau sinon tu meurs, et la moyennement difficile, dans la vallée, qu'on peut faire avec moins d'un litre.

Comme on nous a fait bien peur, Lui a fait la "dure" (Rim Walk) pendant que Mam'zelle et moi, on prenait le chemin du bas avec les mamies et les obèses.
La balade du bas dure 1h. 15 minutes aller, 15 minutes retour, 30 minutes de blabla de-ci de-là. Ça fera 200 dollars, merci, repas non inclus.

La balade du haut durant plus longtemps, la conductrice du bus dépose les petits marcheurs au resort du coin pour attendre le reste du groupe : 2h d'attente sur un parking. Y'avait une petite piscine, en plein cagnard, sans rien pour poser ses fesses à l'
ombre. Heureusement, on a fini  par pouvoir s'incruster dans la vraie piscine du resort, à peie plus sympa MAIS avec des coins d'ombre. Ouf. Et je me suis fait ch... comme un rat mort. A peine quelques oiseaux à photographier, deux fleurs, et point-barre.

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Bon, la balade en elle-même est sympathique (30 minutes de marche A/R au rythme des mamies qui craignent de glisser, avec une Mam'zelle à qui il faut répéter en permanence : "non, tu ne grimpes pas sur les rochers" "non, tu ne quittes pas le sentier" "non, tu ne cours pas devant" "non, pas d'escalade !" "Y'en a marre, descend - oui tu t'ennuies, et moi aussi, mais c'est comme ça !"), quoiqu'en territoire aborigène (et donc on ne va pas où on veut - et y'a des scorpions, des serpents... et c'était notre première journée en pleine "nature"), et j'ai appris deux trois trucs (malgré l'accent et le d'ebit australien !) :
- cet arbre là, c'est un river-gum-tree : pour se protéger des rayons solaires, il produit une résine blanche. Les aborigènes frottent leurs mains dessus, les trempent dans un peu d'eau : la gomme passe dans l'eau. Ils (en fait elles) continuent jusqu'à l'obtention d'une boue un peu épaisse, qui sert de crème solaire pour les enfants.

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- cette vallée est née au fond de la mer, par sédimentation : 20 cm de roche, c'est 200 000 ans de sédimentation. Mam'zelle toise 1 260 000 ans !

- une plante qui sent la menthe était utilisée par les chasseurs pour ses propriétés soporifiques : la bonne quantité (ni trop ni trop peu) séchée et mise à infuser dans un point d'eau engourdissait les animaux (Kangourous) qui venaient s'y abreuver et rendait la chasse plus facile. (pas de photos, j'étais occupée à "faire diversion" pour que Mam'zelle cesse de grimper partout)

- cette plante enfin est une fougère primitive, qui n'aurait pas évolué depuis.... pfff... longtemps. Elle grandit, tenez-vous bien, de 1 cm par an (si j'ai bien compris) : ce massif a donc entre 600 et 800 ans ! Pas mal, pour une fougère, non ?

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Pendant ce temps, Lui prenait de la hauteur :

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Pas mal, non ?

Verdict de Lui à nos retrouvailles : Mam'zelle aurait largement pu suivre cette marche (et donc moi aussi).

Coût de la journée, dans les 350 dollars australiens (280 euros environs) pour un degré de satisfaction "moyen". Mais ça comprenait la route (800 km).

A quoi il faut rajouter le coût de l'hébergement à Yulara : 200 dollars la nuit (130-150 euros !) pour une chambre 4 places, avec douches et sanitaires communs, à l'extérieur. Et le seul et unique supermarché de Yulara, avec ses paquets de riz à 6 dollards et ses pâtes plaquées or.
En même temps, je comprends : rien ne pousse dans le coin, tout est acheminé par avion tellement tout est loin (Alice Springs est à 350 km, Darwin à quoi ? 600, 800 km ???). Et puis, ce n'est guère comme si le touriste avait le choix : pourquoi se priver ?


Bref, le Centre Rouge ? Magnifique ! Mais cette beauté a un (sacré) prix.

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28 octobre 2009

Ré-adaptation

Hier, je me suis rappelée à temps que j'avais un cours de dessin. Je comptais faire des courses, mais je me suis rappelée que j'avais un chauffeur, qui gentiment s'est chargé d'aller acheter un poulet, un kg de tomates, 1/2 kg de courgettes et de champignons pendant que je bataillais avec les pastels et la perspective.

Du coup, j'ai pu manger au club au bord de la piscine avec deux copines. Trop les vacances. Elle est belle la vie en Inde !

