31 août 2009
Nuits câlines
Voici ce qui se passe dans la chambre, la nuit :
- tu dors ?
- mmm...
- dis, tu dors ?
- .
- ça me gratte, là.
- pff. (une main bouge et gratouille)
- oh oui, c'est bon ! encore.
- eh, t'arrête pas, ça grattouille encore, tu sais.
- mmmmmm
- oh, c'est booonn.
- zzz.
- tu dors ?
- mmmmmmmm !!!
- si, tu dors, là !
- rrrh
- j'ai froid, je viens sous les couvertures, hein ?
- .
- aie, tu m'écrases. Pousse-toi un peu.
- pffff
- tu me laisses un peu d'oreiller, dis ?
- rrrfffl
- humm, j'aime bien tes cheveux.
- mmmm !
- ton épaule aussi, toute ronde, c'est trop mimi, on a envie de la pétrir.
- zzzz
- j'suis bien, là. tu me gratouilles encore, dis ?
- .
- allez, juste un petit peu ?
- mmmm (main qui sort et qui grattouille)
- qu'est-ce que c'est bon... Tu sais que je t'aime, toi ?
- Pétard Indi, rentre tes griffe quand tu patounes, ça fait mal à force !
Pendant ce temps, dans la chambre en face.
- eh, tu dors ?
- mmm ?
- j'ai envie de jouer, tu viens ?
- non, Maman ne veut pas, je dois dormir.
- ah. bon, ben grattouille moi, alors.
- oui, ça je peux, mais juste une demie heure ou deux, hein ?
- ok.
- t'es bien ?
- oui, super. Mais j'ai froid.
- ben viens sous les couvertures.
- chouette ! J'arrive.
- Eh non, ne me lèche pas les pieds, ça chatouille trop !
- oh, pardon. Le bout du nez, je peux ? J'ai très envie de lécher !
- Mouais, mais pas longtemps, hein, tu pues un peu des dents.
- rrrrrrrr
- eh, tu dors ?
- rrrrrrrr
- oh, pousse-toi, tu prends toute la place.
- rrrrrrrrr
- flûte, pousse-toi !
- rrrrrr
- Kéa, pousse-toi, ou je vais le dire à Maman !
30 août 2009
En perdre son Français
Constats : mon Anglais s'améliore peu, voire pas, j'ai toujours autant de mal avec certaines Américaines, et pour peu que je parle à quelqu'un dont l'Anglais est pire que le mien, c'est la cata, (car je "copie" assez bien mes interlocuteurs, paraît que c'est de métier), je bloque complet.
Mais le pire-pire, c'est que je perds mon Français. Pour de vrai.
Je me suis surprise pas plus tard que tout à l'heure, à parler à Mam'zelle en Anglais, alors que nous étions juste nous deux. Je lui parle Anglais par politesse quand des non francophones sont avec nous, (sauf si je veux lui faire une remarque pas agréable - les autres n'ont pas besoin de comprendre, c'est "perso"). Mais jusqu'à présent, je ne lui avais jamais parlé Anglais sans le vouloir...
Je vous passe aussi les grands moments de solitude où, en discutant, je me retrouve coincée parce que je ne sais plus quel est le mot qui correspond.
Vous en avez parfois quelques exemples sur ces pages, mais dites-vous qu'en écrivant, j'ai pourtant le temps de chercher, d'effacer, de reformuler, etc, et que je ne cède à la facilit'e d'inventer ou de mésutiliser un mot que de temps en temps !
A l'oral, au quotidien, ça devient... fréquent, et angoissant.
29 août 2009
Le retour des voleurs
La semaine dernière, je vous avais parlé de la visite tardive d'un gars de la sécurité chargé de transmettre l'interdiction d'entrer dans la résidence pour la maid et le chauffeur.
Le fin mot de l'histoire : je ne me suis pas acquittée de la fameuse taxe de 10,000 rs de, accrochez-vous, "temporary tenant membership to Palm Meadows Owners Association".
