Ce dimanche, je me suis rendue (en rickshaw) au pooja de la fille de ma maid. J'étais invitée à participer à la célébration du "premier sang de femme" de cette jeune fille. Ma maid et toute sa famille sont chrétiens, et pourtant, le pooja a carrément des airs hindus.

C'est finalement un pooja comme un autre, officié par les femmes, mais les hommes sont là. La présence d'une Occidentale est toujours un bon présage, et en plus, j'étais venu sur mon 31, en sari rouge :

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Dans les éléments notables (autres que "assieds-toi madame, prend à boire, mange un peu"), chaque femme passe devant la jeune fille et lui barbouille le dessus de la tête, les deux joues, les mains et même les pieds avec une pâte liquide jaune, puis lui met de la poudre sur le front, l'asperge de lait de coco, lui présente une sorte de vasque qu'on tourne de gauche à droite 2 fois, puis d'avant en arrière deux fois aussi, avant de faire le tour de la jeunette.
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Jusque là, rien de bien méchant ni d'original.

Jusqu'au moment de lui fracasser le dos à coup de "putu", mixture comestible enveloppée dans un linge, qui forme une grosse masse qu'on applique avec force dans le bas du dos de la jeune nubile. Là, d'un coup, on se reprend en pleine face les contrastes horripilants du coin, ou "comment lâcher la bride à sa violence intérieure".

Chaque femme frappe trois fois, et on était bien une quinzaine. Heureusement, toutes ne frappaient pas fort, mais il n'empêche que "quand même", au bout du compte, la pauvre enfant finit avec le dos en compote.
Résultat, sous les rires bon enfant de l'assistance :
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Faut-il y voir une préparation aux douleurs de l'enfantement (et de la copulation) ?