Hier, ma maid est venue (comme tous les jours - sauf le dimanche), et silencieusement, elle s'est occupée de lancer des lessives, faire la vaisselle, débarrasser les courses du chauffeur, éplucher et couper les légumes en morceaux (elle a repéré que quand y'a poulet + courgettes + tomates + champignons, faut couper tel légume comme ceci et tel autre comme cela).

Du coup, j'ai enregistré les compte-rendus d'Australie pour ce blog. Qu'est-ce que c'est bien, la vie ici !

Vers 18h20, j'ai commencé à finir de préparer le repas, et j'ai allumé le four.

Qui s'est éteint au bout de 5 minutes.

Et là, je me suis rappelée, et je me voyais déjà à découper le poulet en morceau pour le cuire en cocotte, avec la perspective de ne pas passer à table avant 20h (on a encore un peu de décalage horaire à rattraper : à 20h, il est 01h30 du matin "australien" - on s'est recalé, mais pas complétement encore - on est à ramasser à la petite cuillère)

Oui, elle est belle, la vie, mais y'a des fois, on s'assiérait bien pour chialer un bon coup.

PS : le four est revenu à 18h35 - pour repartir 20 minutes après enfournage... On a fini par le manger, ce poulet rôti, mais j'avoue avoir eu des sueurs froides !

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Australie, le Coeur Rouge, Kata Tjuka = les Olgas

La plupart des sites ont deux noms, (voire trois !), un peu comme chez nous en Bretagne : le nom donné par les conquérants, et celui que les indigènes utilisaient.
Uluru est le nom aborigène du rocher que les Occidentaux appellent Ayers Rock (et Yulara est le nom du village le plus proche d'Uluru, à 20 km, dont l'aéroport s'appelle "Ayers Rock Airport").
Uluru est donc ce grand (6 km de long tout de même) rocher au milieu de nulle part. Sauf qu'il n'est pas si "tout seul" dans son nulle part : à 50 km de là, se trouve une autre formation un peu différente : Kata Tjuta (nom aborigène), connu aussi sous le doux nom des Olgas.
Comme Uluru, ces formations offrent une vue assez spectaculaire, différente de loin et de près. Nous y avons fait deux balades, celle de la vallée des Vents, et celle de la gorge Walpa.
Comme Uluru, ces roches ont une grande importance spirituelle, et une partie de l'endroit est "interdite" au regard étranger.

Les balades sont donc largement balisées, bétonnées... aseptisées.

Photos !

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vue d'ensemble

En route pour la balade de la Vallée des Vents (on en a fait les 3/4, le soleil cognait haut et fort) :


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(les deux microbes au milieu, c'est Mam'zelle et moi : et oui, Lui prend aussi des photos !)

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Voici les moineaux locaux (souvent proches de l'eau) :
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Oui, ce sont "nos" Bengali, ou Mandarins Diamants !

Seconde balade : la Walpa Gorge :

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27 octobre 2009

De la Propagande, ou

… des vertus de la méthode Cauet

Depuis quelques semaines, l’école (TISB, nommons la, après tout, ils le cherchent bien !) nous envoie des mails encensant… l’école.

Et « ses » résultats (= ceux de ses élèves) aux examens internationaux (je ne suis pas au courant, ça reste du chinois, sans doute d’une part parce que je ne suis pas concernée, et d’autre part, avec encore moins de doute, parce que je reste allergique à cet élitisme qui façonne des grands pontes qui ont autant de morale et d’humanisme qu’un couteau en fer blanc).

Et de son environnement, si propice à l’ouverture des esprits, avec ces petites bêtes à observer, ces amis à respecter. Un peu l’école de Dora l’Exploratrice au pays des Bisounours.

Top du top, l’école a été classée au top du top 5 des meilleures écoles internationales par l’enquête commandée par un magazine britanique. Trop top, donc.


Et tout ça, c'est l'école qui en fait des gorges-chaudes, dans une auto-glorification absolument risible. On a même reçu l'article du Times of India racontant ce que racontait le proviseur de TISB (ce serait dommage d'aller à la source - sinon à l'enquête, au moins au magazine d'originie)

En attendant…

En attendant. J’ai eu un RDV avec les maîtresses de Mam’zelle, qui est en équivalent CE1 et qui a des devoirs par dessus la tête. Je souhaitais avoir des réponses de professionnelles à professionnelle (oui, je suis instit – enfin, avant de venir ici), sur ces devoirs qui me semblent inutiles et nocifs, et les leçons visiblement non enseignées. Entre autres.