Pour les nouveaux venus, l'idée est de faire payer les locataires pour adhérer à l'asso des propriétaires, mais "temporairement" et sans aucun droit de participation réelle.
Un peu comme si les locataires devaient, chez nous, payer obligatoirement pour adhérer au Syndic de copropriété, mais sans avoir le droit d'assister aux Assemblées Générales, ni celui de voter, évidemment.
Je suis donc allée me faire escroquer. J'adore ça, vous pensez bien. donc déjà, j'y suis allée de méchante humeur. Plusieurs fois, car à chaque fois, le bureau était fermé. A la fin, j'avais l'humeur carrément mauvaise, mordante. Le truc qu'en général, quand je le sens venir, je ne sors pas de la maison et je renvoie le chauffeur chez lui.
Bref, là, fallait y aller, et reculer n'aurait rien arrangé.
Donc je m'y rends.
J'explique que je viens faire un chèque, mais que franchement, c'est du vol, mais que c'est bon, je suis passée à autre chose. Mais que c'est sacrément malhonnête quand même (tu parles, Charles, que je suis passée à autre chose...).
Le gars, gentil, m'explique que cet argent sert à financer la Sécurité, la collecte des ordures, etc. Ce à quoi je réponds que les loyers sont excessifs ET comprennent déjà une part que le propriétaire reverse à l'asso, donc que l'environnement, on le paie déjà, c'est même la seule justification au fait qu'on accepte des loyers aussi outrageusement déraisonnables, parce que faudrait pas nous prendre que pour des cons, les maisons sont loiiiiiiinnnnn de valoir la moitié de ce qu'on paie.
Mais en même temps que j'argumente, je remplis et signe le chèque, et demande un reçu.
Reçu que le gars rédige au nom... du propriétaire.
Y'a erreur, nous, c'est Mme et M. Lui-et-Moi, pas M. et Mme Ouragan.
Ah mais c'est comme ça, on fait le reçu au nom du propriétaire.
Ah, mais je comprends : votre manip (faire payer un supplément aux locataires) n'est pas légale, alors vous contournez la loi (voleurs jusqu'au bout, quoi), mais moi, j'ai besoin d'un reçu à notre nom pour obtenir le remboursement de l'Entreprise (pas le vaisseau de Star Trek).
Ah mais ça va pas être possible. Moi, je n'y suis pour rien, c'est la procédure.
Ah ben si, va falloir (ou je te mords), parce que tu vois le chèque, je le reprends et je le déchire.
Ouais, je sais, c'est puéril, mais que voulez-vous, y'a des fois, faut que ça sorte.
J'en ai été pour ma pomme, car j'ai appelé la proprio, qui m'a dit d'appeler l'Entreprise pour voir si ça passerait qu'elle, elle nous fasse un reçu. Une fausse-facture.
Entreprise qui a dit "pas de soucis, on est au courant que PMOA enregistre au nom des propriétaires (falsifie la provenance de l'argent), on vous remboursera, ne vous inquiétez pas".
J'ai rappelé la proprio pour lui expliquer que tout allait se régler, proprio super gentille qui a même envoyé un de ses "boys" chercher le chèque, l'apporter au fameux bureau, et me rapporter le fameux reçu.
Heureusement que je n'ai pas eu à y retourner, je crois que j'aurais mordu quelqu'un, juste parce que c'est trop... flagrament malhonnête (je n'arrive pas à retrouve l'adverbe qui expliciterait ma pensée, donc débrouillez-vous avec "flagremment / flagrament" je vous laisse libre de l'orthographier)
C'était - zut, je l'ai reperdu.
Franchement ? Ostensiblement ? bref, la traduction de "obviously".
28 août 2009
Il paraîtrait...
... que les compagnies aériennes qui escalent (c'est mon blog, j'invente les verbes que je veux) à Bangalore y emploient leurs avions les plus pourraves. Pas question visiblement de mettre les nouveaux tout beaux-tout neufs, ceux-là vont faire la vitrine à Mumbai ou Delhi.