Première question : « pourriez-vous m’expliquer ce que ma fille a appris en coloriant les 7 pages A3 – des affiches – et les 5 livrets de 6 pages chacun, le tout en 4 semaines ? »

Accrochez-vous, nous sommes en Inde, la question ne plait pas, donc on évite d’y répondre : « ah mais en fait, c’était à colorier à l’école, pas en devoir, mais comme Mam’zelle ne finissait pas assez vite ses exercices, elle n’a pas eu le temps de colorier en classe, c’est pour cela qu’elle a du le faire à la maison. »

J’insiste : « que ce soit en classe ou à la maison, pédagogiquement, qu’a-t-elle appris pendant ces 10h de temps passé à colorier toute seule, sans aide, qu’elle ne savait pas déjà ? »

Gros silence. Suivi de « mais elle y est arrivée, c’est l’essentiel, non ? »

Pas vraiment non. L’essentiel, c’est que maintenant, colorier est devenu une punition...

« Bon, j’ai une autre question : quand il y a des maths à faire, du livret bidule, vous demandez aux enfants de ne pas écrire dans le livret, et de recopier l’exercice dans un cahier. Pourquoi doivent-ils recopier ? » (attention, on parle de séries de 2 à 8 pages d’exercices, dans les 10 à 30 exos, pas juste 3 ou 4 – pour situer la somme de travail que ça demande)

Ah, c’est parce que dans le livret, il n’y a pas toujours la place de traiter l’exercice.

Alors pourquoi les élèves ne peuvent-ils pas traiter ce qu'ils peuvent dans le livret en complétant, et ne recopier que les exos sans place dans le cahier ?

Ben parce qu’ensuite, nous (oui, elles sont 2 pour 19 enfants, et se partagent le programme et les corrections), ça nous fait trop de cahiers à transporter.

Ah, je comprends : pour votre confort, les enfants se transforment en moines copistes ?

Non, c’est pas ça, c’est juste que c’est trop lourd pour nous.

… (c’est bien ce que je disais).

Mais en fait, y’a besoin de recopier tout : les enfants peuvent juste marquer le résultat.

OK, mais si c’est faux et que vous n’avez pas de trace du raisonnement ni du calcul, comment pouvez-vous comprendre pourquoi l’enfant s’est trompé ?

Là, gros, gros silence. J’aurais pu parler à des plombiers de la Maintenance que le regard que ces enseignantes m’ont lancé n’aurait pas été différent : mais de quoi parle-t-elle bon sang ???

Je veux dire, s’il y a des erreurs, c’est que l’enfant a loupé quelque chose : avez-vous mal expliqué la procédure, a-t-il mal lu les nombres ou la consigne, répète-t-il seulement une erreur de calcul (genre il est persuadé que 8 + 5 =12), a-t-il oublié un nombre, s’est-il trompé d’opération, … ? (on apprend plein de choses en analysant les types d’erreurs sur comment tel ou tel enfant fonctionne, ce qu’il a compris, pas compris… et en analysant les erreurs les plus fréquentes dans la classe, on sait si la leçon est passée ou si on s’est planté)

Re-regard bovin.

OK, c’est bon, Mam’zelle marquera seulement les résultats, si cela vous convient, on va faire comme ça.

Soulagement des maitresses.

Mais j’ai encore une question.

Regard désespéré.

Pourquoi y a-t-il autant de devoirs ? Je veux dire : les enfants sont censés travailler en classe, et apprendre à l’école, grâce aux enseignantes. Alors pourquoi faut-il que les parents refassent tout le travail quand l’enfant rentre ?

Ah mais les devoirs, c’est pour s’entrainer.

Attendez, la plupart du temps, ma fille met un temps dingue à faire ses exercices uniquement parce qu’elle doit ré-inventer la technique, c’est pas de l’entrainement, ça, c’est de la structuration, et ce doit être encadré par un professionnel. Pourquoi cela n’est-il pas fait en classe ? Pourquoi les parents se retrouvent-il à faire votre travail, ou à payer un prof particulier en plus des frais élevés de scolarité ?

Agitation en face : commence à nous chauffer les oreilles celle-là, pour qui elle se prend, à la fin ?

Ben, pour une instit. Du service public français. Et visiblement, mon métier et le leur, c’est pas le même…

Dire qu’elles sont DEUX, à se partager le programme (hyper guidé et détaillé),

  • avec  prof de sport, de musique, de natation, de danse et de théâtre, d'informatique, etc,
  • avec seulement 19 enfants (juste pour maths / anglais / sciences en fait, soit 2h par jour d'enseignement chacune et le reste de la journée pour faire ses corrections...),
  • avec des enfants triés sur le volet en prime,
  • avec du matériel pédagogique de haut-de-gamme,


et malgré cela, elles n’arrivent pas à la cheville de ces enseignants qui se dépatouillent au quotidien avec plus d’enfants, aux difficultés qu’il faut prendre en compte et essayer de traiter, au lieu de renvoyer le gamin à ses parents en leur disant « faites-le travailler plus, prenez un prof particulier »


Et c'est loin de coûter aux parents la modeste somme de 6000 euros par an.