Enfin, il parait.
On voyage majoritairement avec Singapore Airlines (c'est qu'on apprécie un peu de confort, surtout pour les vols longs genre vers l'Australie ou la Nouvelle-Zélande), et c'est vrai que les vols Singapore <=> Bangalore sont souvent plus... moins... Mais bon, on ne regarde pas trop : à l'aller, on est trop excité, et au retour, on est trop fatigué !
Bref, il parait, quoi.
27 août 2009
Love affair... épisode 1
Je ne sais pas si j'aurais la suite de cette histoire, mais sans vouloir faire de voyeurisme, je la trouve très révélatrice de la situation actuelle de la jeunesse en Inde, prise entre traditions et modernité.
Vendredi dernier, après avoir conduit Lui au bureau, mon chauffeur revient, et s'enquiert de ce que j'attends de lui dans la journée, d'une façon qui me fait supposer immédiatement qu'en fait, s'il pouvait avoir sa journée, ça l'arrangerait.
Je lui pose carrément la question.
Sa jeune soeur de 17 ans et demi n'est pas rentrée à la maison la veille, tout le monde est très inquiet, il souhaite participer aux recherches.
Je le libère donc, mais en lui demandant s'il pense pouvoir assurer le retour de mon mari en fin de journée.
Mon chauffeur se dandine, l'air de dire "ben oui mais non", et on décide de se recontacter plus tard, peut-être qu'il y verra plus clair à ce moment-là.
Vers 16h, je vais aux nouvelles. On a retrouvé la trace de la jeune fille.
Moi toute naive encore, je me réjouis, le félicite, et tout, genre "ça finit bien, tu dois être drôlement soulagé, non ?"
Ah, mais certes, mais euh... non, en fait.
Comment ça, t'es pas soulagé ?
Ben ma soeur, elle serait partie avec un cousin* à moi. Ils sont amoureux depuis l'enfance, et là, ils sont partis, on ne les a pas retrouvés.
Ah, mais ce n'est pas si grave, au moins, elle n'est pas en danger, elle n'a pas été enlevée. Elle est toujours en vie, et -
...
... (ok, ok,ok, je vois... limite, il aurait mieux valu que la jeune fille soit morte ou en danger plutôt que "ça" - une fuite, une fugue, une idiote histoire d'amour impossible, quelle honte, quelle honte, quelle honte...

surtout que dans la famille, ce n'est pas la seule... Ah, déshonneur funeste !) Désolée. Mes condoléances (ou un truc du genre).
Au sortir du week-end, les tourtereaux ne sont pas revenus. Mon chauffeur a la tête des mauvais jours.
C'est que c'est une catastrophe.
Certes, lui aussi s'est marié par amour, mais bon. Son frère aussi, mais bon. Ce sont des garçons, eux. Et depuis, c'est la guerre entre les familles des mariés (la famille de la belle-soeur est en procès pour "enlèvement" contre la famille de mon chauffeur), et au sein de la famille même (la mère de mon chauffeur ne supportant pas la femme de mon chauffeur). Alors si la fille s'y met aussi, imaginez un peu. La fille ! qui ose se révolter.
On aura tout vu ! Encore un coup des Américains et de leurs séries débiles qui mettent dans la tête des scénaristes de Bollywood des histoires à la noix l'eau de rose, même que ça donne aux jeunes de drôles d'idées ensuite !
Mo chauffeur craint que sa soeur, immature, ait des soucis. De toute façon, honnêtement, 18 ou 25 ans (voir 30...), les "jeunes" indiens SONT immatures, comme qui dirait incapables de cuire un oeuf tout seul. Quant à avoir des soucis, entre les mériter parce qu'on cherche à faire sa vie, ou les subir parce que mariée de force... comment dire ? Ah oui : oh, le beau décalage culturel !
Perso, je trouve ça hyper romantique. Devoir s'enfuir pour vivre son amour... quelque part, j'envie cette jeune fille.
* cousin n'est pas un lien de famille comme chez nous. Disons que c'est (ça peut être) un parent trèèès éloigné, genre voisin de village. Quand un indien va parler d'un "vrai cousin", il va dire "le fils du frère de mon père" ou un truc du genre.
26 août 2009
Dépannage culinaire, une autre idée
Avec un reste de purée : "gnocchis de pommes de terre"
Je rajoute un oeuf (ou deux s'il y a beaucoup de purée), et de la farine jusqu'à ce que la pâte devienne épaisse et pas trop collante (on en met beaucoup, finalement). J'en façonne des boudins, que je détaille ensuite en dés, le tout à grand renfort de farine (le moins on en met, le mieux c'est, mais il faut tout de même éviter que tout ne se colle ensemble...).
On peut s'amuser à retravailler ces dés en les écrasant légèrement entre le pouce et une fourchette pour leur donner une forme plus conventionnelle. Je ne le fais pas, c'est déjà assez long comme ça.
Dans une grande marmite, je fais bouillir de l'eau avec du sel et de l'huile d'olive. Quand les gros bouillons sont là, je plonge les gnocchis. Ils coulent, puis remontent. Je laisse cuire encore 1 à 3 minutes selon la quantité, j'égoutte, et je sers.
On peut les manger "natures" au parmesan avec une salade, à la sauce tomate / bolognèse, en gratin (dans ce cas, je les égoutte dès qu'ils remontent)...
Si vous devez les conserver entre le façonnage et la cuisson, étalez-les sur un torchon, ne les laissez pas en tas, sans quoi ils vont coller les uns aux autres.
25 août 2009
Buttermilk pancakes
Nous venons de nous mettre aux "pancakes", petites crêpes épaisses, que nous mangeons surtout quand nous voyageons, au petit-déjeuner. Elles sont souvent bonnes, et parfois excellentes !
Le secret de l'excellence ? Le buttermilk. C'est un lait fermenté (lait ribot), que nos voisins Anglais, Américains, Allemands semblent trouver sans problème.
Ici en Inde, je le remplace par du curd, ou pour de meilleurs résultats encore, du dahi de Nestlé
Ingrédients :
3 tasses de farine
3 cuillères à soupe de sucre (mais on peut en mettre plus, ça dépend si vous voulez manger les pancakes avec du salé ou pas)
3 cuillères à café de levure chimique (= 2 sachets)
1,5 cuillère à café de bicarbinate de soude (cooking ou baking soda ici)
3/4 de cuillère à café de sel
3 tasses de buttermilk / curd / dahi
1/2 tasse de lait
3 oeufs
1/3 de tasse de beurre fondu
Dans un récipient, on mélange les ingrédients secs, dans un autre, les ingrédients humides (sans remuer à l'excès)
Puis on verse les ingrédients secs dans les ingrédients humides, et on mélange gentiment : la pâte doit être assez épaisse, mais homogène (des grumeaux de curd ne posent cependant pas de problème).
Dans une poêle bien chaude avec un peu de matière grasse, on dépose un rond de pâte (1/2 louche, voire juste 1/3). Quand, sur le dessus, les bords sèchent, même si le milieu n'est pas encore saisi, on retourne la pancake. On laisse dorer, et on mange !
24 août 2009
Pénurie aléatoire
Amusement (avec une pointe d'agacement cependant) la semaine dernière :
- pas moyen de trouver du beurre de cuisine (pas le gastronomique à 4 euros la plaquette) non salé.
- difficile de trouver des piles AA, les "bâtonnets" normaux, pas les ultra-fines
- pas moyen de trouver du lait "goodlife" demi-écrémé (mais le "slim", pas de souci), celui qui est assez gras pour que les yaourts se tiennent
- pas de sucre en poudre fin, sauf à le prendre en sac de 5kg (il faut pouvoir le garder ensuite à l'abri de l'humidité et des fourmis !)