Battez-vous pour garder une école publique : quoi qu'on veuille vous faire croire, notre école "marche bien" vu ce qu'on lui demande : elle accepte tous les enfants, et s'en sort finalement assez bien, malgré un échec scolaire inévitable avec 30 enfants par enseignant et la multiplication des disciplines à enseigner par la même personne.

 


PS : les parents (pas les expats, visiblement, mais les Indiens) sont très satisfaits : s'il y a des devoirs, c'est que l'enfant travaille (non, c'est juste que l'enfant n'a pas eu un enseignement efficace pendant ses heures d'école). C'est "normal" de payer des cours particuliers (et c'est un signe extérieur de richesse !!!). C'est "normal" que les enfants soient parqués à la maison, en famille, à travailler, au lieu d'avoir du temps à eux, pour s'ouvrir aux autres (des gens même pas de la famille !) et se socialiser avec les enfants de leur âge après l'école.

C'est... zut, c'est quoi le mot politiquement correct ? ah oui : un décalage culturel !

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Australie, le Coeur Rouge, Uluru

Après notre atterrissage à Sydney, nous avons eu une nuit de transition avant de nous envoler pour Ayers Rock.

La vue depuis l'avion entre Sydney et Ayers Rock est assez gigantesquement monotone : des zones vallonnées, sans doute montagneuses (on commence par traverser les Blue Mountains, mais y'avait des nuages, dommage), de plus en plus plates et sèches au fur et à mesure que l'avion s'enfonce vers le Centre.

Un peu avant l'atterrissage, j'ai attrapé ceci :

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J'ai cru sur le coup que c'était Uluru, mais je pense que c'est le Mount Conner, pas trop loin.

Parce que Uluru, c'est ça :
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13_oct_09___Uluru__sunset__30_

On a "visité" Uluru le dernier jour de notre séjour à Yulara. Nous n'avons pas fait le tour complet, Mam'zelle et la chaleur combinées, cela ne nous semblait pas une bonne idée. On s'est contenté de deux balades (1h30 chacune) qui rentraient légèrement dans la roche. De près, cela donne ceci :

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Départ de la grimpette à touristes vers le sommet - déconseillée car en conflit avec la culture aborigène.

Au sujet de la culture aborigène, ne comptez pas sur moi pour vous renseigner : il y a plein d'infos sur le net, et nous avions bien trop peu de temps pour entrer dans les détails, d'autant que cette culture semble ne pas être évidente à cerner : les conditions de vie dans ce milieu semi-aride, où l'on mange des vers et des insectes sont tellement extrêmes que je doute pouvoir entrevoir de quoi il retourne.
En tout cas, j'ai été vraiment impressionnée par le fait que ces tribus se soient développées et aient tenus des siècles (et plus) dans un milieu pareil, en développant un art graphique et une musique étonnants, sans parler d'une connaissance et d'une exploitation extrêmement perspicace des ressources disponibles (plantes médicinales, onguent solaire à base de résine de certains arbres...)

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14_oct_09___Uluru__de_pr_s__52_

14_oct_09___Uluru__de_pr_s__64_

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14_oct_09___Uluru__de_pr_s__20_

Par endroits, à l'abri, on trouve ces dessins :

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Ils correspondent à des enseignements traditionnels, sans qu'il n'y ait guère d'explications supplémentaires. Les pigments utilisés sont tous élaborés à partir du milieu naturel, racines, insectes en poudre, pierres..., et ces dessins ont traversés le temps (et sont toujours utilisés aujourd'hui par les tribus à ce que j'ai compris)

Pour finir à propos de ce rocher extraordinaire, au milieu de nulle part, une vue "de côté" :

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26 octobre 2009

Dessin, 3eme séance

A peine de retour de voyage, je reprends mes activités. Voici, pour l'auto-gloriole, mon premier pastel sec, tout frais (cracra) de ce matin. J'ai fait le dessous de table un peu vite, du coup, il est faussé, mais l'un dans l'autre, je suis assez contente !
Et moi qui avais de sales notes en dessin en collège, finalement, je suis comme le bon vin : faut me laisser le temps de vieillir (mais pas en cave !)

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Posté par virgolambre à 10:41 - Les mains au boulot - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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