Et je compatis avec les nouvelles arrivantes qui virent chèvres (pas toutes, mais bien la moitié) quand elles constatent le rythme de vie ici, et le fait qu'avec les enfants et les horaires d'école, leur "liberté quotidienne" est réduite à trois fois rien.
A part ça, je me suis mise aux "buttermilk pancakes", avec du curd en guise de lait fermenté, et je crois m'en sortir assez bien. Ça compense le fait de ne pas pouvoir faire de gâteau au chocolat (pas de beurre doux) ni de yaourts (pas de lait idoine).
23 août 2009
La belle organisation que voilà !
Ding dong !
Il est 19h45. On est à table.
Je vais ouvrir. Un gars de la sécurité lit un petit papier : "demain matin, votre maid et votre chauffeur ne seront pas autorisés à entrer dans la résidence."
Pardon ?
"demain matin, votre maid et votre chauffeur ne seront pas autorisés à entrer dans la résidence."
... (ah ben oui, j'avais bien entendu) Mais pourquoi donc ?
Je ne sais pas, appelez telle personne. Bonne soirée.
Ah euh, non, stop. Numéro de téléphone de ce gars que je dois appeler. Il est encore au bureau ? Non ? Bon, il est hors de question qu'on soit embêté comme ça sans en connaître les raisons, nous n'avons rien fait de mal, nous n'avons reçu aucune information, aucun avertissement, rien, donc demain, notre chauffeur entre sans histoire et j'irai à la Maintenance voir de quoi il retourne.
On libère le gars, et on appelle le "boss". Qui finit par répondre. Il s'agit, comme on a fini par le soupçonner, d'une question de paiement de quelque chose. Mais de quoi, mystère... Quand le "boss" m'explique cela, je m'agace, lui explique qu'on a reçu aucune facture, aucune relance, bref, rien qui puisse nous permettre de comprendre ce qui arrive, qu'on ne sanctionne pas les gens comme ça en les avertissant au dernier moment.
Il semblerait que la Maintenance ait envoyé une mise en demeure de paiement à la propriétaire il y a un mois, qu'à ce jour, le "truc" n'est pas payé, et que donc, les locataires sont sanctionnés. Cherchez la logique.
Mais si : pas contents, les locataires vont faire pression sur la propriétaire. CQFD.
Sauf que pas contents, les locataires vont d'abord faire ch... la Maintenance.
Ok, boss, j'arrive, je viens payer, et je m'arrangerai ensuite avec la propriétaire.
Ah, mais là, je ne suis plus au bureau.
Pas grave, revenez. Il me faut le chauffeur demain, c'est un problème de paiement, je viens d'être avertie, je passe ce soir. Vous devriez être content ?
Ah, mais je suis chez moi.
Moi aussi, mais ça ne me dérange pas de me déplacer à votre bureau (à 7 minutes à pieds... pour moi, j'insiste pour passer payer ce soir.
Ah, écoutez, on va dire que pour demain, c'est bon, et vous passerez dans la journée ?
Mouais, mais quand même, ça ne se fait pas de sanctionner sans même informer les gens.
Mais puisque je vous dis que c'est bon, on verra demain.
22 août 2009
Une question d'état d'esprit
Nous rendant une dernière fois à Claytopia, j'admirais en route... plein de choses. Les Ganesha flashis, prêts pour le Ganesh Chathurti, les grandes artères bordées de flamboyants séculaires, les femmes aux saris si colorés, les petits enfants qui jouent dans la rue... C'est un beau pays que l'Inde
6 heures plus tard, étrangement, j'avais mal au crâne, les Ganesh agressaient mes yeux, les ordures mes narines, les klaxons mes oreilles, et les gamins à demi-nus juste à côté des égouts me fichaient le moral à zéro.
Quand je fatigue, j'ai l'humeur de mauvais poil, y'a pas photo !
et l'Inde est, définitivement, un pays magnifique, mais fatigant.


















